‹ Histoire de la Cathédrale de Poitiers (volume 2)Chapitre 11 sur 98 · MAVRICII FESTO SANCTI , LECTOR, MEMOR ESTO · texte numérisé non relu

MAVRICII FESTO SANCTI , LECTOR, MEMOR ESTO

SIC ILLVSTRATVM FVIT HOC ALTARE SACRATVM '.

Ainsi Raymond aurait disposé l'érection de la chapelle des Gésines dans une dernière maladie, et l'autel aurait été consacré, peut-être même avant sa mort, le 22 septembre.

3** epitaphe :

ECCE FIGVRATVS EST FORTIVS ISTE VOCATVS

PRiESVL PICTAVIS , SANCTiE FIDEt BONA CLAVIS

ET FVLGENS STELLA PER QVEM FVIT ISTA CAPELLA

HIC BENE FVNDATA , CVM REDITIBVS SITVATA.

ANNO MILLENO TER CENTVM TER DUODENO

PINGITVR, EFFICITVR PRJBSENS OPVS, ATQVE POLITUR '•

grand Dieu, de les placer toos trois dans le ciel. L'an mil trois cent vingtsept, il monrot la veille de la fête de Marie.

* Sur le point de quitter ce monde, Pierre Raymond , doyen de l'église de Poitiers , jouissant encore de toute son intelligence , a élevé pieusement cet autel en Tbonnenr de Marie. Puisse cette Vierge Marie être pour lui le chemin ouvert du paradis! Lecteur , souviens-toi de la fête de saint Maurice : c'est le jour où fut consacré cet autel , l'an mil trois cent trente-six.

* Celui que vous voyez Ggaré ici se nommait Fortins ; il était évéqne

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On voit ici , par les trois derniers vers , si ce n'est pas profaner ce mot que de l'appliquer à ce mauvais latin sans quantité ni syntaxe, que Tévêque avait été au moins pour autant que son frère Raymond dans l'établissement de la chapelle; que, puisqu'il y est déposé, son épitaphe n'a pu être ajoutée qu'après le 8 août 1357 , jour de sa mort; mais que tout y avait été fini dès 1336, époque où Ton avait même très-bien pu y mettre le portrait de Forlius, qui y aurait dès lors choisi sa sépulture, afin d'y. reposer près de ses deux frères et de son oncle.

Celle inscription, comme celle d'Arnaud d'Aux , avait été copiée sur une lame de cuivre et placée parallèlement à cette dernière, au cinquième pilier, vis-à-vis la chapelle des Evêques ou croisée nord. Elle a subi le môme sort, et l'on n'y reconnaît plus que la place qu'elle avait occupée et que n'avait pu couvrir le badigeon de M. de Saint-Aulaire. Au quatrième pilier, du côté de la porte Saint- Jean , et près de la table de marbre élevée à la mémoire de madame de Blossac , une autre marque toute semblable existe aussi, et doit indiquer le lieu d'une des deux autres inscriptions. Etait-ce celle de Raymond ou de Guillaume? Nous n'avons pu le découvrir. Peut-être toutes deux élaient^elles réunies sur le même cuivre.

Signalons ici une étrange faute historique de Niœlas de Sainte-Marthe. En parlant de Fortius d'Aux, ce respectable mais peu fidèle annaliste, qui le fait mourir, comme tout le monde, en 1357, ajoute que « de son temps fut fondée Téglise cathédrale, dans laquelle il éleva

de Poitiers ; il tint dignement les clefs de la foi , et fui pour tous comme une étoile brillante. Il fonda cette chapelle et y attacha des revenus, l/an 1336 l'œuvre fut achevée, et la présente peinture faite avec soin.

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et dota une chapelle en 1361 '..La distraction est un peu forte, et prouve, avec mille autres admises par ses frères du Gallia christianaf par D. Fonteneau, le P. Anselme, et les autres collecteurs de notes manuscrites ou impri* mées sur Thistoire de notre province , quelle patience il faut à Thistorien qui se charge aujourd'hui de rectifier et de concilier tant da textes. Trop heureux lui-même s'il ne se trouve pas jeté aussi dans quelques erreurs !

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