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en 4415 4 Louis Giraud, après la cérérnooie de Sainl^ Vierre, fut enterré à Saint-Hilaire-de-la-Celle, dans la chapelle de Sainle-Marlhe, qu'il y avait fondée. En 1421, le Chapitre, qui ne se dérangeait jam^s pour assistera aucun office en dehors de son église, et qui devait toujours avoir le sien propre, commen(^ à Caire une exception à ses habitudes, en assistant, le jour de l'octave des morts , à un service fait à Notre-Dame pour Jean de Torsay , grand maître des arbalétriers de France. On vit en 1490 Christophe Garnier» maire et premier baron du Poitou^ porté de la cathédrale à Saint-Porchaire^ la face découverte , précédé de ses guidon , enseigne , bannière , colle d'armes , heaume , épée et éperons , que tenaient des gens de condition vêtus de deuil \ En 1515, Jean Chevredent, décédé aussi pendant sa mairie, fut déposé dans une chapelle à cdlé du chœur, dans l'église Saintr Paul. Ce chœur et celle chapelle avaient été bâtis par lui. --* On porta à Saint- Didier, ^ 1588, Joseph le Bâcle. En 1650, ce fut le tour d'Antoine Rabaud : il fut inhumé au cimetière de Saint -Porchaire. L'office fut fait, en Tabsence de 91. de la Boche^Posay, par un de ses vicaires généraux.-^ E« 1661, un chanoine, M. d'Escoulreux, fut désigné par le Chapitre pour officier aux obsèques de Pierre Eournier, Aucune exception ne se présente donc k la règle qui faisait rendre à chacun lès derniei's devoir» dans Téglise cathédrale; mais nous ne voyons pas que personne d'entre eux y ait été inhumé.
Après Bertrand de Maumonl , le soin du diocèse fut confié à Simon de Cramaud; mais il ne fut installé avec le
* /6id., nbi suprà.
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(4587.) DK POITIERS. 451
cérémonial ordinaire que le 5 février 1388, et le duc de Berry fut encore un des barons qui le portèrent. Cette dalo prouve une erreur de Moréry , qui lui fait tenir un synode en 1387» lorsqu'il n'était encore à Poitiers que par procureur* Néanmoins on peut inférer qu'il était déjà installé au mois d'avril 4386, d'un incident qui se présenta après la mort de Bertrand ; et dont les archives de l'église ont conservé les détails assez curieux. Il était d'usage qu'à compter du décès d'un évêque jusqu'à la prise de possession de son successeur» la chambre apostolique jouît des produits et revenus de l'évêché. Un ecclésiastique, chanoine de Chartres, fut chargé par elle de régler ces inlérèls dans la succession de Bertrand. Mais l'église de Poitiers se trouvait héritière privilégiée de 165 livres, pour le quart dû, à la Pentecôte 1385, d'une rente annuelle de 660 livres sur les revenus épîscopaux; plus, de deux autres quarts échus de la mort de l'évéque à la prise de possession de Cramaud ; de 10 livres de renie pour un anniversaire à perpétuité , et de 200 livres qui^ d'après un vidl usage, étaient toujours laissées à l'église pour compenser les pertes involontaires qu'aurait pu lui faire éprouver l'administration épisoopale. Outre ces soomies, le Chapitre réclamait surtout les ornements complets pour les grandes messes et anniversaires, les nappes de lin et les rideaux de soie destinés au pourtour de l'autel. Rien de plus juste que ces prétentions , et le collecteur parut les entendre. Une transaction fut donc passée ratre lui et le Chapitre, qui se contenta de recevoir, en sus de 165 livres, une somme de cent francs d'or. Mais, quelque temps après, la convention ne s'eifecluant pas , les chanoines recoururent à l'évéque de Grenoble, camerlingue du Saint-Siège^ lui représen-
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tant qu'il y allait d'un grave dommage pour leur église, à qui des charges fort lourdes ne permettaient qu'à peine d'entretenir ses serviteurs. Le camerlingue ordonnança le payement intégral par lettres du 14 avril 1387 ', et le Chapitre opéra son recouvrement '.
Il est bien clair maintenant que si le Chapitre revendiquait à titre d'héritage trois quartiers d'une rente qui courait de la mort d'un évêque à l'installation de l'autre , c'était neuf mois entiers écoulés du premier ierme au second, et qu'il faut les compter du 12 août 1385 au 12 avril 1386.
Les arrangements pris à l'amiable en 1 370 entre le Chapitre et le chefecier ne furent pas de longue durée ; les conflits de juridiction devaient se renouveler fréquemment, par suite des nombreuses circonstances où l'autorité était partagée. Le prélat, devinant bien qu'il en serait toujours ainsi ^ pensa à détruire le mal dans sa source, en profitant d'une circonstance où ses propres intérêts étaient engagés. Nous avons vu Clément V, par sa bulle du 4 août 1307^ assigner à l'église, pour ses distributions de chaque jour, un revenu de six cents livres (près de vingt mille francs) sur la mense épiscopale. Cette dépense n'avait pas tardé à diminuer singulièrement les ressources de l'évêché, dans ces temps de guerres et autres calamités publiques qu'il avait fallu traverser si péniblement. Cramaud comprit que , de toute nécessité, il fallait libérer son bénéfice de cette charge, et ne trouva pas de meilleur moyen que de réunir la
• Jnno démentis papœ Fil nono. —Ce Clément VH était ranii-pape qui siégeait à Avignon pendant le grand schisme commencé en 4378. ■ D. Font., t. Il, p. 479.
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chefecerie au Chapitre , moyennant quoi celui-ci jouirait de ses revenus, et n'exigerait plus de Tévêchéles six cents livres qu'il en recevait annuellement. Le titulaire était encore Jean de Lobert : il consentit avec le Chapitre à cet expédient, resta chargé de la cire et du luminaire, reçut de révêcbé 1,000 florins d'or (près de 1 1 ,000 francs) pour fruit de deux années du capicériat , et un litre de rente annuelle de 400 fr. d'or, à partir de la Saint-Jean 1391 . De leur côté, les évoques de Poitiers demeuraient déchargés de leur dette par un droit que leur donnait le pape de prélever jusqu'à cette somme sur plusieurs cures du diocèse dont le patronage et la présentation , possédés jusque-là par l'évêque, étaient transférés au Chapitre. Le tout fut confirmé par une bulle de Clément VII, donnée à Avignon le x des calendes de mai (22 avril) 1389 \
Simon de Cramaud, devenu patriarche d'Alexandrie vers 1391 , eut pour successeur à Poitiers Louis d'Orléans, qui fut installé en 1 393 , passa un an après au siège de Beauvais, et fut remplacé par Louis de Bar, nommé administrateur perpétuel. Rien d'important pour notre église n'arriva sous ces courts épiscopals. Alors se 'devait terminer la façade, avec ses scènes variées, et ce que deux évêques ne pouvaient tenter dans leur passage rapide, le duc de Berry le fit faire sans doute , lui si généreux d'ha- ^ bitude , si zélé pour les grandeurs de la religion , et sous l'œil duquel s'élevait alors le palais do Poitiers. Ithier de Martreuil devint son chancelier en même temps que notre évêque. Ce prélat avait été grand chantre de son église. Il n'est guère connu que par le synode qu'il tint
• D. Font, l. lu, p. 505.
en 1996. L'ordre commençait à se refaire dans la société restaurée par la paix; les statuts drninés par le prélat tendent à ramener dans le clergé la régularité d'une conduite édifiante, sans laquelle le succès de son ministère est impossible ' , et qui s'était malheureusement altérée en traversant de funestes épreuves. Plût à Dieu qu^etles eussent été les dernières !