CHAPITRE XL
Db 1402 À i4<M.'— Fondation de la pealette. -^ Mené des grandg jouiB. *- Tombeau d'ithier de Martreuil. — Synode de Gérard de Montaigu. — Inventaire du trésor de la sacristie et du vestiaire. — Couleurs liturgiques du temps. — Bacheliers et chapelains. — Reliques de sainte Florence, — de saint Junien , — de saint Fortunat. — Point de reliques de saint Hilaire. ^ Fête des Innocents.
Simon de Cramaud^ en quittant Poitiers^ avait reçu avec le patriarcal d'Alexandrie l'administration de l'Ëglise de Carcassonne ; mais la niullitude des affaires auxquelles il se trouva impliqué n'altéra en rien dans son cœur le souvenir de ses anciennes affections ; il revenait parfois en Poitou, où il possédait quelques terres dans les châlellenies de Châtelleraull et de Loudun. Il pensa à s'en dépouiller pour sa chère église de Poitiers » en les appliquant à la fondation d'une psalelte. Nous avons observé que les enfants de chœur, au profit desquels lechefecier payait déjà une redevance en 1370, ne tenaient à la ca* thédrale par aucune institution fixe et irrévocable* Cette
^ Bochel, ubi suprày lib. ti.
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(iUKL) DE POITIERS. 13:;
existeix» précaire avait l'inconvénient de laisser Texisteooe de ce peiît collège à la môrci des circonstances; d'ailleurs le service du ctiœur se faisait par eux assez irrè* galièrement ^ et leurs études de chant étaient habituellement négligées» C'était donc une bonne et utile cr^tion que celle qui changerait cet ordre de choses imparfait et insuffisant. Le patriarche, étant venu k Poitiers en octobre 4402, se rendit au Chapitre réuni en assemblée générale. Là, s'adressanl à ceux qui avaient été ses vénérables frères et ses conseillers-, il leur dit : « qu'ayant considéré la fuite rapide de sa vie, et que le temps approchant où il lui faudrait comparaître pauvre et tremblant en présence de celui qui voit le juste pécher si souvent chaque jour, il voulait se faire un appui des prières des petits enfants , dont le Seigneur aime surtout les innocentes louanges; qu'il désirait ajouter encore h la majesté du culte divin y et que, pour honorer aussi dignement qu'il le pouvait le Dieu tout-puissant, la glorieuse Vierge Marie et les saints Apôtres protecteurs de ce diocèse, il donnait à perpétuité au Chapitre des terres et rentes annuelles pour rinstitulion et l'entretien à perpétuité d'un maître de chant et de six enfants de chœur qui recevraient ses leçons et demeureraient continuellement au service de l'église. D à
A celte fin, Simon donnait sa terre de Pouançay en Loudunais^ les dîmes de celle do Nouzillé, qu'il avait achetée en 1396 dans le même pays , et qui rapportait 70 livres de rente, c'est-à-dire plus de 2,000 francs de notre monnaie; plusieurs rentes sur un domaine situé à Marigny , près Beaumont „ entre Poitiers et Châlellerault , et une autre rente de six livres qu'il possédait dans le voisinage d'Angles. Il y ajouta , peu do temps après,
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les dîmes de Méoc ; il paya les premières réparations et Tameublemeot complet d'une maison convenable, pour le logement du mattre et des enfants proche de l'église. Tous C/OS biens , qui pouvaient valoir ensemble de dix à douze mille francs , devaient former une prébende dont les enfants et le mattre jouiraient ensemble , aussi bien que de tous les fruits attribués à un canonicat : pain , distributions, anniversaires, et' autres casuels attachés à la résidence et à l'assistance au choeur. Simon voulut se réserver pendant sa vie le choix des sujets , aussi bien que leur remplacement au besoin; après lui, le Chapitre héritait de ce droit, et continuait à administrer par luimême le temporel de ce nouveau bénéfice. On dressa acte, séance tenante, de ces conventions, qui s'exécutèrent jusqu'en 1791. L'évêque Ithier de Hartreuil signa la charte avec le doyen Guillaume Feydeau. Elle fut datée du mardi après la fête de saint Denis, 10 octobre 1402. — Le 23 janvier suivant, Benoît XIII la confirma par une bulle \
Ainsi fut établie la psalette de la cathédrale. Les enfants portèrent la soutane rouge dès ce temps et Tout conservée sans interruption jusqu'à nos jours , comme on le voit par deux tableaux où ils sont représentés, et dont nous parlerons. Leur nombre de six se maintint jusqu'en 1791 . En 1 81 3 il fut porté à huit , à dix en 1 842, à douze un peu plus tard, parmi lesquels quatre ne sont que surnuméraires. Nous suivrons plus tard le reste de leur histoire.
Charles VI , pour .remédier aux désordres que les mal-
* F, nos Recherches sur la vie de Simon de Cramaudy h?^ xx et xxTiii. — DomFont., t. in,p.605. *
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(<4a5.) DE POITIERS. 437
heurs du temps avaient jetés dans le gouvernement du royaume et arrêter les crimes particuliers qui en étaient le fruit, indiqua, par lettres patentes du 4 mars 1405^ une réunion des grands jours à Poitiers. — On sait que c'étaient des assises solennelles dont l'origine se trouve dans les grands plaids souvent rassemblés sous la seconde race de nos rois pour juger les affaires civiles et criminelles. Modifiées en suivant le cours des siècles , elles avaient été établies en dehors de la résidence royale, dans les provinces que leur éloignement du pouvoir central courbait toujours plus ou moins sous le poids des abus judiciaires '. On envoyait donc à Poitiers des officiers du parlement de Paris ^ dont le Poitou ressortissait, et ils y tinrent leurs séances. C'est à peu près tout ce queThistoire nous a transmis de ce parlement déambulatoire : on l'avait déjà vu à Poitiers pendant les années 1364, 1372, et en 1400, s'il faut en croire Robert du Dorât; mais, comme celui de 1405, il s'est entouré de si épaisses ténèbres, qu'on l'y reconnaît seulement à titre de fait, sans aucune des circonstances qui l'eussent rendu intéressant. On s'assembla aussi plusieurs fois dans le même but à Poitiers pendant le cours des xvi' et xv!!** siècles ". X'ouverture des audiences se faisait toujours par une messe solennelle du Saint-Esprit, que l'évèque chantait, à la cathédrale, en présence de toute la cour judiciaire, des autorités, qui s'y rendaient pour honorer le plus respectable pouvoir émané de l'autorité royale , et d'une foule immense du peuple, toujours avide de tels spectacles. Il n'y eut que peu d'exceptions à celte règle,
• Velly, flist, de France^ t. xviii, p. Ârtù.— Encyclopédie y in-4«, t. xvi.
* Robert du Dorar, parmi les inss. de D. Font., t. xxxiif , p. 53.
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et la seule mèoie que nous sachioos arriva en 4634 par quelque raison peu connue. La messe fut alors dite par U. de la Roehè-Posay sur un autel dressé dans la grande salle du palais , oméê det farementt violet» de MM. de Saint- Pierre. Quoi quMl en soit, en 1405 l'église épisoopale fut témoin de l'imposante cérémonie : c'est devant son autel, autour de l'évêque Ithier de MartreuU, que se pressèrent les juges envoyés du prince; leurs prières durent être ferventes , s'ils en mesurèrent la piété aux infortunes de la France et aux maux qu'ils devaient y réparer.
Itbier de Martreuil mourut peu après c^tte même année, et fut rejoindredans la chapelle des Apôtres les dignitaires de l'église qui l'y avaient précédé. Il avait fondé pour le repos de son âme un annivei*saire de 20 liv.» qui se faisait le 24 juillet. Sans doute aussi il avait pourvu au soin de sa sépulture , car un tombeau de prix lui avait été élevé. C'était « un sépulcre tout clos et renfermé de « quatre grandes tables de marbre noir, bien poli et » luisant-, par-dessus quoi élait^ une autre grande table » de même , longue de six grands pieds et demi et large D de trois pieds et demi ou environ : là étoit couché » l'ymage en albâtre d'un évoque ayant crosse et mitre, » chasuble et aube, avec deux courtibeaux ' , les mains n jointes i la tète dessus un oreiller. Et tout autour de la- » dite table étoit écrit et engravô en lettrés de forme » répitaphedudit évêquc en latin. Tout cela reposoit sur « un soubassement de trois pieds d'élévation ' » — Nous n'avons plus celte épîtaphe , qui fut brisée avec le monument par les huguenots de 1562. L'œuvre entière devait
* Tuniques revêtues par i évoque sous la chasuble.
• Grand cartulaire de la cathédrale ^ t. v , p. 95.
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(I406w) m rOlTIERS. 45»
être remarquable, puisque les experts TévaUièrent aiors à 1,000 Hv,
La même année que mourut Ithier de Martreuil, Gérard de Hontaîgu prit le gouvernement de l'Eglise de Poitiers» Dès Tannée suivante il signala un de ses synodes par des statuts pour la défense de la juridiction ecclésias^ tique méconnue , du temporel attaqué et des clercs violentés souvent par les puissants du monde La peine de l'excommunication ipso facto fut prononcée contre les fauteurs à venir de ces méfaits '• L'esprit d'ordre et de justice qui présida à l'énoncé de ces règles canoniques loi inspira d'autres mesures utiles de régime intérieur pour son église. Entre celles qui peuvent nous en faire apprécier les richesses à cette époque, il n'en est pas de plus précieuse que Tinventaire du trésor et du vestiaire fait par ses ordres. Les détails importants qu'on y lit sur quelques usages liturgiques , et certains traits sur plu«sieurs des personnages qui ont déjà passé sous nos yeux^ nous engagent à le traduire ici tout entier. Nous raccompagnerons de courtes notes, pour l'intelligence de quelques passages ou d'expressions aujourd'hui oubliées.
« Soit l'inventaire des reliques et antres joyaux d'or et d'argent de Péglise de Poitiers, fait par vénérables hommes et seigneurs Ythier de Martreail *, chantre, et maitrc Pierre du Chilleau (de Chilloco •) , chanoines de Poitiers , le samedi après les octaves de la fête des apôtres Pierre iet Paul \ Tan du Seigneur mil cccc et six.
D'abord nne cbàsse du bieohenreux saint Pierre, d'or pur, avec ses
< Staiuta Gerardi. V. Bochel , ti6i iuprà. ^ Neveu du dernier évéque.
' Famille encore connue honorablement à Poitiers. * Cest-à-dire le 10 juillet , Pâques étant le 1 1 avril.
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barbes , munie de pierres précieuses, au baut desquelles barbes est une pierre précieuse dite sapbir. Et est ladite cbàsse mupie vers le milieu d'un très-beau fermai! d'or pur , accompagné d'une flgure d'or émaillée de blanc, avec une pierre de rubis d'Orient sur la poitrine. Et ledit fermail est aussi garni de quatre saphirs, de quatre rubiz balaiz *, de trentedeux grosses perles et ^e seize pierres dites dyamans. Le tout a été donué par l'illustre prince et seigneur duc de-Rerry *.
Item une cbàsse de saint Simplicien, couverte d'ai^ent.
lum la châsse de sainte Florence, couverte d'argent.
Item deux grandes croix couvertes d'or sur un de leurs côtés.
Item une vraie croix d'or pur ornée de diverses pierres précieuses.
//«m une autre vraie croix d'argent doré avec le pied émaillé, qu'a donnée messire Pierre dé la Vergne *.
Item une autre croix moyenne d'argent doré avec pied carré.
Item une autre petite croix d'argent avec un crucifix d'ivoire antique*
Item le vaisseau dans et avec quoi est porté le Coepus Chaisti, tout d'argent doré , avec deux émailz à l'image des saints Jcan-Raptiste et André.
Item un autre vaisseau creux d'argent doré, avec un crucifix, qu'a donné le seigneur évéque Aymeric , de bonne mémoire *.
Item un autre vaisseau creux d'argent , pour déposer les barbes de saint Pierre quand elles sont exposées '.
Item un reliquaire d'argent doré de saint Jacques, avec un pied carré.
Item une petite ymage d'argent où sont les reliques de sainte Magdeleine, c'est-à-savoir deux côtes , comme est écrit en la plaque sous ladite ymage.
Item une tète mitrée de saint Grégoire en argent, dans laquelle est uue côte du même saint , environ deux onces d'argent *.
1 Rubis de couleur rouge fort claire.
2 Encore vivant à cette date.
^ Chanoine de la cathédrale.
^ Aymeric de Monts , évéque de Poitiers en 1363.
^ C'est-à-dire qu*on y déposait le reliquaire d*or donné par le duc de Rcrry , car la relique y restait toujours renfermée, et nous avons vu qu'on no fais;iil pas même d'exception pour les plus hauts personnages.
<> Celte remarque en 'italique cl les autres qui suivent sont ajoulccsaprès coup par une main plus moderne.
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Item une petite châsse ronde , de fot« , très-antique , en laquelle sont cnrermoes beaucoup de reliques avec une petite cuillère d'argent doré \ et un pied d'un lion t argent doré.
Item deux livres dits les Textes, couverts d'or chacun sur un de leurs côtés, ornés de diverses pierres et d'émailz *.
Item une croix processionnelle d'argent doré, avec dix émailz, dont le bâton est entièrement couvert d^argent.
//«Hideux plateaux d'argent. Il n'en reste qu'un, et Vautre a été mis dans le reliquaire de la tête de saint jindré '.
Iiem un livre dit le Texte, couvert d'argent d'un côté.
Item deux encensoirs d'argent avec leurs chaînes et deux navettes d'argent ^.
Item un petit bénitier d'argen^avec son aspersoir d'argent.
Item quatre beaux vases à vin (vinageria) d'argent doré, à savoir :denx bien façonnés et deux unis.
Item deux autres vases à vin en argent , dont on se sert tous les jours au grand autel.
Item dans le reposoir (repositorio) des reliques '^ y a huit calices d'argent doré, dont six sont émaillés entre la coupe et le pied. // n'y a que six calices de présent y et deux ont été pris pour le reliquaire du chef de saint André.
Item trois autres calices d'argent doré servant tous les jours aux différentes messes.
* Servant sans doute à mesurer l'eau pour le Saint Sacrifice.
^ Sans doute les textes des Évangiles et des Épitres.
' Par abréviatioD, on nommait relique de la téte^ du bras , de la main de tel ou tel saint , une portion de ces mômes parties du corps saint , et quelquefois même il faut entendre par ces termes une représentation en argent , en or , ou antre matière , de la tête ou d'un membre, dans laquelle on insérait une légère idique tirée de la portion du corps dont elle prenait le nom : ce qui explique comment on a pu croire que les mêmes reliques insignes existaient en même temps dans plusieurs églises. — Le reliquaire dont on parle ici avait été fait nouvellement ; le premier était devenu la proie des Anglais en 1 346. ^ Nous allons voir d'autres objets d'argent consacrés à ce même usage.
4 Les anges qui encensent de cdté et d'autre de la scène qui occupe le tympan au portail de Saint-Pierre ont de charmants petits encensoirs ronds qui peuvent donner une idée de ceux mentionnés ici , étant de la même époque.
^ Sans doute à l'autel de Notre-Dame-cfe«-^^Me«.
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\A2 HfSTOIRE DE LA CATHÉDRALE (4466.)
Item deux petits tableaux en bois , peints en dedans , dont les charnières sont en argent ' .
(Itemwïi autre beau tableau peint en dedans à fymage de la trèssainte Vierge Marie » et doré,.iio»ii^ ihit àeffuHU meê9ir$ Jean âê Htêéum *.)
//em un autre petit tableau en manière de paix , senibbiUement peint à Tymage de la glorieuse résurrection.
Hem une belle ymage de la bienheureuse Marie tenant Dieu en ses bras, entièrement dorée, et de bois avec son support '.
(Item tin tableau doré en éedcms^ en quoi est une ttMûsUlàtfmage de Notre-Dame qu'a dowée défmt Jean Mœey et qui reÊt» to^ours sur le grand autels )
^ Item un bAton de chantre d'argent notablement ouvragé , au bout duquel est une petite pierre dite sapbir.y^a iophir en a été M; il e$i chez Champion.
Item deux chandeliers d'argent qu'a donnés messire Pierre Boylève , prévôt *.
Item il y a un soulier ou sandale ( sotularis seu sandale) de saint Pierre et un autre de saint Martial , qui sont tenus pour reliques.
Item un bras de bois désargenté , auquel manque la main » dans lequel est un ossement du bras de saint Junien y abbé'.
Item une belle mitre ornée de diverses perles , d'émaux et d'autres pierreries.
Item une crosse d'argent doré bien ouvragée.
Item une mitre de saint Fortunat assez belle.
Item une crosse de cuivre pour les Innocents * .
Item un gant d'évéque orné d'un émail h l'image de saint Paul.
lum un autel appelé marbre argenté» et émaillé tout autour '.
^ Qusdam tabn\a&/usH^ intus dopiclse, de quibus copuiatorii sont argenlet.
^ Chanoine de la cathédrale. *- Cetablflao était une peinture sur bois et ^r iMid d*or.
3 Et est fusti cum pede.
4 'D*une familledéjà fort ancienne du Poitou, dont trois membres furent maires de Poitiers de 1A48 à iAM.
^ Voir It note a de la page précédente.
^ La fête de ce nom se faisait encore partout. Nous allons .en parler.
7 Pierre sacrée ou autel portatif enoadrée dans un cercle d'argent émaiMé.
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Itfm deux angelote de enivre ou laiton K
Item une autre hello mitre eu orfroy.
Item nne autre mitre tonte blanche de médiocre prii.
Item un antre Taisaeaa d'argent doré, remarquablement CMiTré ponr porter le Cobp9s Cmsn^qu'a donné messire Aseeiin Reine, alors cha* iioine et archidiacre de Poitiers.
Ikm une aulie milro biaaebe , assez belle, ornée de fleorettes de soie. »
« S'ensoil rinventaîre des chapelles , chappe&, et antres vêtements et étoffes d'or et de soie :
Udc chapelle de damas brodé d'or, à savoir : une chasuble, nne tuniqne et une dalmatique , accompagnées d*une étole , de quatre manipules , de Tanbe, de l'aoûtoa >, le tout de ladite même étoffe, et aussi de deux aobts et amitons simples, qu'a donnés le seigneur évèque Forcius , de bonne mémoire'.
Item nne autre chapelle rouge, fournie de toutes choses nécessaires ponr révdqne, le dyacre et les sous-diacres^ et deux chappes, sans cathédral et sans plovial *.
Item une antre chapelle blanche en étoffe de damas , pourvue de toutes choses nécessaires à l'évéque, au dyacre et au sous-diacre; les tentures de la chaire ", les pluviaux des diverses couleurs, deux chappes, et les sonlien*; lesquelles deux chappes a données le seigneur évéqne Bertrand, de bonne mémoire '•
liem une wtre chapelle ronge , brodée d'or , fournie de tontes pièces
' Pour décoration de qudque autel , ou servant de reliquaires.
' Première partie du vêtement sacerdotal que le prêtre porte sur les épaolcB et la poitrine après Tavoir posé sur sa tête. Cest aujourd'hui Vamict* Symbole, dit Brans, des bonnes pensées et de la chasteté du cœur.
^ Fortius d'Aux , mort en 1361.
4 Le cathédral est sans doute la tenture en étoffe qui ornait la chaire épisoopale, et le pluvial uae plus grande chape k Tusage de Tévéque dans les processions et antres offices où le cérémonial la lui assigne»
^ Qu trêne épiscopal , et non de la chaire à prêcher , dont l'amboQ ou jubé teaait encore lieu.
^ De cérémonie.
^ Bertrand de Maumont, qui siégea en 1375, le même qui avait consacré notre édifice en 1879.
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JiÂA HISTOIRE DE LA CATHÉDRALE (4406.)
D6ce5saire8 pour l'évêqae , 1c dyacre et le soas-diacre , et de trois cbappes sans le pluvial , qu'a donnés le seigneur Symon, alors évoque, de présent patriarche d*Allexandrie *.
liem une autre chapelle yiolette ayant chasuble, tunique, dalmatique et amiton pour Tévèque ; tunique et daloiatique pour dyacre et sous-diacre ; des étoles et manipules pour tous.
liem une antre chapelle de messire Pierre Domaud, chanoine, avec chasuble, tunique , dalmatique , une seule étole, deux manipules, qui est d'étoffe verte et des diverses couleurs y avec une aube parée *.
Item une belle chasuble verte , en damas et or, avec aiibe et amiton brodés ( paraiis ) , étole et manipule de même étoffe , qu'a donnée messire Gauthier, sous-chantre.
Item une autre chasuble rouge cramoisi , avec Tétole et le manipule de velours rouge (vehelli rubei) , accompagnée d'une aube et d'un amiton unis (non paraît^) ^ qu'a donnée messire Ascelin Reine , chanoine et archidiacre de Poitiers , pour s'en servir surtout le vendredi saint.
Item une très-belle nappe de soie brodée d'or, pour servir, dans les grandes fêtes, au grand autel , donnée par messire Pierre de Reyilac, écolÂtre *.
Item deux autres nappes remarquablement ouvragées et antiques, pour le grand autel.
Item trois autres nappes bien ouvragées et remarquables, qu'a données pour le grand autel une bourgeoise de la Rochelle *.
Item sont trois autres nappes unies pour le grand autel , qu'a fait faire, comme il y est tenu , le seigneur évêque Gérald '*.
Item une autre seule nappe ouvrée pour ledit grand autel.
Item une chapelle de couleur rouge ardent , chasuble , tunique , dalmatique pour l'évéque, tunique et dalmatique pour dyacre et sousdiacre , étoles et manipules , et deux chappes de damas et un cathedra!
^ SimoD de Cramaud, qui redevint évêque de Poitiers en lâ13.
* Parée , ouvrée , bradée avec soin.
^ Nous avons vu cette dignité abolie sous Fortius d*Aux , en 1351 , et les revenus annexés à la mense canoniale. Celte belle nappe remontait donc à une soixantaine d'années.
4 Quedamburgensîsde Rupella,
^ Gérard de Montaigu , alors évêque.
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rayé ; laquelle a donné monseigneor le cardinal de Preneste , autrefois évèqiie de Poitiers '.
Item deux belles chappes, dont une est munie d*un fermail, qu'a donnée messire Pierre de la Vergue *.
//Mit une autre chappe très-belle, d'étoffe rouge cramoisi , qu'a donnée messire Asselin Reine, archidiacre de Poitiers '•
Item une autre chappe rouge brodée d'or, en étoffe de Chipre, qu'a donnée messire Guillaume Jude , autrefois chantre de Poitiers.
Item une autre chappe rouge brodée en or ,en étoffe de Luques, donnée par messire Nycolas Poterel , chanoine.
Item une autre chappe de velours , travaillée de diverses couleurs , de messire Jean Fortin , chanoine.
Item une autre chappe de velours verd, ouvrée, de messire Melchior de la Couture.
Item une autre chappe de couleur bleue, à carreaux ^ rapportés , en étoffe de Luques, donnée par maître Jean Cornet , chanoine.
lum une autre semblable chappe d'étoffe bleue de Luques , à carreaux rapportés , qu'a donnée messire Gauthier de Nyolette.
Item une autre chappe 'blanche à carreaux rapportés.
Item une autre de diverses couleurs , en étoffe de Venise , qu'a donnée messire Pierre Vassal, sous-dayen.
Item une autre chappe blanche (antique), en étoffe de danuis brochée d'or.
Item une autre chappe en bleu de Luques , ouvragée , donnée par messire Jehan de Lobert , chefecier *.
Item autre chappe verte brochée d'or, qu'a donnée messire Pierre Domaud.
item sont deux chappes (dont se servent habituellement les chanoines) ouvrées en damas , dont l'une est assez rouge et l'autre violette.
Item sont neuf pièces de soie de diverses couleurs.
' Simon deCramaud.
^ Déj^ cité comme ayant donné un reliquaire en vermeil pour la vraie croix. ^ Le même qui a déjà donné un ostensoir et un ornement de velours rouge. Noas le retrouverons encore.
4 Yndii coloris operata de Anglis.
^ Le dernier qui eut cette dignité dans le Chapitre.