‹ Histoire de la Cathédrale de Poitiers (volume 2)Chapitre 48 sur 98 · DIE DECIMA TERTIA MENSIS AUGUSTI · texte numérisé non relu

DIE DECIMA TERTIA MENSIS AUGUSTI

ANN^ MDGGXLVIU

iETATIS SUiE LXIII.

Requiescal in pace

L'horloge principale , dont rien ne nous a révélé Torigine , était, à cette époque , et de temps immémorial ,

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dans la grosse tour^ qui^ ayant été finie la première, dut la recevoir dès que Tachèvement de ses constructions l'eut rendue disponible. Elle fut renouvelée en 1750. Les deux timbres qu'on fit fondre alors sortirent des ateliers d'un certain Moine, de Saumur; ils pesèrent ensemble « quatre cent soixante-une livres et demie ,» et coûtèrent, tous frais faits , 761 liv. 9 s. 6 d. Le souschantre avait dans ses attributions le soin de l'horloge; ce fut lui qui fut chargé de diriger le marché, la pose, l'acceptation , et de payer les ouvriers ".

H. de Blossac> dont l'administration a laissé dans la

province des souvenirs qui ne s'effacent pas, avait fait

planter, outre la belle promenade qui a gardé son nom à

Poitiers, plusieurs autres cours dans les principales villes

du Poitou ; c'est à lui aussi que fut due , vers ce temps ,

la plantation de la place Sainl^Pierre qui flanque l'église

du côté nord. Ce lieu, assez retiré, était fréquenté par

les écoliers, qui y prenaient librement leurs ébats; et

comme le plaisir de jeter des pierres et de casser des

vitres est une des plus agréables jouissances de cette

espèce malfaisante , les verrières s'en ressentirent. Tous

les jours elles éprouvaient quelque dommage de plus

qui causait, outre les frais de réparations, la perle

irréparable des sujets coloriés. Le Chapitre porta sa

plainte au lieutenant général de police, qui rendit, le

22 janvier 1751, une ordonnance faisant défense cr à

toute sorte de personnes de jouer à l'avenir à la massue

et rîboutte sur le plan de Saint-Pierre , même d'y tirer

aucune pierre avec fronde ou main. » Les contraventions

devaient être signalées au magistrat, et, si les contre-

* Àreh.dela Fienne^ ubi suprà.

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506 lUSTOIRli DE LA CATHEDRA LE (4756.)

venants élaicnt « vagabonds et gens sans aveu , » le Chapitre était autorisé à les faire constituer prisonniers par ses sergents de chœur, ou autres en état de constater le délit. Ladite ordonnance fut affichée partout où besoin fut, aux frais des demandeurs '•

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