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* L'Ancien Poitou ei sa cafritaU , p. 263.
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ombres de ses innombrables sculptures , et présente à l'œil un ensemble ravissant que les églises purem^t gothiques obscurcissent toujours un peu plus parle rétrécissement du triforium et rabaissement des voûles latérales. Si jamais M. de Jouy est entré dans notre cathédrale, ce dut être à 8 heures du soir, ou pendant une éclypse de soleil. Une autre preuve s'en trouve dans le marbre de Varenilla , qu'il prend pour un tombeau chrétien •.
Le comte Orloff est plus fort encore. Son Voyage itou une partie de la France contient cette appréciation • : a La cathédrale AeVoïiievs, gothique comme l'église de Notre-Dame, n'a pas une portail , à beaucoup près , aussi grandim. Fondée et dédiée à saint Marcel, elle fut détruite dans le XI* siècle , et rebâtie sous le règne de Henri H et de ses successeurs. Le vaisseau en est vaste et simple à la fois; il contenait des lombes qui, violées à la plus désastreuse des époques^ ont été mutilées ^ et le riche trésor que contenait le temple disparut en même temps... »
Qui ne croirait , en comparant ces quelques lignes à notre livre, que celui-ci est à refaire? Le comte Orloff avait vu la cathédrale en diligence , du pont Guillon aux Trois-Piliers , en passant par les rues de la Latte et des Basses- Treilles...
Eh bien! tout cela ne vaut pas encore le marquis de Custines, auteur AeY Espagne sous Ferdinand VIL A propos de l'Espagne, le docte voyageur s'égare dans les rues de la vieille cité du Poitou, qu'il appelle assez impoliment
« V Ermite m protmce^ t. m.
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DE POITIBItS. 54S
un monceau de vieux plairas y et qu'il s*étonne, par cette raison , d'entendre citer comme le chef-lieu d'un département et la capitale d'une ancienne province. C'est en 1838 que nous avons l'honneur de sa visite « J'ai pourtant trouvé , dit-il , un édiGce imposant : c'est ta cathédrale, dont quelques parties sont d'une haute antiquité. L'intérieur de ce monument est obscur » ( encore les voûtes sombres ) , « majestueux , el les bas-côtés sont voûtés en arcs grecs dont la forme plate atteste l ancienneté. » Nous avouons n'y rien comprendre, el nous passons. — « Jl y a là^ ajoute l'archéologue, de quoi étudier l'époque de l'art qui^a précédé l'architecture gothique*. » — Tout au plus, car C6 n'est point l'art roman autant que le gothique lui-même; c'est la transition de l'un à l'autre^ et l'expression la plus belle de ce dernier, sinon dans le plan général de l'édifice , au moins dans les détails du genre et dans ses délicieuses moulures. En 1838, on devait savoir cela, et ceux qui l'ignoraient pouvaient se dispenser de répandre dans un livre officiel de telles notions d'archéologie.
Un auteur plus inexcusable par sa position, ses études et son nom même, que la science entoure d'une certaine auréole, Millin a rendu compte du même monument en style assez curieux pour appeler ici une citation de quelque étendue. Millin écrivait en 1811 , époque fort peu archéologique , nous l'avouons ; mais il était du petit nombre des savants qu'occupaient alors les monuments du moyen âge, ce qui n'ôte pas à son Voyage dans le midi de la France* des fautes qui accusent une précipitation
•T. IV, p. 745.