CHAPITRE XX
Fêtes et cérémonies dramatiques.
Pendant le moyen âge et surtout aux xii^ et xiii^ siècles, on représentait dramatiquement et par personnages vivants, dans toutes les églises, les principales scènes de l'histoire évangélique comme l'Annonciation de la trèssainte Vierge, la naissance de Jésus, l'adoration des mages, le massacre des Innocents, la Passion et la Résurrection du Sauveur, etc. Toutes ces actions dramatiques se chantaient; elles se rattachaient ordinairement aux fêtes dont elles suivaient le cycle liturgique. Il y avait là pour le peuple un enseignement revêtu de charmantes formes. <t L'homme tout entier était saisi dans sa triple faculté d'imagination, de sentiment et de volonté. Tel fut toujours le but de l'Eglise; elle faisait la part de la nature dont les besoins divers sont infimes parfois, mais elle ne séparait pas la récréation de l'édification et de l'enseignement. La joie pouvait épanouir et dilater le cœur, mais c'était à la condition de la tourner vers le bien et vers Dieu. » Nous voudrions que l'espace nous permît de raconter ici quelques-uns de ces drames religieux des xii^ et xiu^ siècles; on verrait « que