CHAPITRE PREMIER
« Art. 210 bis. L'église Saint-Pierre-le-Daurat confrontant avec la maison de Jean de Baldit, maison et jardin de W Jean Poitevin, chanoine, avec le cimetière ouvert et ruelle publique contenant 23 cann. — Art. 209. M"" M** Jean de Baldit de Verrières (1), tient maison et basse court autour de l'église, d'autre part avec l'église S'-Pierrele-Daurat, d'autre avec maison de M° Poitevin, chanoine et d'autre côté avec rue tendant de celle de la Guitardie audit cimetière, contenant la maison 30 cann. ancien et 36 cann. au 2« degré. — Art. 21 0> La basse court 1 boisseau 1/2. — Art. 223. Le chapitre tient maison capitulaire servant de grenier autour de l'église INotre-Dame, confrontant avec le cimetière de la dite église avec la ruelle dite de S^-Pierre-Daurat (aujourd'hui rue Cusset), avec autre rue dite de Penavayre, d'autre avec la bassecourt de M" Pierre Croset, chanoine et d'autre avec la maison de Jacques Daustrui, chanoine, contenant 40 cann. moien et 33 au 2°"^ degré. » Une copie de ce cadastre est dans les Arch.de VAveyron. Fonds de l'évêché de Rodez.
Les Lettres sur V histoire de Rodez ^ par M. Henri Affre, p. 108, rapportent la note suivante trouvée dans les Archives départementales, fonds de l'évêché : « 28 juin 1759. Interdiction pour toujours de la chapelle de Saint-
(1) M. de Vérières dont la vieille maison (actuellement propriété de M. de Benoît, juge), se voit encore à l'angle sud-estde la place d'Estaing, était lieutenant criminel , il cultivait les lettres et aimait les beaux livres. Borel dans ses Antiquités de Castres a un chapitre intitulé : Roole des principaux cabinets curieux et autres choses remarquables qui se voyent ez principales villes de l'Europe. Rédigé par ordre alphabétique. Pour notre province nous lisons ces deux courtes lignes : « Rhodez. M. l'Evesque de Rhodez et M. Yeiriere, lieutenant criminel, curieux de livres. » — Nous croyons que Borel veut parler ici de Guillaume de Baldit, seigneur de Vérières, mentionné dans les Lettres sur l'histoire de Rodez comme étant consul de la Cité en 1622.
Pierre où les enfants avaient coutume d'être enterrés. Permission de faire ces enterrements dans le cimetière de la paroisse. Translation du service de la dite chapelle dans celle de Saint-Biaise, située dans l'église cathédrale et permission encore de joindre le local de la dite chapelle de Saint-Pierre à celui de la maison du chapitre attenant la dite chapelle. »
La coutume d'enterrer les enfants dans l'église de Saint- Pierre-le-Doré est un fait digne de remarque. Les usages de cette nature ne s'établissent qu'à la longue et ont toujours un motif raisonnable et une très-ancienne origine. Nous avons dit plus haut que Saint-Pierre-le-Doré pouvait être l'antique baptistère de Rodez. Quoi d'étonnant qu'après y avoir si longtemps porté les enfants pour les baptiser, on ait eu plus tard le désir d'y ensevelir leurs chères dépouilles?
Nous lisons dans le même ouvrage un autre fait qui n'est pas moins curieux. Jusqu'au commencement du xvii^ siècle, paraît-il, Saint-Amans, bien que ce fût en même temps une église monastique et une église paroissiale, n'avait pas encore de fonts baptismaux, et les paroissiens étaient obligés de porter leurs nouveau-nés à la cathédrale pour être baptisés. François de Corneillan, évêque de Rodez, leur accorda ce privilège, et il vint lui-même faire la bénédiction solennelle des fonts le 17 novembre 1613, comme le constate une inscription gravée sur pierre qui se voit encore dans l'église de Saint-Amans. L'inscription mérite d'être rapportée. La voici :
« Uan 1613 et le 17 novembre ces S S. fonts baptismales ont esté remises en la présente église et bénites par reverendissime P, en Dieu messire François de Corneilhan, E, de Rodes. Estant consuls honorables homes Pierre Bo-