CHAPITRE PREMIER
dnt 5'' de Druelle, Raymond de Masnau, bourgeois, Olivier de Goutoulas, et Jean Bey, marchans. »
L'inscription dit que les fonts baptismaux ont été non pas mis, mais remis. On a voulu trancher par un mot le plus difficile des problèmes historiques. Personne ne se trompera sur la valeur de cette tradition qui n'est qu'une prétention fastueuse et sans motif. Elle ne vaut pas plus que la médaille commémorative de la pose de la première pierre, où nous lisons que l'ancienne église démolie en i 758 avait été construite au v" siècle. Si les fonts baptismaux existèrent jamais dans l'église de Saint-Amans, il n'est pas probable qu'on les eût retirés ; et pourquoi l'aurait-on fait? Si au contraire, Saint-Amans, comme nous le croyons, ne fut jamais l'église matrice de Rodez, il est tout naturel qu'elle n'ait joui que fort lard d'un privilège qui ne lui appartenait pas dès l'origine.