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CHAPITRE XI

que dans le Rouergue généralement, les plus vieilles églises romanes n'ont pas de charpente. Les tuiles reposent à cru sur la voûte. On pratique encore, de nos jours, ce système de couverture pour les églises neuves, (non celles de style ogival) et pour les maisons de médiocre largeur, surtout dans les pays où les tuiles calcaires sont communes.

Fenêtres à Vextêrieur, Les fenêtres ne présentent pas à l'extérieur plus de richesse et d'élégance qu'à l'intérieur. Dans celles du chœur les jambages et l'archivolte sont plats et dépourvus de toute décoration. Les chapelles de la nef (xv^ et xvi^ siècles) nous montrent des fenêtres dont l'archivolte est entourée d'un cordon uni (1). Aux deux dernières travées de la nef, des galbes devaient surmonter les fenêtres hautes et probablement soutenir les balustrades supérieures. Mais ce travail commencé n'a pas été fini. Nous disions tout à l'heure que les murs goutterots de la nef n'avaient pas de balustrade.

Pignons, Au nord et au sud les pignons du transept sont d'un aspect sombre et misérable. Le mur s'élève plein et lisse jusqu'au sommet du triangle. Les voliges de la charpente affleurent et viennent frapper désagréablement les yeux. A l'ouest, c'est un autre système de construction. Là le pignon forme clôture devant les fermes de la charpente. Il monte entre deux élégants pyramidions

vite que celle de la nef centrale. « Toute église couverte dans le système ordinaire, si le feu dévore les toitures des bas-côtés, est perdue, et les plates-formes ont Timmense avantage de prévenir à jamais ce danger. » F. de Verneil. Annales archéologiques, t. VI, page Hl.

(1) Ce système de décoration commence à !a cathédrale dès le milieu du XIV' siècle (voyez les portes bouchées des deux dernières chapelles du chœur au nord et au sud) et dure presque jusqu'à la fin du xyi^. Sur la façade de l'ouest, on ne voit pas de baie si petite qu'elle soit, qui n'ait son cordon.

dont les arêtes sont ornées de crochets. La surface est décorée d'un attique à double étage : colonnes doriques en bas, colonnes ioniques dans la partie supérieure. fronton porte au sommet et sur les angles inférieurs trois statues de saints. Nous n'en connaissons pas les noms. Une ouverture carrée pratiquée dans le milieu du pignon sert pour éclairer et aérer les combles. — Ce pignon, quoique sa structure ne s'accorde guère avec le style général de l'édifice, produit néanmoins un très-bon effet en perspective. Il est presque splendide , si on le compare aux deux maigres pignons que nous venons d'étudier.

Portails latéraux. Ils occupent les extrémités du transept, l'un au nord, l'autre au midi. Leur construction est faite d'après le même principe, mais ils diffèrent par les détails et par le style de l'ornementation. Examinons d'abord le portail septentrional. On l'appelle vulgairement le portail de l'évêché, parce qu'il regarde le palais épiscopal ; nous allons voir, que le nom de portail de la Sainte-Vierge lui conviendrait encore mieux.

Ce portail s'ouvre entre deux épais contreforts au milieu d'une surface unie, simple et sans relief. Rien ne le rattache à la grande rosace placée plus haut. L'archivolte très-aiguë se composa de trois arcs concentriques superposés en encorbellement et s'évasant du dedans au dehors. Les arcs sont décorés de moulures rondes avec arête saillante et de figures qui participent à la scène représentée sur le tympan. La baie se divise en deux ouvertures séparées par un pilier ou trumeau triangulaire. Ce trumeau reçoit le battement des deux vantaux et soulage le linteau droit au milieu de sa portée. Une large moulure en forme de galbe renfoncé encadre la voussure. Les figures sont sculptées chacune dans un claveau et tiennent

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