‹ Histoire de la cavalerie française (volume 3)Chapitre 14 sur 44 · MAISON DU ROI · texte numérisé non relu

MAISON DU ROI

Nous suivrons, pour la cavalerie, le plan que nous nous sommes tracé pour Tinfanterie.

Chacun des régiments qui étaient sur pied en 1 790 sera l'objet d'une notice assez complète pour le faire bien connaître par son origine, ses transformations successives et par les titres ou noms qu'il a portés.

Nous traiterons de la même manière les troupes de la Maison du roi et de la Gendarmerie de France, bien que la plupart d'entre elles- aient disparu avant 1790. Nous nous bornerons cependant pour ces troupes à ce que nous appellerons, si l'on veut, l'état signalétique, »ne voulant pas refaire l'histoire de la Maison militaire du roi, publiée vers la fin du règne de Louis XV, parTabbé Lepipre de la Neufville, et à laquelle il y aurait peu de choses à ajouter.

2o8 Histoire de la Cavalerie.

Nous terminerons enfin cet ouvrage par une liste chronologique de tous les régiments de troupes à cheval dont nous avons pu relever Texistence, liste qui sera accompagnée d'un répertoire alphabétique pour les recherches à faire.

On comprenait sous le titre de Maison du roi, les quatre compagnies des gardes du corps ordinaires* du roi, qui, avec les . Cent-Suisses, aussi gardes du corps ordinaires, les gardes de la porte ordinaires et les gardes de la pré voté de T Hôtel du roi, ou hocquetons ordinaires de Sa Majesté, formaient la garde du dedans du Louvre, chargée du service dans les appartements, et d'autre part, la compagnie des gendarmes de la garde, la compagnie des chevau-légers de la garde, les deux compagnies de mousquetaires, et la compagnie des grenadiers à cheval de la garde, qui, avec les régiments des gardes françaises et des gardes suisses, composaient la garde du dehors du Louvre, fournissant le service extérieur.

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Gardes du corps du Roi.

Parmi les quatre compagnies des gardes du corps, il y en avait une qui était privilégiée. C'était la compagnie écossaise. Elle avait le pas sur l'es trois autres, en raison de son ancienneté et les commandait en toutes occasions. Elle comprenait à cet effet un état-major général, et c'était son capitaine qui marchait à la tête des quatre compagnies dans toutes les réunions, soit en temps de paix, soit en temps de guerre.

Les trois compagnies françaises roulaient entre elles suivant Tancienneté de leurs capitaines : elles étaient cependant numérotées, i •"% 2° et ^ compagnies françaises, et la i^^ avait le titre de première et ancienne compagnie française, mais sans conséquence.

L'effectif des compagnies des gardes du corps a été à l'origine de cent hommes d'arixies comme celui des compagnies des ordonnances, et il avarié comme dans ces compagnies. LouisXIV, en 1676, fixa cet effectif à 400 hommes, ce qui donnait i,Goo combattants pour le corps entier. L'ordonnance du 8 janvier lySy, qui fut observée jusqu'à la fin, composa chaque compagnie de six brigades à dnquante-cinq gardes chacune, se formant en deux escadrons de cent soixante-cinq gardes, de I. 18.

sorte que Teffectif total de la compagnie montait à trois cent trente gardes , y compris douze brigadiers, douze sous-brigadiers, six porte-étendards, six trompettes et un timbalier. L'ensemble des quatre compagnies donnait donc une force de 1,3 20 cavaliers.

Pour être admis aux gardes du corps, il fallait avoir cinq pieds quatre pouces au moins, être bien fait, bien face y d'un âge mûr, de famille noble, ou du moins hors du commun, et de religion catholique, apostolique et romaine.

L'armement comportait Tépée, le pistolet et le mousqueton. L'uniforme était bleu turquin galonné d'argent, la doublure, la veste, les parements, la culotte et les bas rouges, le chapeau bordé d'argent. Les officiers étaient distingués par un galonnage plus ou moins compliqué et par le port d'une canne d'ébène garnie d'ivoire à chaque extrémité. L'habillement des trompettes et timbaliers était de velours bleu, chamarré d'argent en plein.

Les compagnies se distinguaient entre elles par une couleur particulière qui paraissait dans les étendards, bandoulières, housses et chaperons des chevaux, banderolles des trompettes et des timbales.

Il n'y avait pas de robe obligatoire pour les chevaux, mais tous les officiers devaient être montés en chevaux gris. lien était de même pour toutes les troupes de la Maison du roi.

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Les gardes du corps, élite des compagnies des ordonnances , ont de magnifiques services de guerre au temps des rois soldats. Leurs faits d'armes sont ceux de Louis XI à Montlhéry et à Liège, de Charles VIII à Fornoue et à Novarre, de Louis XII à Agnadel, de François P' à MarignanetàPavie, d'Henri IV à IvryetdeLouisXIII au Pas de Suse. Ils accompagnèrent Louis XIV dans les campagnes qu'il fit en Flandre et en Franche-Comté, et servirent encore sous les ordres des deux dauphins, fils et petit-fils de ce roi. Louis XV ne se mit que trois fois à la tête de son armée, en 1 744, 1 745 et 1 747, et le dernier champ de bataille sur lequel aient paru les gardes du corps est celui de Lawfeld.

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