Duc d'Aven (Jean-Louis-François-Paul de Noailles
23 décembre 1758.
33 Duc d'Ayen (Jean -Paul- François de Noailles \
3o mars i77r).
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On a vu que cette compagnie avait été formée en 1440 du dédoublement d'un corps écossais amené en France en 1422 par Jean Stuart, comte de Boucan, connétable en 1423. Ce capitaine conserva une partie de sa troupe à titre de compagnie des ordonnances, et cette compagnie est devenue la compagnie des gendarmes écossais. Celle qui nous occupe fut réunie dès sa création à la garde de Charles VII, qui voulut ainsi reconnaître les bons services que lui avait rendus la nation écossaise et montrer la confiance qu'il mettait dans la fidélité de ces étrangers. Louis XI, qui avait ses raisons pour cela, mit un grand soin à la recruter avec des Écossais , et Ton peut juger, d'après les noms des capitaines, que cet usage s'est maintenu pendant une partie du xvi® siècle. Le déplorable accident du tournois de la rue Saint- Antoine, où le capitaine Gabriel de Montgommery blessa à mort le roi Henri II, et te départ de Marie Stuart, veuve de François II, refroidirent les sentiments qui unissaient depuis longtemps l'Ecosse et la France, et la compagnie, tout en conservant le nom d'écossaise, devint exclusivement française comme les autres. Les gardes de la i'*^ compagnie ont religieusement observé Jusqu'au dernier jour la consigne de répondre hainir à l'appel de leurs noms. Il paraît que ce vocable des Highlanders équivaut à : Me voici.
Parmi les privilèges dont jouissait cette com-
pagnie, il faut noter celui de fournir la garde la plus intime du roi. Ses officiers avaient toujours place à la cour, même quand ils n'étaient point en quartier, et les 24 gardes de la manche étaient tirés des Écossais. Cette escouade de gardes de la manche avait à sa tête un officier qui portait le titre dcpreftiier homme d'armes de France.^
La robe que le roi portait à son sacre appartenait de droit au capitaine des Ecossais. En voyage, ce même officier recevait et gardait les clés des villes, remises au roi par les magistrats.
A réglise, quand le roi assistait aux offices, les Écossais entouraient le chœur.
La compagnie écossaise fournissait le premier quartier de Tannée à la cour, c'est-à-dire qu'elle faisait le service du i^^ janvier au i^"* avril. Quand elle n'était pas à Versailles, son quartier habituel était à Beau vais.
Elle avait le blanc pour couleur distinctive. C'était la marque de l'autorité supérieure exercée par son capitaine sur les autre? compagnies. Les étendards, bandoulières, banderolles de trompettes et de timbales étaient, en effet, blancs rehaussés d'argent, mais l'équipage du cheval, par une exception qui se comprend, était rouge bordé d'argent.
• Nous n'avons relevé qu'un seul de ses capitaines tué en combattant à sa tète , c'est Jean Coningham, mortellement blessé à Novarre, en 1495.
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' Cette compagnie, ainsi que les trois autres, a été licenciée par décret de l'Assemblée nationale du 25 Juin 1791, mis à exécution le 12 septembre suivant.