II
Maestra pour entrer dans le Séraglio, il enlève 5o hussards impériaux. Il est à Parme et à Guastalia. Dans cette dernière bataille^ il perce deux lignes ennemies, disperse les dragons de Wurtemberg, met en désordre les cuirassiers de Vétérani et dégage l'infanterie française. Le duc de Brissac reçut ce jour-là quatre coups de feu.
Le régiment prit encore part au siège de la Mirandole, rentra en France en février lySS et alla achever la campagne et la guerre sur le Rhin. Il était au combat de Klausen.
A son retour en France il eut ses quartiers à Hesdin, puis à Landau. Il quitta cette dernière ville le 23 septembre 174 1, pour se rendre en Bohême. Il était le 4 novembre à Pilsen. Il faisait partie du détachement chaîné d'aller reconnaître les abords de Prague ; il assista à la prise de cette ville et à celle de Wodnian. Après ces opérations il marcha au secours de Frauemberg. En revenant de cette expédition, il attaque et culbute un régiment de cuirassiers, assiste au combat de Sahay, vient au secours de la brigade de Piémont qui défendait Protivin, soutient un combat de cavalerie da s les jours qui précèdent l'entrée des troupes dans Prague et participe à la défense de cette ville. A sa rentrée en France, il occupa a garnison de Strasbourg. Il devient en 1 743 la propriété de la maison de La Rocke^ foucauld qui lui fournit quatre mestres de camp.
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Le premier, le marquis, de La Rochefoucauld- Langhac, le conduit en 1 744 en Italie, où il fait les cinq dernières campagnes de cette guerre. Il assista à tous les sièges qui furent faits par l'armée d'Italie et aux batailles de Plaisance et du Tidone. A la fin de 1 746 il est cantonné aux environs de Lyon. Il fait en 1 747 partie du camp de Valence, et après ce camp il séjourne d'abord autour de la Charité, puis à Castres, Carcassonne et Revel; on le voit ensuite à Belfort en i75o, à Vaucouleurs en 1751, à Montbrison en 1762, à Lyon en i753, à Charleville et, Mézières en 1 754, au camp de Richemont, puis à Vervins en 1755, à Phalsbourg en 1756 et à Landau en 1757.
La Rochefoucauld a fait en Allemagne les trois premières campagnes de la guerre de Sept ans, et s'est trouvé aux batailles d'Haastembeck et de Créfeld. En 1760, il fut envoyé à la garde des côtes de la Bretagne.
En 1 76 1 , il reçut le titre de Royal-Champagne et les compagnies du régiment réformé de Preyssac furent versées dans ses cadres. Il prit en même temps l'habit bleu 'avec collet, revers et doublure citron, veste et culotte chamois, boutons blancs timbrés du n® 1 5 .
En 1763 , il était en garnison à Nantes où il fiit réorganisé le 10 avril. Il passa de là à Rennes, puis en 1764 à Provins, en 1766 à Landau, en
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1768 à Joigny, en lyyi.à Metz, en 1772 à Lille, en 1773 à Neufchâteau, en 1774 à Épînal, en 1775 à Thionville, en 1777 à Liboume avec détachement à Montauban , en 1 780 à. Belfort, en 1782 à Abbeviile, en 1783 à Calais et Ardres,en 1 784 à Hesdin, en 1 787 à Béthune et Arras, en 1788 au camp de Saint-Omer et du camp à Châtres et Châteaudun, et en 1790 à Falaise et Pont- Audemer. Au début de la guerre en 1792, il avait deux escadrons à Tarmée du Nord, un à Tannée du Rhin; le 4® était à Tournai. C^était alors le 19® régiment de cavalerie.
Sous ce titre il a servi jusqu'en 1 796 à Tannée du Nord, et il termina la campagne de 1796 à Tarmée de Sambre et Meuse. De Tannée 1 797 au jour de. son licenciement, conséquence de Torganisation de i8o3, il â constamment servi sur le Rhin et sa dernière bataille fut Hohenlinden. Il était à Liège et Maëstricht quand arriva son dernier jour. Il fournit un détachement au i®' de carabiniers, et ses escadrons furent respectivement incorporés dans les 9®, 10® et 11® de cuirassiers.
Le maréchal Davout, en sortant de Técole de Brienne, était entré comme sous-lieutenant dans Royal-Champagne.
Royal-Champagne avait le timbalier comme tous les régiments de cavalerie conservés en 1 76 1 . Ses étendards, au temps où il n'était pas royal, étaient du modèle général, de soie jaune avec une
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bordure noire, brodés et frangés d'or. Ces couleurs et cette disposition insolite de Pétoffe de rétendard, rapprochées de ce fait que M. de Tallard avait été mestre de camp - lieutenant de Royal - Cravates , avant d'être propriétaire de celui-ci, donnerait à penser que M. de Tallard, en quittant Royal - Cravates au moment des grandes réformes qui suivirent la paix de Nimègue en 1679, aurait conservé comme compagnie franche la compagnie de Royal -Cravates qui lui appartenait, et que ce serait cette compagnie qui aurait servi de noyau à la formation de Royal-Champagne en 1682. On sait que Royal- Cravates avait été réorganisé en 1667 et avait reçu à ce moment des compagnies .ramenées d'Autriche par quelques-uns des seigneurs français qui étaient allés en 1664 au secours de l'Empereur menacé par l'armée turque. Ce qui nous fait hasarder cette hypothèse, c'est que l'enseigne jaune bordée de noir rappelle les couleurs de la maison d'Autriche. Quelques détails singuliers du premier uniforme porté par le corps semblent confirmer cette hypothèse d'une origine étrangère.
En effet, la première tenue régulièrement décrite du régiment comportait des accessoires qui n'étaient pas d'usage dans les troupes de France au commencement du xviii® siècle, par exemple : de petits revers à l'habit, le collet de celui-ci