Comte Oudinot (Nicolas-Charles- Victor), 27 avril
Ce régiment a six ans d'ancienneté de plus qu^on ne lui en a accordé jusqu'ici. Il a été formé p«r le marquis de Paulmy, dont la commission *partè la date du 7 décembre i665. Cest un des 37 régiments qui furent mis sur pied à cette époque, quand la mort de Philippe IV, roi d'Espagne, allait donner à Louis XIV l'occasion de faire valoir ses droits sur la Flandre , l'Artois et le Hainaut.
Patihny, fort de 4 compagnies , fit les campagnes de 1667 et 1668, et fut réduit à la compagnie du mestre dé camp le 24 mai 1668.
Cette compagnie est comprise dans la liste de celles dont le marquis de Fourilles fut chargé de faire l'instruction , et elle devint en 1 67 1 la propriété de M. d^Auger^ qui rétablit le régiment sur le pied de 6 compagnies, par commission du 9 août 167 1.
La date réelle de sa formation est celle du I®' mars 1672.
Ce corps faisait partie en 1672 de Tarmée commandée par le roi en personne ; il assista à tous les sièges entrepris pendant cette campagne ^ et il passa Thiver dans la province d'Utrecht. Pendant cet hiver, il suivit M. de Luxembourg dans son expédition sur Bodegrave, Nieubrûck et Swammerdam. Après la prise de Maëstricht , en 1673, il vint camper sur les glacis de cette ville. L'année suivante, il était sous les ordres de Condé, et il prit part à la bataille de SénefF. En 1675, il sert sur les frontières de la Champagne, et il contribue à la prise de Dinant, d'Huy et de Limbourg. Après avoir passé Phiver dans le Hainaut, il rejoint la principale armée, et il assiste à la prise de Condé et de Bouchain. En 1677, il est à la prise de Valenciennes et de Cambrai \ en 1678, à celle de Gand et d'Ypres; enfin, en 1679, il suit le maréchal de Créqui dans sa marche
Royal-Bourgogne. lyS
contre les troupes de rélecteur de Brandebourg, et il termine cette guerre au combat de Minden.
D'Auger vendit son régiment, qui avait fait partie du camp de la Sarre en i683, à Louis- François de Bourbon, prince de La Roche sur Yen, La date de l'agrément du roi est celle du 19 février 1684. C'est sous ce nom et sous la conduite d'un mestre de camp-lieutenant de la famille d'Houdetot qu'il prend part cette même année au siège du Luxembourg.
Le prince de La Roche-sur- Yon étant sorti de France sans autorisation, le roi cassa son régiment le 5 juin 168 5, et le rétablit le même jour pour son petit-fils, le duc de Bourgogne, alors âgé de trois ans. Le régiment porta donc à partir de ce jour le titre de Bourgogne, et son commandement direct fut confié à M. de Grosmesnil. Celui-ci fut remplacé en 1692 par le chevalier de Pomponne, qui s'était fait remarquer à Fleurus à la tête d'un régiment de dragons de son nom , et qui a commandé Bourgogne avec beaucoup de distinction à Neerwinden et au siège de Charleroi en 1693. Sous les ordres du marquis de Puyguyon, on trouve Bourgogne devant Bruxelles en 1695, sur la Moselle en 1696 et 1697, et au camp de Compiègne en 1696.
En 1701 , il est envoyé à l'armée d'Allemagne. En 1702, il rallie l'armée de Flandre et se trouve II. 10.
174 llhttflfë de la Ca^ahrlif,
m ctimUa iU Nmi^^^^^ ^u tyo^i^ il «#< d« f««
4c iAtmUiu *rf (k t^fin^ ci ^ di^lnfÇM^î k k bit* Uîll^ ilM ffp4iyé:ihpich^ oh km^^Mn ik <f«wp-llir>^ t4itmui t*Ai hk<M ^ v^/if Vftti\m pfttftii k^nufti^
diM <k tiMUuua^ iioutf/f^^m tf4H patik en iyo^ 4k l'fitrtté^fine k mat ^j Uni tk/Vt^lUmi f^otuUM m$ iU^iti^iftiitUhcUtni^uU^ ffH ik Hkhi\iém^ rjmiwck^
UffUttf/fi^tm «»*5 f^Uiii ^ur k A1//v'll« pttwkui Vmm^H iyfn^ ^titi ^ur k UUUt i^^^M/lwtH k<^ ^ku%
^f ^ii\M tititott*.k ikMiP. 4'Aiukmifk oh k m^r i\itkti \tit4*uhfM kii \iii<^mukr, Kn tyotf.U «M Met k HUUn CM lyt i^it e«*f rmmtié^ f^u VkwUn^ ef ^« iyi% il ptHii4 <»« t^syautUé k InttmUt, Kn iyi'^f^ \i Mf k^i ^U'if,f*<!i ik l/«r>/l«u f^ tk yti\tffW%^ 4Pf patuniuf k k ^kkiu: tk^ Itttp^tUim cottumiuk^^ par y/^ttiiftfiiu^., U pii^i>ét t'f^wi^'** tyi/^ mi cattip J<î k Uania Mm^,
\Af t^pfjitfif^ui «v«h ptU k fiow tk Ifrtflfif^fH^ k H)\m iyii,i/fi upfti 'lu l)m$pUiuiiymti taïi m^/fi' Urr mi iUt^ ^k twtpiûu *^m Uh^ k 4iu tk Hom-
<>*'^ fttii$ui^^ k tint' ik Ht^'Ut^ut'^n^i m//MMif lui mn\u^ k i\\t^ (k Hm^fim )u^jm>m iy^n.
Royal-Bourgogne^. r 7 5
En 17 19, Bretagne a fait partie de Tarmée d'Espagne. Il a servi aux sièges de Saint-Sébastien, de Fontarabieet d'Urgell. En 1727, il est au camp d' Aimeries-sur-Sambre , et à celui de Stenay en 1730. En 1733, il est employé àToccupation de Nancy et du duché de Lorraine, et revient passer Thiver à Stenay. Au mois d'août 1734, il rallie l'armée en Alsace, et on le voit en 1735 au combat de Klausen. A la paix il eut ses quartiers à Langres.
Bretagne part pour la Wesphalieen 1741 : il hiverne dans le duché de Berg. En 1 742 , il est envoyé en Bohême et assiste aux opérations qui ont pour objet EUenbogen, Caaden, Braunau, Egra, Schmidmiilh. Il rentre en France en juillet 1743, et combat à Rheinweiler, dans la haute Alsace. En 1 744, il stationne à Weissembourg et dans les lignes de la Lauter, se trouve au combat d'Augenheim et il achève la campagne devant Fribourg. On le voit en 1 745 à la prise de Kronembourg, en 1 746 aux sièges de Charleroi et de Namur et à la bataille de Raucoux, en 1747 à celle de Lawfeld , et en 1 748 au siège de Maëstricht. Après avoir passé l'hiver à Gand, Bretagne se rend au Quesnoy et Saint-Quentin en février 1 749 , puis à Pont-Audemer, d'où , après s'être remonté, il va en 1760 à Douai, en 1751 à Ploërmel, en 1753 à Charleville, en 1764 au camp de Saarlouis et à Saint-Avold, en 1756 à
Nancy, et en 1767 à Metz, Longwy et Neuss.
Le régiment avait repris le titre de Bourgogne le i5 septembre lySi, à la naissance du frère aîné de Louis XVI, mort en 1 761 . Il a fait partie en 1757 de Tarmée du Hanovre, et a pris part à la bataille d'Haastembeck;en 1758, il sert sous le marquis d' Armentières , dont la principale opération est de poursuivre le général Kilmansegg jusque dans Munster et de Ty bloquer. Bourgogne se trouva la même année à la bataille de Gréfeld , à celle de Minden en 1769, et au5c combats de Corbach et de Warbourg en 1760. Il acheva la guerre sur les côtes de Flandre, et se trouvait au moment de la paix en garnison à Rethel. Le régiment d'Espinchal y avait été incorporé par ordre du i®"* décembre 1761.
On le voit depuis en 1763 à Provins, puis à Douai, au camp de Compiègne, et à Redon en 1 765 , à Ancenis en 1766, en 1767 à Sedan, en 1769 à Fontenay-le-Comte, en 1771 à Niort, en 1772 à Rethel et Sedan, en 1774 à Saintes, en 1775 à Auch, en 1 776 à Gray et Jfussey, en 1 777 à Maubeuge,en 1778 àValenciennes, en 1779 à Verdun, puis Béthune, en 1 780 à Mirecourt et Charmes, en 1782 à Thionville, en 1783 à Sarrelouis, en 1785 à Saint-Avold, en 1788 au camp de Metz et à Sarrelouis, puis à Joigny, en 1 789 à Meaux,- en 1 790 à Rouen avec un escadron détaché à Beauvais, en 1 792 à Tarmée du Centre, puis à Metz.
Royal-Bourgogne, 1 77
L'ordonnance du 17 mars 1788 luî avait conféré le titre de Royal-Bourgogne, mais sans modifier son rang. Il conserva le numéro 20 qui était inscrit sur ses boutons depuis 1 762 . Le classement de l'Assemblée nationale le fit monter en t 79 1 au 1 7® rang, et en 1 792 il devint le 1 6« régiment de cavalerie, après rémigration du Royal-allemand.
Le maréchal Augereau était entré dans Bourgogne comme engagé volontaire vers Tannée 1775. Après avoir fait un congé dans ce régiment, il en avait fait un second aux carabiniers.
Le 16® de cavalerie s'est distingué en 1793 à Neerwinden. Après avoir fait encore la campagne de 1 794 à l'armée du Nord, il passa en 1795 à celle de Sambre et Meuse. De 1 795 à 1 799, il a été employé à Paris et dans la 17® division militaire. L'organisation de 180 3 le fit passer dans l'arme des dragons avec le numéro 25. La constitution du 25® dragons a été effectuée le 22 octobre i8o3. Il reçut à ce moment le 2® escadron du 21* de cavalerie.
Le 25® dragons, mis d'abord en garnison à Châ- Ions, Neufbrisach et Belfort, a été successivement attaché au 3® corps de cavalerie de la grande armée en 1804, au i®' corps de réserve de cavalerie en 1806, et au corps de réserve de cavalerie en 1867. Passé en 1808 à l'armée d'Espagne, il est revenu -en Allemagne en 1 8 1 3 . Le colonel Montigny a été tué à Leipzig.
Il a été licencié le ii mai 1814, et ses esca- <irons ont été versés en juillet dans les régiments de dragons conservés : 2 escadrons à Arras dans les i5® et 20®, et 2 à Haguenau dans les 14® et 19®.
Les étendards étaient bleus, et en souvenir sans doute des jeunes princes auxquels il avait été successivement donné et qui n'avaient fait que passer k sa tête , ils portaient un phénix sur un bûcher, étendant ses ailes, avec cette devise : In regnum £tpugnax. Il y avait, en outre, sur ces étendards des trophées dans les coins et une bordure semée de fleur de lys d'or. Le tout brodé et frangé d'or.
Son ancienne tenue était semblable à celle de Dauphin, avec les boutons et le galon de chapeaux blancs.