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I-*e régiment, devenu la prc^riété d'un membre

Berrjr. 1 83

de la puissante famille Colbert, le marquis de Villacerf, s'est trouvé en 1 688 à la prise de Philisbourg, de Manheim, Frankenthal et Mayence. En 1689, le marquis, bon courtisan et bien appuyé, sollicita et obtint la faveur de céder son régiment, en restant mestre de camp-lieutenant, au troisième des petits-fils du roi, le duc de Berry. M. de Villacerf fut du reste un brave chef de corps et fut tué en Flandre.

En 1689, Berry était sur le Rhin. Il a fait dans les Pays-Bas toutes les autres campagnes de cette guerre. Il prit part aux sièges de Namur, de Charleroi et d'Ath, et se trouva aux batailles de Steenkerque et de Neerwinden. En 1698, il était au camp de Compiègne.

En 1701, il débute encore à l'armée de Flandre ; se distingue en 1 702 au combat de Nimègue et prend ses quartiers d'hiver à Bonn. En 1708 il est au combat d'Eckeren, et part pour l'Espagne au mois de décembre. Il se trouve en 1704 à la prise de Salvaterra, Segura, Ponha-Grazia,- Ucepedo,Cebreros, Idanhanova, Mousanto,Galtel- Branco, et de plusieurs autres places de la frontière hispano-portugaise. En 1705, il fait sous le maréchal de Tessé le siège de Gibraltar, figure au passage du Guadiana et au secours de Badajos, dont l'ennemi dut lever le siège. En 1706, il marche de nouveau au secours de Badajos et contribuée la prise de Carthagène. En 1707, il

est à la bataille d'Almanza, participe à la soumission des royaumes de Valence et d'Aragon^ et à la prise de Lérida. Il est en 1 708 au siège de Tortose. Il repasse les Pyrénées en 1710 pour chasser les Anglais qui avaient envahi le Roussillon et le ^Languedoc, rentre en Espagne et as* siste à la fin du siège de Girone qui se rend au mois de janvier 171 1. Pendant les dernières an» nées de la guerre, il est employé à courir sus aux bandes rebelles de la Catalogne, et en 17 14 il va se refaire au camp de la Saône.

Berry a fait partie du camp de la Sambre en 1727 et en 1730. Il était en 1733 au camp du pays messin et il a été employé cette année à la prise de possession des places de la Lorraine. Il a fait les deux campagnes suivantes à Tarmée d'Italie et s'est trouvé aux combats ou batailles de Golorno, de Parme et de Guastalla. Rentré en France en juillet 1 735, il a pris ses quartiers à Clermont-Ferrand.

En 1742,11 fait partie de Tarmée du Bas- Rhin, va passer l'hiver en Westphalie, et en 1 748 il est dirigé sur la Bavière. Il contribue aux opérations exécutées autour de Braunau, Egra et Schmidmulh, et il revient au mois de juillet en Alsace. L'année suivante, il est à l'armée de Flandre, fait les sièges de Menin, Ypres, Fumes, après lesquels il retourne en Alsace pour y prendre part ?.u combat d'Augenheim, à la poursuite

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des Allemands et au siège de Fribourg, et va passer l'hiver à Bruges. En 1746, il combat à Fontenoy, assiste à la prise de Tournai, au combat de Mesle, à la surprise de Gand, et à la réduction de Bruges, Ostende et Nieuport. En 1746, il est à l'occupation de Bruxelles et à la bataille de Raucoux ^ en 1 747 à celle de Lawfeld et en 1748 au siège de Maèstricht. Placé à la paix à Beauvais, il se rend en 1 749 à Orléans et Vendôme, en 1760 à Calais et Ardres, en 176 1 à Nogent-le-Rotrou, en 1753 à Besançon, en 1764 au camp de Gray et au Mans, en 1755 à Angers, en 1756 à Saumur, puis à Mouzon, enfin en 1757 à Longwy et de là à Neuss.

A l'ouverture de la guerre de Sept ans, il suivit les maréchaux d'Estrées et de Richelieu dans le Hanovre, combattit à Haastembeck, participa à l'occupation du Minden, Hanover, Closterseven, Zell, à toutes les opérations de la retraite, et à la déroute de Créfeld en 1758. Il passa les deux années suivantes en France à Dole, retourna en Allemagne en 1 760 sous les ordres du prince de Condé, et se fit remarquer à Friedberg. Le régiment de Lusignem fut versé dans ses cadres par suite de l'ordonnance du i®' décembre 1761,

Depuis cette époque on trouve Berry en garnison à Aire, Béthune et Arras en 1763, à Saint-Omer, puis à Saintes et Arras en 1769, à Chinon en 1773, à Niort en 1774, à Angou-

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lême et Saintes, puis Béthune en 1 775, à Cambrai en 1777, à Strasbourg, puis à Calais, Cambrai et Douai en 1779, à Epinal, puis à Tournon en 1780, à Strasbourg en 1782, à Béthune et au camp de Saint-Omer en 1788, à Compiègne en 1789, à Cambrai en 1790, à Compiègne et Amiens en 1791 , enfin à Verdun et Toul en 1792. Le 8 décembre 1788 il était devenu la propriété de Charles- Ferdinand d'Artois, duc de Berrjr. En 1791, il avait été classé 18® régiment de cavalerie, et il est devenu le 17® en 1792.

Le 1 7® régiment de cavalerie , au commencement de la guerre, envoya deux escadrons à Tarmée des Ardennes; le 3® fut placé à Reims et le dépôt fut envoyé à Castelnaudary. Il s'est distingué à Valmy. Il a fait les campagnes de 1 798 à 1 796 à Tarmée du Nord.

Au combat du 28 mars 1793, 2 escadrons chargent quatre fois la maison du duc d'York; un porte-étendard est tué-, son étendard est enlevé. Les escadrons reviennent à la charge une 5® fois et le reprennent.

Le 1 7® fait les deux campagnes suivantes à Tarmée de Sambre et Meuse, et il demeure attaclié aux armées d'Allemagne jusqu'à sa transformation en 26® dragons en i8o3.

Le colonel, ou plutôt le chef de brigade de Prysie, avait été guillotiné le 27 mai 1794, avec 14 autres officiers ou sous-officiers du corps.

Carabiniers. 187

accusés d'avoir des connivences avec Dumouriez»

Le 26® de dragons a servi dans ht grande armée jusqu'en 1808. Il ftit alors envoyé en Espagne. Revenu d'Espagne en 181 3, il a fait partie du 3« corps de cavalerie de la grande armée, et en 18 14 du ô* corps. Après la campagne de France, il fut licencié et incorporé en mai 1814, le 1^' escadron dans les 7® et i2« dragons à Ancenis; le 2® dans les i2« et 17* à Saumur; le 3® dans les 1 3« et 1 8* à Lyon, et le 4® dans les 2® et 4* à Moulins.

Le colonel Chamorin, nommé général de brigade le 5 mars 181 1, s'était fait tuerie 25 du même mois en combattant à la tête du régiment contre les troupes du général anglais Beresford, près de Campo-Mayor.

Les étendards du régiment de Beriy étaient bleus, brodés et frangés d'or. D'un côté on voyait le soleil et la devise ordinaires, de l'autre les armes du duc de Berry. Fleurs de lys d'or dans les angles.

Il avait porté sous Louis XV l'aiguillette blanche à tresses rondes. Le règlement de 1 763 lui avait attribué le collet, les revers, les parements et la doublure de couleur blanche.

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