‹ Histoire de la cavalerie françaiseChapitre 38 sur 68 · Adam (Charles · texte numérisé non relu

Adam (Charles

Orléans. 217

Le règleme.u de 1791, qui a fait monter au i3^ rang le rég'n lent d'Orléans placé auparavant au 24®, rang qt i était la conséquence de la position de son pr >priétaire le duc d^Orléans dans la hiérarchie des membres de la famille royale aurait pu le faire monter encore, et avec plus de raison qu'il ne l'avait fait pour Artois. Orléans, en effet, était en 1 790 le plus ancien régiment de la cavalerie, ainsi qu'on va le voir.

Il avait été levé en i63o, cinq ans avant les premières tentatives d'organisation du cardinal' de Richelieu, par le commandeur de Souvré, fils de l'ancien gouverneur de Louis XIII, qui, brouillé avec le cardinal, s'était retiré auprès de la duchesse de Savoie, devenue veuve en i63o et régente du duché. On sait que cette duchesse était Christine de France, fille de Henri IV et sœur de Louis XIII.

Le régiment de Souvré fut organisé en Piémont et fornié probablement avec des hommes des deux versants des Alpes. Quant aux officiers, la plupart devaient être Français. Il ne manquait pas de gens à cette époque ayant les mêmes motifs que M. de Souvré d'échapper à l'autorité du cardinal.

Nous avons dit, dans le Mémoire général qui précède ces notices, que ce régiment de Souvré fut admis à la solde de France le 16 mai i635, en même temps que d'autres régiments étrangers.

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