Baron de Séganville (Alexandre- Louis), 21 avril
Ce régiment a été levé par le comte Esterhazy ^ en vertu d'une autorisation royale du mois de décembre 1734, et formé à Strasbourg à la date du 25 janvier lySS. Les hostilités ayant cessé en 1735 sur cette frontière, il fut envoyé à Beaucaire pour être à portée de Tltalie.
Lorsque la guerre éclata en 1741 contre T Autriche, le régiment porté à 6 escadrons fut envoyé en Bohême. Il assista à la prise de Prague et d'Egra, couvrît les flancs de Parmée pendant la retraite, et arriva à Philippeville en février 1 743 : il fit la campagne de cette année en Alsace, sous les
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ordres du mestre de camp commandant David. Il était en 1 744 au siège de Fribourg, et il passa à Tarmée de Flandre au milieu de Tannée 1 746. Il y soutint un combat particulier aux environs de Mons. En janvier 1747, il est devenu la propriété du marquis de Turpin^ et c'est sous ce nom, que le corps a commencé à acquérir une célébrité, qui n'était pas inférieure à celle de Bercheny, et qui la dépassa peut-être par la suite. Il se fit fort remarquer en 1 747 à la bataille de Lawfeld, et dans la poursuite de l'armée ennemie. En 1748, il était devant Maëstricht.
A la fin de 1 748 il est à Metz ; en 1 749 il occupe successivement Besançon, Haguenau, Neufbrisach et Mirecourt. On le voit en 1752 à Vesoul et Luxeuil, en 1764 à Vie, et en 1755 au camp de Richemont sur la Moselle. Après ce camp, il se rendit à Vesoul et à Favemay, puis en 1756 à Guise, où il recevait trois compagnies des régiments réformés de Linden, Beausobre et Ferrary, et en 1757 à Sarreguemines et à Neuss, où il joignit l'armée du maréchal d'Estrées. Il est resté en Allemagne jusqu'à la paix, rendant les mêmes services que son émule Bercheny, et se distinguant à Haastembeck, Crefeld et Minden. Un fait particulier à Turpin, c'est qu'ayant contribué à la poursuite du général Kilmansegg jusqu'à Munster, il se trouva bloqué dans cette ville pendant tout l'hiver, et prit part à toutes les ope-
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rations du petit corps commandé par 1« marquis d'Armentières. Il avait reçu le 5 mai lySS une partie des débris de PoUeretzki. C'est en 1761 qu'il prit le nom de Chamborant, resté si popu- Idtre. Placé à sa rentrée d'Allemagne à Philippe-, ville et Avesnes, il y fut réorganisé le i5 avril 1763, et se rendit à Sarreguemines, puis en 1764 au Quesnoy, en 1765 à Evreux, en 1767 à Haguenau, en 1770 à Sarreguemines, en 1771 à Bouquenom et Fenestrange, en 1772 à Belfort, en 1773 à Neufbrisach, en 1774 à Saint-Avold où il reçut par incorporation un escadron de Royal-Nassau, en 1 776 à Sarreguemines, en 1 779 à Bourbourg, Dunkerque, Bergues et Gravelines, puis à Abbeville et à Fécamp ; en 1 780 à Saint- Avold, en 1781 à5arrelouis, en 1783 à Jussey, puis à Bouquenom, en 1785 à Marsal, en 1786 à Bouquenom, en 1 788 à Landau, en 1 791 à Nancy, en 1792 à Longwy, puis à Mouzon, et à l'armée du Nord. André François des Ormeaux de
Lindenbaum commandait alors le régiment pour M. de Chamborant trop âgé pour servir activement.
Il avait versé en 1783 son 2® escadron dans Colonel général, et avait formé en 1788 un nouvel escadron avec des détachements provenant des régiments réformés Septimanie-cavalerie et Nassau-hussards.
Le 2® régiment de hussards a quitté l'armée du
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Nord pour entrer dans la formation de Tarmée de Sambre et Meuse ; il a fait ensuite partie des armées de Mayence, de l'Ouest et du Rhin, jusqu'en 1799. Il fut alors appelé dans la 17® division militaire, et il retourna en Allemagne en 1800. Il s'était distingué d'une manière particulière au combat de Seltz, et à la bataille d'Enghen. Sous le consulat il resta en garnison à Gand, Anvers et Malines. Il a fait les campagnes de 1804 et i8o5 dans le Hanovre, celles de 1806 et
1807 au i®"^ corps de la grande armée, celles de
1808 à 181 3 en Espagne. En 18 14, il était à l'armée des Pyrénées, et au mois de mai, étant à Fontenay, il prenait le nom de Hussards de la Reine, en recevant les escadrons du 2® régiment d'éclaireurs de la jeune garde, et les 4 premiers escadrons du 10® hussards.
Après la campagne de 1 81 5, qu'il avait faite au 5*^ corps d'armée, il fut licencié, et ses débris ont été versés dans le 5® hussards nouveau, Hussards du Bas-Rhin.
Les premiers étendards du régiment, quand H était Esterhazy, se distinguaient par la couleur feuille-morte et trois fleurs de lys d'or.
Plus tard, ces étendards furent bleus, avec le soleil et la devise du roi brodés en or.
Saxe, 25 j