‹ Histoire de la cavalerie françaiseChapitre 63 sur 68 · Séguier (N.), 19 avril · texte numérisé non relu

Séguier (N.), 19 avril

Chartres-dragons est un ancien régiment de cavalerie, qui a été transformé en dragons le 25 mars 1776, et qui prit alors dans Parme le n® 10, d'après le rang du prince qui le possédait depuis le 7 mai 1758.

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Il avait été levé le 3 mars 1672 par le marquis de Seyssac, qui prit plus tard le titre de duc de Villeroy.

Sous le nom de Seyssac, le régiment fait partie de Parmée commandée par le prince de Condé, et il se trouve à la prise de Wesel et d'Emerick, au passage du Rhin, à la prise de Pile et de la ville de Bommel. En 1673, il fait campagne dans Pélectorat de Brandebourg, et participe à l'occupation d'Unna, Gamen, Altena, Soëst, Xo&ter, Bielefeld. En 1674, il combat avec Turenne à Seintzheim, Einsheim et Mulhausen, puis, l'année suivante, à Turkheim, Altenheim, Haguenau et Saverne. M. de Seyssac avait obtenu, le 1 1 février 1675, le régiment d'Humières et avait laissé le commandement de celui-ci au major dCImécourt, qui devint mestre du camp le 26 février 1676. Le régiment a fait les deux dernières campagnes de cette guerre en Flandre ; il a pris part aux sièges de Valenciennes, de Cambrai, d'Ypres, et à la bataille de Saint-Denis. Réformé le 8 août 1679, à l'exception de la compagnie du mestre de camp, qui est entretenue à la suite du régiment de La Valette , il est rétabli le 20 août 1688 par le marquis Jean d'Imécourt, qui avait succédé aux droits de son père et qui les transmit à son frère. en 1693.

Imécourt fit la campagne de 1 689 en Allemagne sous le maréchal de Duras, celle de 1690

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sur la Moselle et en Flandre; il était à la bataille de Fleurus. En 1 69 1 , après le siège de Mons, il retourne sur la Moselle. En 1692, il est à la prise de Namur,à la bataille de Steenkerque et au bombardement de Charleroi. En 1693, il combat à Neerwinden et assiste au siège de Charleroi ; il sert sur la Meuse pendant les dernières campagnes de la guerre.

Il débute en 1701 en Allemagne, passe en 1702 en Italie et se trouve à la bataille de Luzzara. Sous le nom de Montauban, on le voit en 1 703 à Castelnuovo de Bormia, à la défaite du général Visconti, et à la prise d'Asti et de Villanova. Devenu Forbin à la mort du second Montauban, il fait en 1704 les sièges de Verceil, d'Ivrée et de Verrue, combat en 1706 à Cassano, en 1706 à Calcinato et à Turin, et passe en Dauphiné, puis en Provence où il contribue, en 1 707, à faire lever le siège de Toulon.

En 1 708, il s^ppelle Chépy et fait partie de Farmée d'Allemagne. Il sert sur le Rhin jusqu a la fin de la campagne de 17 12, et se rend en Flandre pour participer au siège du Quesnoy, De retour sur le Rhin en 1 71 3, il contribue à la réduction de Landau et de Fribourg, En 17 14, il fait partie du camp de la Saône.

On retrouve Chépy en 1727 au camp de la Sambre, et en 1733 à Tarmée dltalie. Il offrait alors ce spectacle assez rare. Le marquis de Chépy

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avait cédé le régiment à son fils, en conservant une compagnie qu'il commanda pendant toute cette guerre à Géra d'Adda, Pizzighetone, Milan, Novarre, Tortone, Colorno, Parme, Guastalla et à tous les petits sièges qui suivirent. En rentrant en France en août lySô, le régiment eut ses quartiers à Paulhiaguet, en Auvergne.

A l'ouverture de la guerre de la succession d'Autriche, Chépy fut envoyé à l'armée de Bavière. Il coopéra à la prise d'Ellenbogen et de Caaden, au secours de Braunau, au ravitaillement d'Egra, à la défense de Deckendorf et de Landau. Ramené sur le Rhin en juillet 1743, il servit dans la haute Alsace et sur la Moselle, et prit part aux affaires de Saverne, de Suffelsheim et d'Augenheim, au siège de Fribourg et à l'expédition de la Souabe, où il hiverna. Il portait alors le nom de Bellefonds. Au mois de juin 1745, il quitta l'Alsace pour se rendre au camp de Maubeuge, et il acheva cette campagne sur la Sarre. En 1746, il fit partie de l'expédition d'Herensthal, assiégea Mons et Charleroi et combattit à Raucoux. En 1747, il est à Lawfeld, et en 1748 au siège de Maëstricht.

Envoyé à la paix à Ornans, Pontarlier et Salins, il va en 1750 à Schlestadt, en 1751 à Joinville, en 1 752 à Cambrai, en 1 753 au camp d'Aimerie-sur-Sambre, puis à Ploermel et Pontivy. Il est en 1755 à Avesnes, en 1756 à Étain et en 1767 à

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