ROYAUME DE NAPLE
Capo di Monte. — Charles III, roi de Naples, fit élever en i 736, une fabrique de porcelaine à Capo di Monte, près Naples, et Ton y fit, par exception, de la faïence, ainsi que le prouve la magnifique pièce que nous allons décrire : c'est une fontaine de sacristie, composée d'un saint-esprit dominant un groupe de nuages d'où saillissent trois têtes de chérubins ; à la base des nuages se rattache une vasque en forme de coquille à reliefs rocaille. L'oiseau saint est en or rehausse de bleu et de parties brunies; les nuages sont d'argent mat, et les têtes d'or; quant à la vasque, le bleu vif et l'or y dominent, et les moulures mates sont relevées de feuillages et quadrillés obtenus au brunissoir. L'intérieur de la fontaine est émaillé en vert ; derrière, on aperçoit la le rouge émaillée par places ; sur deux angles, où la couverte est assez pure, on a tracé ceci : Capo di Mo
* auprès de l'N couronné. Mo^.
outre un Bernardino ilGiovino, né en 1727, qui peignait des sc«5?- -^^ pastorales et d'histoire ; puis un Gentile Carminé, auteur de sujets ^' crés qui, né en 1678, mourut en 1763. Enfin Gentile Giacomo il V^^ j,i chioj mort en 1713, et Giacomo il Giovine, né en 1717, ^voà\x\s\re^^^^>^^ aussi des scènes champêtres et des chasses. Auquel d'entre eux altr^ huer des pièces simplement signées Gentili P ? 4 4^
C'est sans doute de Técole des Grue qu'est sorti l'auteur d'une pla^^^ * que oiTrant des Ruines dans un paysage, et une Bergère filant près de sa vache et de ses moutons ; dans un angle du terrain on lisait : JLVC 'Ant. Cicuiicû P. Luca Antonio Giannico est un nom encore j^jl? inédit.
Il existe dans le Musée de Berlin une plaque décorée du Baptême du Christ et signée : G. Rocco di Castellij 1732; la forme : di Castelli semble établir qu'il faut bien donner à l'usine le nom de cet artiste.
Une autre pièce du même musée porte : Malh. Roselli fec. C'est encore un nom nouveau. Il en est de même d'un Liborius Grue^ dont la signature existe au Musée de South-Kensington sous un bol couvert décoré de figures d'après Annibal Carrache. Seulement on peut se demander si c'est Liborio Seniorc, qui peignait médiocrement au dixseptième siècle, ou Liborio, fils de Carlantonio, qui travaillait avec son frère Aurelio à Atri, et qui s'établit ensuite à Teramo.