‹ Histoire de la céramique; étude déscriptive et raisonnée des poteries de tous les temps et tous les peoplesChapitre 114 sur 145 · PORTUGAL · texte numérisé non relu

PORTUGAL

Ce pays est en quelque sorte le nouveau monde de la céramique, ce n'est que depuis le voyage de M. Natalis Bondot et la grande Ex sition universelle de 1867, qu'on a pu apprécier le mérite et l'éteud des travaux des Portugais dans l'art de tei*re. Ont-ils été chez eux les it venteurs d'une fabrication que toutes les nations éclairées inauguraie en même temps ? les majoliques italiennes leur ont-elles servi de dèles ? ou plutôt les Arabes et les Maures n'auraient-ils pas été le premiers instituteurs? Ces questions seront bientôt résolues, aujo d'hui que la curiosité est éveillée parmi les amateurs portugais.

Pour ce qui touche l'époque moderne , on peut dire que tous genres ont été heureusement imités et qu'il est fort difficile de disl '^

guer des types normands ou provençaux les fabrications analogues s-^-^^^'*' lies du Portugal.

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is avant tout, parlons des azulejos qui, dans cette partie de la suie, ont été traités avec non moins de succès qu'en Espagne. 850, le Magasin jntloresqw signalait l'emploi général de cette ition dans les édifices publics et les maisons particulières qui, s, sont recouvertes de carreaux émaillés de la base jusqu'au toit; présentent des chasses, des sujets sacrés ou historiques, des ges, des vases remplis de fleurs, des arabesques, etc. Les princifaits de la révolution de 1640, qui enleva le Portugal à l'Espagne, Igurés en tableaux céramiques dans l'hôtel du comte d'Âlmada io ; c'est là que les conjurés se réunissaient et qu'eut lieu l'accla- »n de Jean lY de Bragance. Le sujet principal montre l'Attaque lais par les soldats espagnols : le comte, du haut de son balcon, [gue la foule et lui présente un drapeau avec cette inscription : erdade ! liberdade ! viva el rey dom Joâo IV !» Au premier plan, taille est engagée et des chevaux effrayés entraînent un carrosse me antique. L'un des deux autres tableaux représente la Proceset le Miracle qui inaugurèrent là révolution : l'archevêque de une, Rodrigo da Cunha, marche en tête de la multitude portant ix, lorsque le Christ détache et étend son bras droit, glise de Saint-Mamède, à Evora, est décorée d'azulejos purement sques, mais ceux du collège Saint-Jean-l'Ëvangéliste présentent ujets historiques, à figures de grandes dimensions ; ils ont été 3 par Antonio d'Oliveira.

BONNE. — La capitale du Portugal a eu, on devait s'y attendre, un n nombre de fabriques dont les produits courants étaient des et vaisselles à fond blanc, avec arabesques et fleurs, soit en bleu, m couleurs, où dominent le vert, le jaune, le bleu et le violet, la plus importante de ces fabriques est celle qui, sous le titre de (facture royale de Rato, a fourni des ouvrages de tous genres. )osition universelle nous a montré un vase figuratif formé d'une e nègre coiffée d'un turban ; des récipients à anses composées de s couronnés, et surmontés de poissons et légumes en relief ; un leau dont le corps est un dauphin s'appuyant sur des coquilles j plantes marines et accoté d'écussons, l'un avec les bustes en re- 5S souverains portugais, l'autre avec la légende : Maria I et Pedro Ili, iGAUiE REGiBDS. Puis, Ruprès de ces spécimens, des vaisselles genre a d'un très-beau caractère, d'autres à fleuragos et rinceaux,

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paysages et fleurs détachées. D'après ce que nous indique M. Natalis ^îl ï\v^

Bondot, l'usine de Rato aurait eu une marque Jl^ i\> ordinaire composée des lettres FR . Les chiffres ^^ 4^î.

ci-contre ont été relevés en outre sur quelques spécimens.

Caldas. — Cette manufacture semblerait s'être spécialisée pour les ^^^ a faïences à relief; le plus grand nombre est recouvert d'un enduit noir; • -^ • . les autres ont les émaux habituels du pays, le violet, le jaune et le vert, ^^-^i Des taureaux sur terrasse sont d'un excellent dessin et d'un modelée J^«/^' très-habile ; on les vend néanmoins à très-bas prix.

CoiMBRE a fait aussi de la faïence noire d'une remarquable délicatesse r :s ; I f^ telles sont une écritoire et une théière qui ont figuré au champ de Mars. -^s. 1 , |

Porto. — La ville de Porto a eu plusieurs fabriques qui ont produit i it \'éi des poteries variées de forme et de style. On rencontre depuis les poL«*^ de pharmacie décorés en bleu jusqu'aux vases de forme et aux vais — selles armoriées. Une assiette à bouquets détachés, portant au centra»» une fontaine, offrait cette inscription dans un médaillon soutenu pa des oiseaux : Na real fabriga do cavaquinho. — Porto. Une tasse étail^ i mê^^ entièrement occupée, sur sa face antérieure, par les armes du Portugal.. ï-^fc^.

La fabrique de Saint-Antoine de Porto était représentée au champc^ mjh-^P de Mars par un lion dans le genre de ceux de Lunéville, et par des fon — mm: «zdhlaines posées sur leurs piédestaux et ornées de fleurs et branchages^^-^^ ges en relief coloriés en bleu.

L'histoire dp ces divers établissements, encore un peu obscure, h^m tardera pas à se développer ; nous en avons pour garant le zèle de:^ amateurs portugais, en tête desquels il faut placer S. M. dom Ped père du roi régnant, M. le marquis de Pombal, M. le comte de Penafie M. le baron d'Alcochete, etc.

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