C- O ^ r ^^^ ^^^ ^^ ^^^ ^^ creux : octobre 1 764. Celle
0 • I "^ ^ A- pièce appartient à M. Gasnault, Un autre mé- ^ daillon circulaire, du Musée de Rouen, re-
produit le buste de Louis XV par Nini ; son émail un peu plus pur lui donne l'aspecl d'un grès fin ou de certaines porcelaines de Frankenthal. Cette fois la date de septembre 1768 est accompagnée de deux signatures; l'une \i B est celle de Lauraguais, l'autre composée des lettres L R serait-elle le chiffre du
modeleur? On sait que le comte employait un ouvrier du nom de Legay, mais il n'est pas impossible qu'il ait eu d'autres collaborateurs. Un médaillon du genre de celui de Rouen figure à Sèvres. Le catalogue d'Horace Walpole nous apprend d'ailleurs que Lauraguais avait fait une reproduction en statuette du Bacchus de Michel Ange.
Mais la sculpture n'était pas sa seule préoccupation et, comme l'indiquent d'ailleurs les mémoires conservés dans les archives de Sèvres, il prétendait reproduire avec une égale perfection les porcelaines décorées de la Chine, du Japon et des Indes. Une curieuse assiette appartenant à M. Jules Vallet est en effet décorée en émaux de relief de genre chinois; au pourtour sont trois bouquets de nélumbos assez fidèlement imités; dans le centre, sur un rocher émaillé d'un bleu tout particulier, s'élèvent des bouquets, l'un de myosotis chatironnés de rose, le second portant une grosse fleur déviée du style oriental et relevée de touches en rouge de fer, le troisième formé de bambous à feuilles vertes. Ce précieux spécimen signé du chiffre : ' ' ^ est d'une pâte moins bise que celle des médaillons; son aspect et surtout les émaux qui la décorent nous ont permis de déterminer une tasse non signée qui nous appartient et que nous avions rangée parmi les essais ; d'une porcelaine passable et assez bien travaillée, elle a été décorée à l'imitation des produits de la Compagnie des Indes. Les roses sont passablement copiées; mais une grande fleur, inspirée vraisemblablement par les chrysanthèmes orientaux, laisse percer une fantaisie qui ne permet pas de méconnaître une main française ; les bords de la lasse et de la soucoupe sont de l'émail bleu qui formait le rocher de l'assiette décrite ci-dessus.
Certes on ne saurait dire que les porcelaines de Lauraguais sont irréprochables ; pourtant il touchait à la solution du problème si ardemment cherché partout, et l'on s'explique son désespoir lorsque la marche des événements et les découvertes successives de Guettard et de Macquer vinrent lui enlever le fruit de ses labeurs et anéantir les rêves qu'il avait fondés sur la réussite de ses divers essais.
Le seul tort qu'on puisse lui reprocher, c'est d'avoir attaqué sans ménagement un savant, chercheur comme lui, qui venait au nom de l'intérêt public faire part à l'Académie d'une découverte réelle faite à la suite d'essais multipliés dus à l'initiative du duc d'Orléans, et aux
subsides qu'il accordait à ceux qui travaillaient dans son laboratoire de Bagnolet.
Orléans, 1764. Gérault ne se contenta pas des deux pâtes céramiques exploitées depuis 1753 (voir p. 631); en 1764, selon ses déclarations, il commença à y joindre la porcelaine dure, après s'être rendu acquéreur d'une mine de kaolin de Saint-Yrieix-la-Perche. La mie de sa poterie est blanche, translucide et bien travaillée, et le décor riche ; les plus beaux spécimens sont marqués d'un lambel d'or; il est simplement en bleu sous les services courants.
Quant à la statuaire, elle devait avoir un certain développement, si nous en jugeons d'après le personnel des sculpteurs, modeleurs ou répareurs. Nous avons cité ailleurs Jean-Louis, qui commença les terres épurées ; Bernard Huet, Jean-Louis Malfart, Pierre Renault, Toussaint Macherot et Claude Roger, travaillaient à la faïence et à la porcelaine. Des groupes importants en biscuit, d'autres mis en couverte et peints, sont indiqués comme productions courantes.
On a vu à l'Exposition universelle un beau pot à eau, de forroerare et à fond brun au grand feu, appartenant à M. Charles Davillier.
Bourdon fils, Piedor, Dubois et Le Brun succédèrent à Gérault. On trouve des pièces de Le Brun signées d'un chiffre LB cursif entrelacé, mis au moyen d'une vignette à jour.
Bagnolet, 1765. — Le duc d'Orléans, possesseur d'un cabinet d'expériences à Bagnolet, y faisait travailler le chimiste Guettard ; celui-ci parvint à découvrir le gisement kaolinique d'Alençon, connu déjà de Lauraguais, et ayant ainsi obtenu de la porcelaine dure, il la présenta, le 13 novembre 1765, à l'Académie des sciences, à l'appui d'un mémoire sur les éléments de la porcelaine réelle. Celte publication, combattue sans mesure par le comte de Lauraguais, donna une nouvelle direction aux efforts de l'industrie et fut le signal de la fondation de plusieurs usines.
Gros-CaiLlou, 1765. — Dès 1762, un Suisse, nommé Jacques-Louis Broilliet, avait déposé à Sèvres, avec la déclaration d'ouverture d'une
^ fabrique, sa marque, qui devait être t. B. Mais son privi-
Q^ ^^-^ lége était spécial aux creusets, cornues et autres ustensiles
de chimie. Toutefois, vers 1765, il essaya de faire delà
porcelaine dure allant au feu; en 1767, il n'avait pas encore réussi, et
tout fait croire qu'il n'a jamais livré sa poterie au commerce.
Marseille, 1765. — A cette date, Honoré Savy, faïencier de Marseille j demandait à étendre sa fabrication à la porcelaine ; le 24 avril 1768, le ministre Bertin lui faisait répondre par l'envoi de l'arrêt restrictif de 1766, et du mémoire de Guetlard. Retenu par les difficultés qu'on lui opposait, Savy ne produisit probablement aucune poterie translucide, bien qu'il soit désigné dans le Guide Marseillais comme fabricant de faïence émaillée et porcelaine.
Marseille, 1766. — Joseph-Gaspard Robert, autre faïencier, fut plus audacieux ou plus heureux, car, lorsqu'on 1777, Monsieur, comte de Provence, visita Marseille, il trouva l'usine de Robert en pleine activité et put voir des vases de grandes dimensions ornés de sculptures en relief, des bouquets de fleurs et des services entiers commandés pour l'étranger.
La porcelaine de Marseille nous est connue par les exemplaires conservés à Sèvres et dans la collection de M. Charles Davillier; elle est blanche, bien travaillée et peinte €vec talent de médaillons à personnages, de sites maritimes et paysages et de bouquets de fleurs très-élégants. La marque est comme pour les faïences, un monogramme composé d'un R avec un point sur le premier jambage, ou un R seul; nous avons rencontré celui-ci sur un sucrier blanc d'une belle pâte ayant une seule bordure dentée d'or. Une autre pièce, assez bien caractérisée comme porcelaine marseillaise, portait ^ ce monogramme plus compliqué qui semble réunir les prénoms /^ de Robert, bien que le G ne soit pas bien correct. SrV
Il est un autre chiffre que nous possédons sur une théière assez élégante, à rubans et fleurs, dont nous avons vu plusieurs analogues, «y.p. c'estlechiffreci-contre. M. Chaffers affîrmequ'on l'a relevésurdes • jA, pièces de décor marseillais incontestable, et il propose de le lire : Robert fils ou Robert frère. Nous n'avons jamais trouvé aucun document de nature à justifier celte lecture, et notre pièce, mince, très-vitreuse, diffère essentiellement des autres vases de Robert; nous persistons donc à penser que le chiffre FR n'est point expliqué et qu'il serait sage de le placer parmi les inconnus.
Vl\cennes, 1767. — Un arrêt rendu le 51 décembre de cette année, en faveur d'un sieur Maurin des Âubiez, avait pour but de permettre à Pierre-Antoine Hannong d'essayer la porcelaine dure dont il n'avait pu vendre le secret à Sèvres; des épreuves eurent lieu effectivement, mais
elles n'aboutirenl pas, et les intéressés fermèrent Tusine avant qu'il en sortît aucun produit marchand.
Sèvres, 1768. — Parmi les établissements ambitieux de posséder la pâte dure, la manufacture royale doit occuper le premier rang ; n'ayant pu conquérir à prix d'argent le secret de Paul Hannong, elle le persécuta ; un second traité avec Pierre-Antoine fut annulé à défaut de l'indication en France de la matière première ; la même cause Gléconduire en 1767, Limprun, ouvrier transfuge de la Bavière, qui offrait défaire connaître la composition de la porcelaine allemande.
Enfin le hasard vint au secours de la France ; madame Damet, femme d'un chirurgien de Saint-Yrieix-la-Perche, trouva dans un ravin une terre blanche et onctueuse qui lui parut propre à nettoyer le linge ; elle la lit voir à son mari, qui, plus versé dans les questions du moment, soupçonna que cette argile pourrait être celle qu'on cherchait. Il courut chez un apothicaire de Bordeaux nommé Villaris, qui reconnut le kaolin. On alla lever des échantillons qui furent transmis au chimiste Macquer, de Sèvres. Celui-ci se transporta à Saint-Yrieix en août 1765 et, après des expériences répétées, il put lire à l'Académie, en juin 1 769, un mémoire complet sur la porcelaine dure française et montrer des types parfaits.
Les premiers produits de Sèvres, abondants en feldspath et trèstranslucides, ressemblaient tellement à la pâte tendre, que pour les distinguer, on imagina de les marquer du double L surmonté d'une "^^ couronne. La marque reproduite ici est relevée sur une fine "V tasse qui nous appartient et qui est uniquement décorée en or
*^ de relief du plus puissant effet. Nous avons trouvé celte autre signature sur une pièce peinte en couleurs polychromes de bouquets détachés d'une facture singulière et comme exécutés en hachures pour obtenir le modelé. Le chiffre royal est jeté cursi-
IXo vemcnt en bleu sous couverte ; quant à la marque de peintre, '^ tracée à côté en rose violacé, elle ne figure pas parmi les mo-
nogrammes connus. Ce semble être un M dont le dernier jambage formerait un b.
Ce qui établit une différence bien saisissable entre les deux produits, c'est la peinture : sur la pâte tendre, on Ta vu, les oxydes colorants pénètrent le vernis; dans la pâte dure l'émail décorant reste à la surface et n'adhère que par le fondant; de là plus de vigueur peut-être,
6jA . HISTOIRE DE LA CÉRAMIQUE.
de el.
Charles X, de 1824 à 1827, fit marquer de deux C croises avec ^^**^\X\ au centre et une fleur de lis en dessous ; de 1827 à 1830, le chillk^-T^^^ v disparut et la fleur de lis prit sa place.
Louis-Philippe, de 1830 à 1834, adopta un timbre avec cordon culaire portant une étoile et le mot Sèvres, plus le chiffre annuel 1834 à 1848, le monogramme LP couronné succéda, subissant qi ques légères variations.
Pendant la seconde ère républicaine, les lettres R F dans un do^ ^ cercle reprirent cours.
L'aigle ou TN surmonté de la couronne impériale s'imprimèrent ^ couleur sous les pièces de 1852 à 1870. ^
Aujourd'hui Ton a repris le chiffre républicain.
Voici, d'ailleurs, les marques des artistes de la période moderoe «ui ont particulièrement illustré la pâte dure.
^^j Boullemier (Antoine), dorure.
K^^ Ducluzeau (Madame), figures, sujets.
J^ Poupart (Achille), paysages.
[g Barbin (Farnçois), ornements.
US T^ Déranger (Antoine), figures.
CD. Duvelly (Charles), paysage et genre.
J) J. Didier, ornements.
Fontaine, fleurs.
!^ lîeorgel, figures, portrails, etc.
/Jl^ Huard, ornements de divers styles, cX/4. André (Jules), paysages.
"g Julienne (Eugène), ornements.
XyS* ^^ ^^'' paysage.
Le Gay (Et Charles), figures, sujets, portraits. yCu f Langlacé, paysage.
Jo^il» Philippine, fleurs et ornements. 2^^ Régnier (Ferdinand), figures, sujets.
S'S-p» Sinsson (Pierre), fleurs.
C'tV^ Swebach, paysages et genre.
NiEDER^^iLLER, 1768. — A Cette date, le baron de lîeyerlé livrait au commerce une porcelaine marchande faite avec le kaolin allemand, et dont les essais remontaient sans doute à une époque antérieure ; cette porcelaine blanche, bien travaillée, décorée avec goût, s'élève même parfois à un niveau égal aux ouvrages de l'usine royale ; les peintures y sont fines, des figurines surmontent certaines pièces, et des vases en biscuit, des statuettes et des groupes, montrent toute la force du per* sonnel artistique de l'établissement.
Pendant la période du baron de Beyerlé, de 1768 à 1780,* les produits sont rarement marqués ; sur Vwn des plus distingués nous avons vu : de Niedermller^ quelques autres portaient le ^^/^ chiffre :
De 1780 à 1793, le général comte Custine devint propriétaire de
rétablissement, dont il confia la direclion à Fran- ^^^ ,^^
çois Lanfrey, habile manufacturier ; la marque vlio ^^ 'TS^ fut aloi's le chiffre de Custine :
Enfin quelques pièces remarquables de Tépoque où Lanfrcy acquit l'usine portent ces signes :
Nous avons vu, en 1759, Charles Mire, ou mieux Charles Sauvage, dit Lemire^ désigné comme garçon sculpteur; cet artiste distingué eut la plus grande et la plus heureuse influence sur la direction des travaux : ses figurines sont égales, sinon supérieures, à celles de Cyftlé, dont un grand nombre d'ouvrages fut exécuté à Niederwiller. Lemire a produit surtout des biscuits ; ses plus petits groupes sont parfois vernissés et peints. Un groupe en biscuit porte imprimé en relief le nom de NIE- DERVILLER.
Une marque de Nicderviller, dont l'époque est difficile à déterminer, est cet N. Nous l'avons vu avec un C. Sur une tasse ornée jf >-%
d'une vue de Suisse, était écrit en or Nider. v-Xr
Étiolles, 1768. — La manufacture de Sèvres possède deux pièces dures de cette usine, l'une marquée en creux du monogramme donné page 280, l'autre portant en toutes lettres Etiolles^ 1770. Pelloué.
Paris, faubourg Saint-Lazare, 1769. — Cette date est probablement très-antérieure aux travaux réels d'une fabrique dont le fondateur est Pierre- Antoine Hannong. Il continua là, pour le compte de nouveaux
associés, les essais tentés à Vincennes ; ren- ^
voyé bientôt, il fut remplacé dans la direction par un nommé Barrachin, qui obtint de ^^ ^■ placer la manufacture sous le patronage de^^^^ Charles-Philippe, comte d'Artois. Louis-.^^i^^
Joseph Bourdon-Desplanches, successeur d Barrachin, fit, dès 1782, des cuissons a^^. charbon de terre, et des vases obtenus p^
Porcelaine dure du comte d'Artois.
(Collection A. l.)
ce nouveau procédé furent exposés au cfa^^::^* teau de Versailles. Les produits du faubons-^^„j^
Saint-Lazare se recommandent généralement par le bon goût et u«:.»Tine
exécution soignée.
Les premiers travaux de Hannong sont traités dans le style a ^m
saxon et marqués : ' ^w/
i partir de la protection du comte d'Artois, on adopte ses initiales, licntât surmontées de la couronne de prince du sang; ^-^ . clles-ci s'impriment avec une vignette à jour. Nous pos- 7?)^ CÙ édons pourtant le même signe misenbleusouscouverte. ^^
Par une singulière coïncidence, Charles-Philippe paraît avoir eu les némcs velléités ambitieuses que Monsieur, comte de Provence ; s'il n'a las Tait appliquer sur ses porcelaines les L croisés, marque du souverain , I a fait surmonter ses initiales C P de la couronne fermée de France, jette usurpation d'emblème existe sur une pièce de la collection Paul ïaânault.
Les derniers propriétaires furent MM. Schmidt et Q', Renard, Bourlon, Houet et Benjamin Schœlcher. On trouve des pièces marquées lu nom de ce dernier.
LuNÉviLLE, 1769. — Paul-Louis Cjfflé, sculpteur ordinaire de Slalislas, duc de Lorraine et ci-devant roi de Pologne, obtint un privicgc pour fabriquer une vaisselle supérieure, dite terre de Lorraine ■t des figurines en pâte dé marbre. Chacun connaît les gracieuses stauettes signées en creux : Cyflîé à Lunétille ou Terre de Lorraine. On rouve parfois avec cette mention le nom des artistes collaborateurs de Ijiné, tels que Léopold, François, etc.
Vauh, 1770. — Celte usine, concédée à MM. Laborde et Hocquart et ;éréc par un sieur Moreau, était située près de Meulan ; nous ne conlaissons pas ses produits,
Bordeaux. Nous plaçons ici cette fabrique importante sans savoir trécisément si elle est à son rang chronologique, (eus attendons à cet égard un travail depuis longemps promis par un curieux bordelais, M. Henri ti'ocbon.
La porcelainerie de Bordeaux a été exploitée par m appelé Verneuille, et ce qui prouverait l'impor-
, > l'i • l'oiTclainc de Bonlcaui.
anccde ses travaux, c estqu il a eu trois marques (Coiiaciion a. j,j
lifférentes.
La première, imprimée sur une porcelaine fort belle, consiste dans leux V croisés. Entraîné par de séduisantes pnibabilités, nous -^ ivioiis attribué cette maniue à Vaux; mais le doute n'est plus icrmis lorsqu'on connaît la seconde signature de Verneuille, qui est en '^chet et qu'on trouve mêlée à la première dans quelques services. Une
^pl^ troisième qui nous est signalée consisterait en deux ép fSwWj ^^ parapluies, imitant la signature de Locré. Ce signe i
** ^ nous est pas connu et peut paraître contestable.
Des échantillons de la porcelaine bordelaise existent à Sèvres; M. de^^ Saint-Ijéon en possède des services entiers.
Gros-Caillou, 1773. Le sieur Advenir Lamarre avait déclaré ouvri» ^*j une manufacture qui marquerait AD. Nous n'avons rencontré aucun» ^^-^^^
^^ porcelaine du Gros-Caillou, mais un chiffre LAD nous a é\mt^ ^^' *^^^ montré sur une tasse de décor ordinaire.
Paris, faubourg Saint-Antoine, 1773. — Une autre déclaratior ^i^^ faite par un sieur Morelle indiquait la signature M. A. P. Elle est encon^K-^ à trouver.
Paris, rue de la Roquette, 1775. — Souroux, fondateur de cetr^ j^ usine, marquait d'un S. Nous avons vu quelques rares spécimens à fleurettes qui pouvaient lui être attribués. Ses travaux durèrent pe il eut pour successeur Olivier, puis Pétry et Rousse qui plus tard tra férèrent leur établissement rue de Vendôme.
Paris, la Courtille, 1773. — Fondée rue Fontaine-au-Roi par Je^^n- Raptiste Locré, cette usine avait pour but la grande fabrication da^^ns le genre allemand. Ses premiers travaux sont en effet fort rem^^rquables, et les poursuites de Sèvres purent seules arrêter l'élan ^màes artistes. Les plus belles œuvres de Locré sont exposées au Musée c^^ ramique, où elles peuvent affronter toutes les comparaisons.
y La marque déposée consistait en deux flambeaux croisés, très-bien indiqués sur les pièces primitives; '^^ plus tard ils se formulèrent ainsi :
En 1 784, Locré s'associa à Russinger ; celui-ci demeura seul en 17 SO, puis partagea la direction de l'usine avec Pouyat. On Pouya/
trouve des pièces datant de cette époque et marquées : &
D'après un renseignement de M. x\drien du Bouché, Russinger directeur du Musée de Limoges, cette nouvelle société aurait adopté pour marque deux épis. Nous avons trouvé ce signe sous de remarquables biscuits, signés en outre R (Russinger?). Mais, parmi les vases peints, nous voyons les épis sur des essais e\ sur des œuvres parfaites plus blanches de pâte que la porcelaine habituelle de la Courtille. La question nous parait comporter encore une sérieuse étude.
En 1800, Pouyal demeura seul.
Limoges, 1 773. — Massic, les frères Grellet et Fourneira obtinrent, 1^ 30 décembre 1773, l'autorisation de créer cette lysine, dont les remarquables produits sont marqués : f . T) f- H ils pouvaient être exportés francs de droits; il fut ^
s^néme permis aux entrepreneurs, en 1774, de faire circuler leurs jporcelaines dans retendue des fermes sans acquitter la taxe.
Le 15 mai 1784, l'usine fut acquise pour servir de succursale à ^Sèvres, sous la direction de M. Grellet jeune. M. Âlluaud lui succéda n 4788.
Vendue plus tard par le gouvernement, elle a appartenu à MM. Bainol cadet, Monnerie et Alluaud.
La Seime, 1774. — Le marquis de Beaupoil de Sainte-Àulaire, le chevalier Dugareau et le comte de la Seinie fondèrent cette Hibrique, ui s'occupait particulièrement de la préparation en grand des pâtes a porcelaine. Les ouvrages livrés au commerce n'ont r>^
'ailleurs rien de bien remarquable; leur marque ^j ou . ooO si le chiffre :
n rouge au pinceau, ou le nom tout entier. Une seconde usine a été transférée de la petite rue Saint-Gilles à la Seinie, par François-Maurice Honoré, qui lui donna pour directeur —ànstett, qui sortait de chez Dihl.
Paris, rue de Reuilly, 1774. Jean-Joseph Lassia, propriétaire de <^tte manufacture, devait en marquer les produits d'un L. La porcelaine qu'il voulait livrer au commerce devait résister au feu, et des épreuves failes en 1781, en présence de Cadet, Guettard, Lalande el Fontanieu, semblent établir qu'il avait réussi.
Nous ne connaissons pourtant aucun produit de Lassia, /O mais M. Marryat lui donne ce sigle : *^^Nl/
Paris, rue de la Roquette, 1774. — Vincent Dubois, dont l'établissement était connu sous le nom des Trois levrettes, a dû faire, pendant une dizaine d'années, de la porcelaine, puisqu'il fut l'un des réclamants contre l'arrêt restrictif de 1784. Ses ouvrages sont à chercher.
Cugnakcourt, 1775. — Pierre Deruelle déposa la déclaration d'établissement de cette usine en janvier 1775; sa marque devait être un moulin. Au mois d'octobre de la même année, il oblint le patro-
6U0 inSTOIRË DE L\ CÉRAMIQUE.
liage (le Monsieur, frère du roi (depuis Louis WIII) et signa du chiffre de ce prince.
Dès SCS débuts, la porcelaine de Clignancourl est recommandable par la beauté de sa pâte et la grâce de ses peintures; ainsi, ^y Sï/ parmi les pièces produites pendant les neuf premiers ^V „-— U. mois et marquées au moulin, il en eit déjii de fort remarquables.
Le Musée de Sèvres possède un curieux spécimen signé ainsi, au «^^ moyen d'une vignette à jour. Nous nous étions demandé dV yûT^ bord si la lettre B n'était pas un signe chronogrammatique >C comme ceux de la manufacture de Sèvres ; mais en voyant des . pièces marquées à la vignette d'un grand B surmonté de la couronne ~: de prince du sang, celte supposition tombait d'elle-même. Que signi-fie ce B? Il est difficile de le dire, les titres conservés dans la manu-facture auraient pu seuls l'expliquer. Néanmoins les deux L croisés,^ imitation du chiffre royal, ne pouvaient durer; on ysub — = -Sç^''i^\ stitua CCS autres signatures, dont la première est l'ini —
liale du litre de Monsieur, et la seconde est composé des lellresLSX; Louis-Slanislas- Xavier; nousp
celle-ci très-lisible, et surmontée aussi de la couronne de prince dL
fsang. Nous avions placé parmi lesmarques inconnues une en bleu sans couverte tracée sous une pièce d'essai très- jVL feldspath ique, décorée d'un semé de bluets; aujourd'hui '^ son attribution à Clignancourt ne fait plus doute; nous l'avons trouvé sous une assiette à fleurs imitation de Sèvres, qui portait en ména^ae temps cette inscription mise au moye^^^n d'une vignette à jour : GLIGNANCOUIL^ST seulement la lettre M
bleue est évidemment monogrammatiqi «uc
et son irrégularité est intentionnelle; le premier jambage barré par le haut (oTT^m^e un I qui se détache du reste beaucoc^a/j plus petit. Nous ne pensons donc ^3s [•orcciaiue dure du lo.iin de Provenco. qu'j) faj||e y voir l'initiale de Monsieur. Moitié a succédé à Deruelle, y auraif-iV là quelque allusion à son nom?
Paris, iiub du FEiiT-GARnousEL, 1 775. — En plaçant ici celle manu-
facture nous ne lui donnons pas sa véritable dalc; elle doit sans doute remonter encore plus haut. En effet, c^est sur le titre d'un roman historique de Monvel, public en 1775, que l'auteur indique son adresse rue du Petit Carroiisely au magasin de Porcelaine. Cette rue, aujourd'hui détruite, tenait d'une extrémité à la rue Saint-Louis de l'Échelle, proche la rue Saint-Nicaise, et aboutissait à la place du Carrousel.
Les porcelaines de cette fabrique n'ont rien qui les distingue de leurs congénères; c'est une bonne marchandise courante où l'on trouve les divers décors du moment à fleurs semées, rinceaux, et surtout les bluets en quinconce mis en vogue par la porcelaine à la Reine, Aucun document n'avait été publié sur cette fabrique, que l'on croyait généralement appartenir aux dernières années du dix-huitième siècle ; c'est M. Jules Vallet qui a mis les premiers renseignements en lumière. Voici d'ailleure les marques diverses appliquées à la vignette dans l'établissement :
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