MANUFACTURE
MANUP-
Paris
Carousel
du Petit
du Carousel
a Paris
Carousel a Paris
a Paris
Les almanachs de commerce font connaître qu'en Tan VII (1798- 1799), l'établissement était dirigé par la veuve Guy; un an plus tard, en l'an VIII, un sieur Guy, probablement Guy fils, avait la direction ; on peut donc supposer qu'en 1775 Guy père, fondateur sans doute, était à la tête de l'usine; les trois initiales signifieraient alors : Petit Carrousel Guy ; la seconde marque semble en effet indiquer cette subordination du nom de l'exploitant à celui de la fabrique ; puis le chiffre aurait persisté dans sa forme, indépendamment du développement donné au reste de la légende.
Boissette-près-Melun, 1778. — Yermonet, père et fils, obtinrent un privilège de quinze années pour la production en ce lieu d'une porcelaine d'un blanc supérieur et pouvant èlre livrée à bas prix. Décorée généralement de bouquets de fleurs, cette poterie est en effet d'un beau blanc et bien travaillée; elle porte un B en ble
sous couverte. Nous l'avons observé sous diverses formes; * celle-ci est toujours suivie de deux points. Ile Saint-Dems, 1778. M. Laferté, ancien fermier général, parait avoir été le propriclaii'e de cette usine; nous n'avons vu ni vases, ni vaisselle pouvant lui être attribués; mais il existe dans les galeries de Versailles deux bustes, l'un de houis XVI, l'autre de Monsieur, datés de 1779 et 1780, et signés : Grosse l'hle Saint-Denis ; l'établissement était donc important et pourvu d'artistes distingués. On sait d'ailleurs que la porcelaine de l'ile Saint-Denis était courante, puisque dans une saisie opérée chez Nicolas Catrice, peintre de Sèvres, qui faisait de faux décors, on captura sept pièces de cette manufacture.
Paris, rve Thirouk, 1778. André-Marie Lebœuf, fondateur de celle fabrique, obtint de la placer sous le patronage de
la reine. Beaucoup de services communs sont
sortis de la rue Thiroui, mais les pièces de cboiit,
et elles sont nombreuses, sont recommandabics
' sous tous les rapports. Lebœuf avait établi le dé
ronxiaine d« u BeinB. pôt de ces porcelaiues chez M. Graneer, biioutiei — —
[Coltoctign A. J.) , , . ' . , n ■ 6 ) J
de la reme, quai de tonti.
La marque habituelle est la lettre A couronnée, sigle de la rpîm r*
Marie-Antoinette. Quelques pièces portent ce chiffre cur- ^ rfra sivement tracé au pinceau : A
TV sur d'autres il y a seulement un A en bleu sous couverte ; a
ce sont certainement des ouvrages datant du commence- x'nr— ^
ment de la fabrique; plus tard l'A couronné s'applique en rouge au MU
moyen d'une vignette à jour. .
Les successeurs de Lebœuf furent les sieurs Guy et Hou- / ^ / -^"^
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se! ; on trouve des pièces à leur nom exprimé ainsi ; ^3 '
Guy était-il celui qui devait succéder à la veuve Guy au RueTliiroi? Fetil-Caroussel? A la date qui correspond à ce changement a Paris HouRcl seul marquait à son nom ; il resta propriétaire de l'usine de 1799 à 1804. LEVEILLE
On trouve quelques poradaines modernes inscrites 1 2
ainsi : RLE THIROU\
Paius, rue de Bondy, 1780. Établie sous la raison Guerhard el Dihl, cette manufacture est l'une des plus intéressantes (te la fin du dixhuitième siècle; dès ses commencements, elle se place à ta tète de
l'industrie et rivalise avec Sèvres, grâce aux connaissances chimiques et à la haute intelligence de Dihl. Placée sous le patronage de Louis- Antoine, duc d'Ângoulême, elle échappe aux persécutions de rétablissement royal et peut produire des vases de grande ornementation, des biscuits et jusqu'à des bouquets de fleurs coloriées. Inventeur d'une palette minérale perfectionnée qui ne change point au feu, Dihl fait exécuter son portrait, en 1798, par le Guay, sur une plaque moyenne; en 1801, il veut aller plus loin et se fait peindre de grandeur naturelle par Martin Drolling sur une plaque de 0'",60 sur 0",50. Il crée ainsi le genre où Sèvres devait s'illustrer.
Les premières marques de l'usine sont les suivantes, tracées avec une vignette à jour; une seule pièce nous a montré le nom Dihl en bleu sous couverte. Plus tard on trouve imprimé en rouge, avec un patron :