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ferme symétrique , et ils sont pourvus d'une large ouverture ovale Linée à l'introduction du corps. Cette ouverture se ferme avec un cercle en faïence ou en poterie.
Les cercueils eux-mêmes sont également en terre cuite , enduite vernis de couleur verte et ornée en relief de figures de guerriers jciis d'étranges et d'énormes coiffures, vêtus d'une tunique courte et A* Mjnie sorte de long jupon sous cette tunique , avec une épée au côté, 1^3^ bras appuyés sur les hanches et les jambes écartées. De grandes <i; usi^ntités de poteries et de figures en terre, dont quelques-unes sont ►Celées avec une grande délicatesse, ont été trouvées au milieu de cercueils ; celles-ci contiennent à l'intérieur une énorme quantité *nements en or, argent, fer, cuivre, verre, etc. » ous n'avons vu nul fragment des cercueils décrits plus haut, mais ^^^^^ K* description seule nous remet sous les yeux les précieux monuits classés au Louvre et ces guerriers à la puissante allure conduides captifs en déroulant leurs ["processions gigantesques sur les des palais de Sargon et de Sardanapale. elle a dû être, en effet, la première forme de l'art en Asie Mineure, ^ ^^ ■^Jme expliquée en quelque sorte par le contact et les luttes avec la civi- 1 is»5* tion égyptienne. Plus tard, la Grèce vint à son tour imposer sa force •^ ^ 1 ai poésie de ses conceptions à ces peuples si facilement accessibles inspirations grandioses. Les témoins de cette conquête, nous les rons dans nos riches collections : M. Langlois a rapporté de Tarse, Cilicie, des terres cuites à reliefs vernissées en beau vert qui ont la V^**"«lé de style, l'ampleur et la sévérité de l'art grec même; l'un des Vragments appartient à ces vases en forme de pomme de pin , imités V^uis lard en Perse et qui furent le modèle des faïences primitives de ferula en Italie; les autres sont des parties de coupes élégantes, ornées de moulures, de guirlandes modelées, de rinceaux composés avec goût. Uî potier cherchait plus encore ; à la richesse des reliefs il voulait ajouter la variété des tons ; l'émail intérieur n'étiût pas le même que c^W du dehors; une bordure jaune relevait parfois le vert vif du fond. y^ux morceaux surtout prouvent à quel point les ressources de l'art iSlaient étendues : ici c'est un beau masque comique d'un jaune doré nuancé par des teintes rouges étendues sur les oreilles , les paupières ei J arcade des sourcils ; un trait noir grassement parfondu rehausse ceux-ci et indique la bordure des cils ; cette sage application de la
polychromie donne à la pièce une animation presque nalui*elle. Plu loin est un débris de vase dont le pourtour saillant teint en vert s'en levait vigoureusement sur un vernis jaune d'or. L'ornementation es relief se compose d'une première frise de feuilles trilobées entre U pointes desquelles saillissent des demi-perles alternativement rouges brunes; au-dessous est un rinceau formant couronne, dont les feuill découpées et nervées sont successivement opposées à des sortes de fni^ rouges. On ne saurait se figurer rien de plus élégant que cet ouvran composé dans le style des riches productions des verriers antiques ^ obtenu avec les vulgaires éléments de nos poteries grossières.
Après avoir vu l'art céramique atteindre ces hauteurs , on n*a pi à se préoccuper des questions si longtemps agitées parmi les arcla^ logues, savoir : si les Grecs et les Romains ont, ou non , connu \m vernis céramiques ; s'ils en ont fait l'application à leurs lampes et l'intérieur de leure conduites d'eau, et si certain potier de SchleslaJ n'aurait pas été l'inventeur de ces vernis au treizième siècle.
Comment ces pratiques distinguées sont-elles restées dans le domain des pays conquis par les Grecs, alors que le centre hellénique se cor tentait de ses poteries lustrées? Initiés de longue date aux beautés d la lign€, à la sévérité des compositions simples, les Grecs n'éprouvi rent pas le besoin des tons vifs que fournissent les couleure vitrifiée tons en si parfaite harmonie, au contraire, avec les vêtements luxueu les meubles incrustés d'or et de pierreries des satrapes de l'Orient. C'e donc en remontant et en traversant l'Euphrate et le Tigre qu\ arrive vers la patrie réelle de la céramique brillante, des terres cuit richement émailiées appliquées à la décoration des temples et d palais.
Pourquoi faut-il que les éléments fassent défaut pour la reconsiru lion complète de l'intéressante histoire des arts de l'Asie Mineur Où sont les œuvres de ses conquérants successifs et surtout des Sass nides, qui ont laissé dans le pays des souvenirs si vivaces?
On a trouvé à Rhodes et dans quelques autres localités des ampo les côtelées à vernis bleu turquoise, rappelant les antiques produits l'Egypte; mais ces témoins isolés, sans caractère propre, ne serve qu'à prouver la filiation des poteries siliceuse et leur irradiation du s pharaonique vers la Perse et l*Inde.
U faut donc franchir à la hâte ces lacunefe attristantes, cl alteini!
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|'is*la'nisme naissanl pour en suivre le développement el saisir une nm^nifeslation nouvelle des ressources de l'esprit humain.
^f aliomet, obscur habitant de la Mecque, se met à prêcher une doclrin«3 religieuse inconnue; le vendredi \G Juillet 622, il est oblige de fuir sa villes natale, oiî ses opinions étaient mal accueillies; il se réfugie à Médineet y est rcsçi» en apôtre; bientôt entouré de nombr-eux scolaires, chef d'une armée, il retourne à la Mecque, et y entre en conquérant. ; en 631, il s'empare d'une partie de
I;» S3frie,etsa mort, survenueen632, su»- ^'
IM»r»<l à peine le succès de ses armes. En """^^ ] cfTei, l'un de ses beaux-pères, Aboubekre, tnmrt » Bhodc».
proMid le litre de calife ou de vicaire, et
se K-end maître de la Syrie ; l'autre, Omar, envahit TÉgyptc. En 644, Ollïnian, général, enlève la Perse à Isdegerde III, dernier roi sassai>«tî«3. Les Ommiades fondent au nord de l'Afrique le royaume de Kail'oiianet conquièrent l'Espagne; les Abassides sont maîtres de toute ' A.SÎC occidentale, et dès lors commence cette lutte incessante du *^"r-isiianisnic cherchant à mettre une digue à l'envahissement des '^^^«ït^teurs du Coran.
ï— c premier soin des Arabes vainqueurs fut d'élever partout des mo-
****ieDts au culte nouveau, ou d'approprier à ce culte les temples
*^^»»C|uis; dès 707,on consacre à Médine même un tombeau à Mahomet,
^*- On le couvre de plaques céramiques dont l'une est parvenue au
'"'-■séc de Sèvres; or cette plaque, semblable dans ses éléments aux
P'*i<:es que nous retrouvons en Perse, est également teinte de glaçures
^''»<»-alcalines bleues et vertes rehaussées de noir. Voici donc un type
^'^ la fabrication arabe pure appliquée aux constructions, cl les mo- -
0**tiienlsde Konieh, en Asie Mineure, construits de J074 à 1275 par
Hïlidji-Arslan, et Ala-Eddin, nous offriront des revêlements de même
g^ore. Ijc minaret de la mosquée de Nicée, élevé en 1 389, et qui est le
iitonument le plus occidental de l'art arabe, nous montrera des déco-
mions semblables.
Mais évidemment ce n'est là qu'une application toute spéciale d'un art flmnc»^ capable de faire pluM el mieux; à côté des briques aux couleurs
vives, à la surface brillante et lustrée, dont l'assemblage par segments géométriques devait former d'élégantes mosaïques à tons tranchés, il y avait une fabrication de plaques peintes et à reliefs coloriés ; il devait y avoir aussi une production considérable de vases d'usage ou de décoration. On sait que les princes seldjoukides firent venir de Perse et d'Arabie, non-seulement des savants et des poètes, mais encore d artistes capables de relever, par leur talent, l'éclat des monumen publics. De grandes fabriques de faïences et carreaux émaillés furen* établies à Nicée et à Brousse ; celle de Damas eut une réputation qur pénétra jusque chez nous, et fit rechercher les poteries orientales â l'égal des gemmes précieuses.
Le tombeau élevé à Mahomet, à Brousse même, dans le quatorzièm siècle, peut permettre de juger du style décoratif des artistes de l'Asi Mineure à cette époque, et des ingénieux procédés des potiers roumain Les plaques de revêtement placées à l'extérieur du monument étaie modelées à reliefs et peintes, mode tout spécial de décoration appliq là, dit-on, pour la première fois. Le fond, d'un brun métalliqu semé de rinceaux en réserve, faisait ressortir, sur les frises, de bell inscriptions saillantes en bleu, surmontées d'oiseaux, martelés pi tard par de fanatiques sectateurs d'Omar. D'autres carreaux offraieir des combinaisons arabesques dont le contour, dessiné par une lig saillante comme une cloison, enfermait des émaux de couleurs fo mant relief dans leur partie centrale, et s'abaissant vers les contour A l'intérieur, les voûtes et les plafonds, garnis de pièces monochrome dessinaient de vastes mosaïques ; mais les murs, revêtus de plaque peintes à surface unie, montraient deux dispositions différentes; It^ unes imitaieivt non-seulement le style des émaux cloisonnés de Byzance, mais encore les teintes fondues qu'on trouve sur les couvertures d'évangéliaires, les châsses et autres travaux d'orfèvrerie; des feuilles composées, des palmettes, offraient un vert passant au jaune nuancé, un bleu vif arrivant au blanc par la teinte céleste, un violet pensée se dégradant en lilas, etc. Les autres carreaux, de genre persan, se spéciaii^ saientpar des couleurs fluides et pâles.
Est-ce bien, comme le pense M. Charles Texier, sur le tombeau de Mahomet, à Brousse, qu'il faut chercher la première application de la faïence peinte à relief? On a vu passer dans une vente publique un vase on Ibrme de potiche décoré de frises superposées chargées de musicien^
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