‹ Histoire de la céramique; étude déscriptive et raisonnée des poteries de tous les temps et tous les peoplesChapitre 45 sur 145 · AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

AMÉRIQUE

vies Lenormant cette remarquable image des anciens Quichuas ; le ut s'émerveilla comme nous devant la beauté du type et la perfecti ^z^^arm. du travail ; puis, avec cette sagacité qui lui était particulière, il n^z» '«^■.â fit remarquer qu'un grand nombre des prisonniers attachés aux cKiK ^m. rs de victoire des pharaons offraient, sur les bas-reliefs de TÉgypte, d^^^^» caractères de race identiques; rapprochant d'ailleurs ce type e& ^■r:^^ jnique de celui de la souche antique des souverains du Japon, il nous es^M. :iit voir les analogies étroites et bientôt, lancé dans les plus hautes s^i^^S^zîulations de la science, il remonta jusqu'à la dispersion des races, a^«:K.:3c: communications probables des mondes ancien et nouveau par c^^ "t-t^ mystérieuse atlantide dont l'époque historique semble avoir perçu 1^^ tradition; il jeta ainsi pour un moment les lueurs de sa haute

nce et de son éloquence persuasive sur toutes ces questions sans e agitées et non résolues, que le génie et l'érudition soulèveront en vain, parce que les éléments matériels manquent pour les iircir.

It tout cela à propos d'un vase d'argile que le moindre choc eût pu ™-^^ t-aruire? Certes : mais cet ouvrage fragile est là, posant, sous l'immua- ^^ tranquillité de l'homme qu'il représente, l'un des problèmes les ^:» s importants de l'histoire du monde. Pour nous, dans cette œuvre is n'avons à voir que deux choses : un type ethnique annonçant l'in- 1 ï. igence cultivée d'un peuple avancé dans la civilisation ; un ouvrage Eîz parfait pour appuyer la première proposition et pour montrer îUe large part les arts devaient occuper dans cette société ignorée dant des siècles et à peine entrevue aujourd'hui. >i nous avons, en effet, parlé d'abord de ce vase, à raison de l'im- Lance du portrait qu'il nous conserve de la race Quichuas, il nous ^ à en mentionner beaucoup d'autres qui montrent, chez les an- »s peuplées américains, une aptitude merveilleuse à la reproduction tl. ^5^^ objets naturels, et une disposition native pour les compositions li- *^^^^îres du genre de celles inventées par les Égyptiens et les Grecs, -^^îïisi, une sorte de méandre dont les principaux enroulements sont re- ^^^s par un ornement scalaire, des losanges encadrés de dents de loup, ^es divisions en damiers, forment sur les vases des compartiments zomaires, tantôt en relief, tantôt tracés en couleurs.

Qtiant aux formes, certaines sont d'une identité si parfaite avec la donnée égyptienne qu'on s'étonne de devoir les attribuer au nouveau

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monde; une coii[>e dont l'anse est termin(^e par une tête de cananl semble sortir des tombes de' Memphis; une lagène à anse a, sur sa panse semée d'un fond de points en relief, la figure d'un écbassier qu'on prendraitTolontiers pour l'Ibis sacre du Nil ; une amphore apode à deux anses basses et à col évasé, rappelle l'élégance et la ricbesse ornemcnlale des plus belles poteries peintes de l'époque gréco-égyptienne.

Voilà pour les connexions; il ne faudrait pas croire cependant que Part péruvien n'ait rien qui lui soil propre. Dans un pays brûlant oiî le besoin des rafraîcbisscments n'est tempéré que par la crainte des animaux nuisibles qui peuvent se glisser dans les boissons, il était naturel que le potier cherchât des combinaisons de formes de nature à rassurer le buveur contre tout danger. Bien n'est donc plus fréquent, dans les poteries américaines, que les vases composés, à siphons, h eloisons diverses, oiî le liquide doit pareourir plusieurs cavités, traverser d'étroits canaux, se tamiser en quelque sorte avant d'arriver à destination. Les gourdes lenticulaires, les vases conjugués deux à deux, ceux à quadruple et quintuple réceptacle, surmontés d'un tuyau en arc avec goulot supérieur, sont de forme bien caractérisée. Quelques vases cubiques supportent des animaux singuliers ou des perroquets mis en communication par le siphon arqué dont il vient d'être question. Cette disposition s'adapte d'ailleurs parfaitement aux pièces figiii-atives, et

rien n'est plus fréquent que les canards, les poissons, les chèvres, les animaux plus ou moins monstnieux disposés en vases siphoîd&s.

Ces œuvres de terre ont-elles eu seulement pour but de satisfaire à des besoins usuels? l'artiste n'a-t-il pu, parfois, laisser l'argile s'animer sous ses doigts pour obéir à l'inspiration du génie? Nous sommes

AMÉRIOrE. i!

3 de le croire en examinant certains q)ériin<^nx, r: ntru TT>-**n: \uu^ c du musée du Louvre; en fait, c'est un vase, niai> >a >:-:)on |vu le, sa composition où Taccessoire abonde, pmuvont que le jH>lior chait plutôt une flguration gracieuse qu'un ag^ena^menl utile. Tne es vigoureuses tiges articulées, comme les climats tropicaux en nt tant, se coude pour émettre d'un côté un fruit largement ouvert ; le récipient; rarticulalion supérieure montre le même fruit on

tpositi

ous l'avons dit, la tendance générale ies nations américaines à ^^^'Tcher l'exacte représentation du type inmain, est un indice de haute \\>t diligence, et si les figurations relipwwes restent au-dessous di*s aulre«, le canon, le respect religiera As premiers essais de Tari d;ins l'enfance, en doivent être la eau», les fccas et les anciens Mexirviin*. oat en effet épuisé les idées des peapfe antiques de rOccident • eom ceux-ci, ils ont fait passer le rase par toutes les eia^ntricit»^ de la Corme, ici le soumettant aux represffltabMSBalurelK^, là r^^^ price bizarre, figurant un animal lie ë fwpn? p>ur Ir^ >.î. r : îs ^ pied entouré de sa chaussure, un ko» œj-nts^nt nr . .-1 avouons-le, dans cette dernière eomp^sitiai. t^^r^-jr^ ^,^^ ^^ ^^ * - /

et aux Étrusques, les premiers ne sfsrtt?7^TK^" ^--A .î^ » f ^^^ pure que les seconds. * "^

En résumé, cet art, hierenra^ of.. ^i .^ ,r-2tf :- -^^ - • .,. ; . norable dans l'histoire eénn» *«.»-> 1 ^ " ^•.-

fois de plus la connexioo àr% ^ des précédés par lesquelç Ti

du progrès. .»▼«•*

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