‹ Histoire de la céramique; étude déscriptive et raisonnée des poteries de tous les temps et tous les peoplesChapitre 51 sur 145 · CÉRAMIQUE ROMAINE. S · texte numérisé non relu

CÉRAMIQUE ROMAINE. S

un busle de Silène barbu velu d'une tunique à manches cl jouant de

la double flùte ; autour on lit : calenus cakoleius pecit, Calenm Cano-

leius a fait; une bordure de feuilles de lierre

et de fleurs encadre l'inscription, et au-dessus

sont des flots et des oves. Ce genre à reliefs a été

pratiqué par les Romains, concurremment à

l'autre, mais en bien plus petite quantité.

Ce n'est pas à dire que la poterie commune n'ait pas été cultivée; de nombreux fragments prouvent le contraire, et l'on trouve particuliè- ^

rementaux environs d'Anzio, l'ancienne Antium, ^^^ d'Areiio

des ajnphores semblables à celles des Grecs. Les ruines de Garthage ont fourni une de ces amphores insente des noms io Longinus et Marius, consuls en l'an 104 av. J. G.

Mais la plastique romaine véritablement intéressante est celle dcs- 'inée à la décoration des édilices et des intérieurs; en effet, jusqu'au dotneot où Rome, maîtresse tranquille de la Ligurie, eut à sa disposition les carrières de Luna (Carrare), le marbre était excessivement '^'"e, et c'est la terre cuite qui fournissait les antcUxes, les métopes et '®s bas-reliefs historiés des temples et des riches palais.

Nous n'avons pas besoin de nous étendre ici sur les mérites de la

plastique sculpturale; la collection sans pareille réunie au Louvre

"^'^ïilrera aux curieux, mieux et plus éloquemment que toutes les

"*^^s<;ï-ipiions, à quelle perfection cette branche de l'art était parvenue

****** chez les Grecs commerçant avec Rome, soil dans les mains des

*^*lèoes établis en Italie. Une lettre de Cicéron à Atticus nous apprend

^** On tirait alors d'Athènes un grand nombre de ces bas-reliefs, et le

^*~^tid écrivain demande lui-même à son ami les types dont il désire

***''**er son atrium. Aussi, bien que la plupart des ouvrages classés au

*-* **vre proviennent de Tusculum ou de Roma vecchia, localités de la

^*-*** pagne de Rome où s'élevaient les plus magnifiques villas, nous

oliercherons même pas à distinguer, dans ces ouvrages, ceux évi-

*^** ïjient grecs de leurs imitations.

^-■«ique l'observateur reconnaîtra d'abord, c'est que la plupart des

j "J ^t s traités se rapportent ù la mythologie héroïque de la Grèce : c'est

. *~«i^ule, le héros dorien par excellence, tuant l'hydre de Lernc,

*^** j)tant le taureau de Crète, ou combattant le lion de Némce ; Thésée,

ionien, se signalant par ta défaite des brigands el dc^^*^^^ su bien encore luttant contre les Amazones.

1 Iroyen fournit aussi son contingent; Paris en habit» i*^^^" fuit sur un quadrige entraînant Hélène enveloppée dans^''*' e. Le pendant de cette scène nous montre l'épouse par-—- '•^^ nenée par son époux; cette fois Hélène ne cache plus ses ^^

omphante dans sa beauté, elle l'ctale lièrement à tous les ide le cliar où Ménélas, debout derrière elle un pied penï toucher la terre, semble impatient de retrouver le toit

lée tuée par Acliille et inspirant de l'amour à son mcurun des sujets affectionnés par les artistes grecs ; Panœmus, lidias, l'avait peint sur les barrières du trône d'OIjmpie ; ,e sarcttphages le reproduisent avec une intention symbo-

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