‹ Histoire de la céramique; étude déscriptive et raisonnée des poteries de tous les temps et tous les peoplesChapitre 73 sur 145 · AV · texte numérisé non relu

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^iNTE-FoY. — Est-ce bien dans la Normandie qu'il convient de plaetle fabrique, dont Texistence nous est révélée par une pièce uni- *? Il exista en France une foule de localités du même nom, el par équent il est bien difficile de se prononcer.

iir une gourde ornée de fleurs et portant un sujet de personnages en nmes de l'époque de Louis XV, on lit : Fait par moi Laroze fils, à ite-Foy. La forme du vase est bien plus répandue dans le midi de I ^t^ «"anceque dans le nord ; mais le nom du peintre est si fréquent en

-amandie qu'on peut, sans trop de hardiesse, supposer que le four

[m est sortie cette poterie était situé dans l'arrondissement de Dieppe.

lorsqu'il s'agit d'attribuer un spécimen unique et dont le style n'a

^•i^--T» de bien déterminé, l'embarras est toujours grand; le point de

4jc:^mji te doit rester comme une garantie de prudence el un appel aux re-

t3i:*cïies à venir.

I>AJVGU, près Gisoi^s. — D'après les documents recueillis par M. An-

S Pottier, cette faïencerie du département de l'Eure appartenait à

^1 - lo baron de Dangu qui, le 11 juillet i 753, la louait à Dominique Pel-

^'^^, marchand et peintre en faïence, Adrien Levesque, mouleur, et

3aoqixes Vivien, bourgeois de Rouen. A défaut du payement du loyer de

^ îïïïrneuble, une saisie fut opérée le 24 janvier 1755, et, le 26 avril

* ' S7 ^ les marchandises furent vendues publiquement à la porte de la

fabrique, à la requête et au profit du baron de Dangu et de plusieurs

î^uires créanciers.

I^el^ce, ou plutôt Pellevé, se releva-t-il de cette catastrophe? l'usine

pass€i-t-elle on d'autres mains? Nous ne le saurions dire; mais ce qui

est Certain, c'est que les travaux continuèrent. Nous avons rencontré

^^ fait acquérir à notre ami, M. Paul Gasnault, un charmant broc ou

picliet à cidre décoré d'une figure de Saint Jacques entourée de rocailles

*^^ de bouquets du genre à la corne ; le dessin est bon et les émaux

pu 1*5;^ bien qu'un peu pâles; le jaune citrin y domine. Sous la figure

'^^ ^aint patron est le nom du destinataire : Jacques Vaillaux; au-des-

^^^s de l'anse on lit : i 759. Dangu. Cette pièce permettra d'en classer

^^^Ucoup d'autres pour l'attribution desquelles on hésitait entre Rouen

Sinceny.

^erneuil. — « Le sieur Gabriel Violette père, de Verneuil, offre à

^^Vïer une faïencerie ; de fournir toutes les terres nécessaires et le bois

^^eilleur marché qu'à Rouen. » Cette mention est encore relevée par

M. Pollicr dans les Annonces et affiches de Normandie pour 1775, page 47. La difficulté d'exploitation de ces usines secondaires s'explique par la concurrence du centre principal, et Ton comprend, par la même raison, que leurs produits demeurent inconnus à défaut d'inscriptions révélatrices.

Caen. — D'après le Tableau général du commerce de la Narnuindie, il existait là une manufacture de faïence qui produisit plus tard de la porcelaine dure par les soins de Desmare et C^ Nous ne connaissons ^ pas la faïence de Caen.

Saint-Denis-sur-Sarthon. — Par un arrêt du mois de décembres;^ 1749 et des lettres patentes du 23 septembre 1 750, le sieur Jean Ruel» conseiller du roi et contrôleur ordinaire des guerres, obtint un privi^ légc de vingt années pour l'établissement d'une manufacture de faïence à Saint-Denis-sur-Sarthon, généralité d'Alençon.

M. Pottier, qui donne ce renseignement, n'annonce pas avoir vu de pièces provenant de cette usine.

Les autres localités de la Normandie, dont on a vu le nom sur le tableau des fabriques, ont été mentionnées à l'époque de la Renaissance pour de remarquables produits, mais nous ne pensons pas qu'elles aient pris part au mouvement moderne ; beaucoup ne font plus que de la poterie commune.

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