I. Â. Salzmann^ Nécropole de Camiros, pi
dans la Grèce asiatique et dans les îles. Si
presque en vue de la côte péloponésienne, Tîle de Mélos, qui en a fourni les plus beaux spécimens. A Athènes, au Ministère des cultes et de l'instruction publique, dans le cabinet du surintendant ou éphore des antiquités, sont enfermées trois grandes amphores, hautes d'environ trois pieds, qui proviennent de cette île'. La décoration de la première se compose, en haut et en bas, d'enroulements et de palmettes, au milieu, d'un couple de chevaux placés en face l'un de l'autre. Sur la seconde, reproduite planche II, le cou, divisé en segments par des bandes verticales et décoré d'enroulements et de palmettes d'un dessin riche et original, nous fait songer à l'Asie, mais la première des quatre zones entre lesquelles est divisée la panse nous rappelle vers l'Egypte par ses fleurs de lotus alternativement tournées vers le haut et vers le bas. Le grand registre qui règne sur la partie la plus convexe du corps du vase porte, d'un côté, deux cavaliers dirigeant chacun deux chevaux, de l'autre deux chevaux libres. Entre les chevaux, sur une face comme sur l'autre, est un entrelacs compliqué d'un caractère assyrien très prononcé, tandis que ce qui domine dans le champ, ce sont les ornements du style géométrique : chevrons superposés, losanges, rosaces, fleurs étoilées. Dans les deux registres du bas de la panse reparaissent les volutes et les palmettes, tandis que la base, conique comme celle des vases du Dipylon, ajourée pareillement, est ornée, en même temps que de palmettes, de bandes circulaires, de méandres, de chevrons et de dents de loup.
Le troisième vase était de beaucoup le plus beau, mais il est malheureusement brisé en pièces et n'a pu être reconstitué tout entier. Sur la face antérieure du cou, au lieu de simples ornements, se développait la scène reproduite en tête de ce chapitre : au centre, deux hoplites s'attaquent de la lance, auprès d'un trophée d'armes. De chaque côté, et par delà une bande verticale, deux femmes assistent au combat et font des gestes de stupeur. Sur la face principale de la panse, au-dessous d'une bande occupée par un défilé