Brunn, Bull, dell’ inst. Arch. i865, p
2. Gerhard , Etriiskische und kampanische Vasenbilder d. k. Muséums Berlin, pl. 12.
Les vases à figures noires.
l’époque archaïque. Sur le pourtour de l’embouchure est l’inscription ;
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« Exékias m’a peint et m’a fait. «
Ces mots sont écrits en dialecte et en lettres attiques. L’une des légendes représentée est aussi purement athénienne : Démophon et Acamas sont deux fils de Thésée ; le premier a été roi d’Athènes, le second a donné son nom à une des tribus instituées par Clisthènes, l’Acamantide. Tout concourt donc à rendre fort probable que l’atelier d’Exékias était établi à Athènes.
Les engobes sont déjà plus rares et le style du dessin plus sévère sur une amphore de Vulci longtemps conservée dans la collection Roger et acquise il y a quelques mois par le Louvre '. Sur l’un des côtés, Exékias a peint le combat d’Héraclès contre Géryon. Le héros, vêtu d’une tunique sur laquelle la peau de lion est jetée comme un manteau , a un carquois sur l’épaule et une courte épée à la main. Géryon est figuré, comme toujours, sous la forme de trois hoplites placés côte à côte; tous trois ont le bouclier rond, le casque argien, les cnémides et, à la main, la lance. L’un, grièvement blessé, détourne la tête et renonce au combat; les deux autres luttent encore. Au milieu, le berger Eurytion tombe à terre et, s’appuyant sur le coude gauche, va rendre le dernier soupir. La scène est bien composée, équilibrée suivant les exigences du goût archaïque, et le dessin des personnages pousse la précision jusqu’à la sécheresse. A gauche, derrière le dos d’Héraclès, est la signature du peintre; à droite, le nom du beau Stésias. Enfin, de l’autre côté du vase, est un char monté par le guerrier Archippos et traîné par les chevaux Calliphora, Callicomé, Pyrocomé et Sémos. Par une liberté d’orthographe dont on trouve à cette époque des exemples jusque sur les inscriptions en marbre, le peintre a écrit kAUlPOME avec un coppa et PVPOKOME avec un cappa.
I. Gerhard, .iuserlcsene gricchisclie VasenbUder, t. 11, pl. 107.
Lqs vases à figures noires.
L’emploi des engobes est encore plus sobre et restreint à quelques détails sur le plus beau des vases d’Exékias, une amphore de galbe très ferme et très simple qui est un des joyaux
Fig. 56. — Athéna et Poséidon.
Peinture d’une amphore d’Amasis. (Cabinet des Médailles.)
du musée Grégorien Le fond du vase est noir et n’a d’autres ornements qu’un collier de palmettes doubles, au bas du cou, et, au bas de la panse, une rangée de dents de loup, ressortant en noir d’une bande à fond rouge. Les anses, à section rectangulaire, ont sur les tranches des guirlandes de lierre. L’un des deux tableaux qui occupent la partie la plus convexe de la panse