‹ Histoire de la céramique grecqueChapitre 35 sur 144 · I. Panofka, Annali VII, p. 228; Monumenti, II, pl · texte numérisé non relu

I. Panofka, Annali VII, p. 228; Monumenti, II, pl

Les vases à figures noires.

représente les Dioscures : à gauche, Polydeucès joue avec un chien; cà droite, Castor, tenant par la bride son cheval Kyllaros et portant la lance sur l’épaule, s’apprête à partir. Sa mère, Léda, lui fait un geste d’adieu, tandis que Tyndare caresse de la main les naseaux du cheval; devant Tyndare est un petit garçon portant sur la tête un tabouret. Sur l’autre tableau sont deux héros, assis en face l’un de l’autre sur des pierres carrées et jouant à un jeu installé entre eux sur une troisième pierre Leurs noms sont écrits à côté de leurs têtes, au génitif, ^03'1I+A, AlANTOL Leur position penchée en avant marque l’application que le jeu exige, et leurs mains aux doigts allongés semblent pousser des pièces trop petites pour qu’on ait jugé utile de les figurer. Près de la figure d’Achille est écrit le mot « quatre » TE^APA, près de celui d’Ajax le mot « trois » AIST. Ni ces inscriptions, ni le geste ne conviennent à aucun jeu d’osselets ou de dés. La partie engagée est sans doute une des variétés de la pettie, sorte de mérelle que l’on jouait avec neuf pierres et dans laquelle on pouvait se prendre des pions; la partie n’était gagnée que quand un des deux joueurs était réduit à deux pièces '. Dans le champ est la signature du potier et le nom du bel Onétoridès (fig.58).

Il n’y a certainement aucun autre vase à figures noires où le dessin soit aussi soigné. Chaque broderie des manteaux d’Ajax et d’Achille, chaque ornement de leurs boucliers, chaque boucle de leurs cheveux, sont indiqués avec une attention que rien ne lasse et une finesse de gravure qui ne recule devant aucun tour de force de minutie. L’excès de précision des contours et de scrupule à n’omettre aucun détail insignifiant produit même une maigreur et une sécheresse désagréables au regard. Et ce n’est cependant pas encore là l’œuvre d’Exékias où ces défauts sont le plus accusés. Ils sont encore plus choquants dans une coupe du musée de Munich 2, à l’intérieur de laquelle est représenté le mythe de

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