Cf. Koss, Arçhœologische Aiifsaet\e, t. !"•, p. xvii
3. Voir le catalogue dressé par M. Winter, ouvr. cité, p. 5o et suivantes.
Vases à dorures et à couleurs.
tende à s’effacer. Chose curieuse, les signatures d’artistes deviennent très rares dans les dernières années du cinquième siècle. On ne peut guère citer que quelques noms, comme ceux d’Épigénès, dont le Cabinet des médailles possède une coupe représentant le départ d’Achille * ; de Polygnotos, d’Hégias, de Sotadès, qui a signé un dépas appartenant à la collection Czartoryski Encore, dans le style de ces peintres, ne retrouve-t-on plus les caractères très personnels qui accusaient la manière de leurs prédécesseurs; l’habileté, la finesse du trait, l’art de grouper les personnages, deviennent des qualités communes, et les différences de manière se fondent dans une sorte d’uniformité. C’est à cette période d’unification des styles qu’on peut attribuer un grand nombre d’amphores trouvées à Nola, et qui, suivant toute vraisemblance, sont encore de fabrication attique. Ces vases, au col ramassé, à la panse élancée, souvent munis d’anses tournées en lorme de corde, sont caractérisés par les figures d’éphèbes enveloppés dans leur manteau qui décorent le revers. Parmi ceux qui peuvent donner une idée assez exacte du style qui prévaut dans les ateliers céramiques vers la fin du cinquième siècle, nous nous bornerons à citer l'amphore de Nola, du musée de Berlin, représentant Circé changeant en porc un des compagnons d’Ulysse^, et celle du musée de Naples, montrant l’Aurore poursuivant Képhalos+.
Entre le style de la fin du cinquième siècle et celui du quatrième, la transition se fait donc graduellement. Cependant il est impossible que la peinture céramique échappe au mouvement qui entraîne les arts du dessin vers une évolution nouvelle. Les sculptures de la frise du temple de la Victoire Aptère, celles de la balustrade du même édifice, qui ne sont pas postérieures à l’année 407, montrent bien à quel point l’art incline vers la recherche de
1. Klein, Die griechischen Vasen mit Meistersignaturen, p. 186.
2. De Witte, Description des collections d’antiquités conservées à l’hôtel Lambert, pl. XXVI.