G. Treu, ouvr.citc, pl. 11, fig
2. Voir noire notice dans Les Muninncnls de l’art antique, publiés par O. Rayet, t. 11. Autres exemplaires : Collection Sabouroff, pl. LIX, LXXI. Treu, ouvr. cité, pl. U, fig. 4, 5, 6.
et les vases en forme de figurines.
du jeune homme porte des traces de bleu. Le reste de la polychromie a malheureusement disparu. Mais c’est à peine une hypo-
Fig. io5. — Aphrodite et Adonis.
Vase à figurines.. (Musée de Berlin.)
thèse que de restituer à la chevelure des deux personnages leur couche de dorure, et aux feuillages leur teinte vert pâle.
Il est impossible de méconnaître le caractère attique de ces
Les vases ornés de reliefs
œuvres charmantes. L’çsprit, la distinction du style, les nuances discrètes de la pol3^chromie, la délicatesse du travail, sont des indices qui ne trompent pas. Ajoutez que, dans des pièces telles que le sphinx et l’Aphrodite Anadyomène, on reconnaît l’influence directe des maîtres de la sculpture attique du quatrième siècle. Par contre, on fabriquait à peu près partout, aussi bien dans l’Italie méridionale qu’en Grèce, des vases en forme de tête humaine ou même de figurines, peints avec les mêmes couleurs qu’on employait pour la décoration des vases. Il n’y a pas de limites précises à assigner à cette fabrication, d’autant plus que les potiers ont souvent, à une époque récente, pastiché le style archaïque. Certains types se reproduisent très fréquemment, par exem^ple celui de l’Éthiopien cà la face noire, aux lèvres rouges, épaisses et saillantes. Le Louvre possède jusqu’à quatre répliques, très inégales comme valeur d’art, d’un vase en forme de double tête, montrant la tête du fleuve Alphée adossée à celle de la nymphe Aréthuse (fig. 99). Le visage du dieu fluvial s’épanouit dans un joyeux sourire : sa barbe touffue, ses oreilles d’animal, les petites cornes qui soutiennent sur son front bas une épaisse couronne de feuillage , rappellent le type des divinités fluviales sur les anciennes monnaies de Sicile; au contraire, le visage de la nymphe Aréthuse, au profil noble et pur, fait songer aux beaux médaillons de Syracuse frappés entre 406 et 367. Ces analogies, jointes à la finesse de l’exécution, ne permettent pas de faire descendre bien bas dans le quatrième siècle le vase du Louvre h
Le rhyton (wtov) appartient aussi à la série des vases en forme de tête. Il comporte un col large et évasé, décoré de peintures ou de reliefs, auquel s’ajuste une tête d’animal, munie d’une anse qui la rattache au col -. Le vase offre ainsi une forme effilée à l’extrémité, et souvent une courbure très ressentie accuse encore