Apoloff., XLVI (Migne, I, p
35. II. Epist. B. Pauli ad Cor inth., Yîll^ 8-17; I. Epist. ad Timoth.,Yl, 18 saint Ignace d’Antioche, Lettre à Polycarpe (Migne, V, p. 721-722),
36. Op. cit., chap, II, p. 68 (en note). La gratuité du prétest, aux yeux des chrétiens, une obligation des riches vis-à-vis des pauvres.
37. S. Cyprian., de opéré et elemosynis.^ XXV (Migne, IV, p. 620).
meilleurs 38. Il ne faut pas cependant que la bonté dégénère en faiblesse et devienne une sorte d’encouragement au mal 39. Les Constitutions apostoliques rejettent les mauvais pauvres; les veuves envieuses et méchantes ; les individus adonnés à l’ivrognerie et à la débauche ; les paresseux ^9,
Ces Constitutions ajoutent (III. iv) : S’il existe une veuve qui puisse se procurer les choses nécessaires à la vie et qu’une autre femme mariée tombe dans le dénûment par suite de maladie, d’infirmités ou du grand nombre de ses enfants^ il faut la secourir de préférence à la première.
Saint Paul veut également que la charité n’intervienne qu’à défaut de la famille. « Si quelque fidèle, écrit-il (I. ad Timoth.^ V, 16), a des veuves qui lui soient proches, il doit leur fournir le nécessaire afin que l’Église puisse être à même de suffire à l’entretien de celles qui n'ont aucun appui. »
Les apôtres insistent enfin sur la dignité du travail manuel, sur la nécessité de ne point rester à charge à ses frères par paresse ; l’aumône qu’ils considèrent comme la plus efficace est celle faite avec le produit de son propre labeur et saint Paul résume sa pensée en ces termes énergiques : Que celui qui ne veut point travailler ne mange pas, « si quis non vultoperari, nec manducet. » 11 ajoute, il est vrai, afin de corriger ce que cette formule aurait d’excessif : Pour vous, ne vous lassez pas de faire le bien, « vos autem, fratres, nolite deficere benefacientes^^^ »
Le travail libre est fortement encouragé dans la primitive Église ; des subsides sont accordés aux hommes et aux femmes de bonne volonté qui renoncent aux professions infâmes du cirque,
38. Origène, Contre Celse, III, xlix (Migne, XI, p. 983-986).
39. Saint Ignace d’Antioche ne veut pas non plus que les esclaves insistent pour se faire racheter sur les fonds communs afin de ne pas priver d’autres pauvres du nécessaire (Lettre citée ; Migne, V, p. 721-722). Hermas serait au contraire assez disposé à admettre qu’il faut donner à tous ceux qui demandent; les faux pauvres demeui^ant responsables devant Dieu de l’aumône ainsi extorquée (liv. II, Recommandation, II, chap. unique (Migne II, p. 919).