‹ Histoire de la charité (volume 2)Chapitre 14 sur 89 · II, i-Lxiii ; III, IV, V, VI · texte numérisé non relu

II, i-Lxiii ; III, IV, V, VI

41. Act. Apost., XVIII, 3 ; .XX, 33-35 ; Epist. B, Pauli ad Ephes., IV, 28 ; Hermas, Pasteur, II, mandement II (Migne, II, p. 915).

42. I. Epist. B. Pauli ad Thess., IV, 11. — II. ad Thess., III, 7, 8, 10, 13.

l’êre des persécutions 25

des mimes, du théâtre pour vivre du revenu d’occupations honnêtes

L’Église la première enseigne le haut prix du temps et cherche à faire comprendre qu’aucun moment de ce temps précieux ne doit être gaspillé.

Faut-il conclure de tout ceci que le christianisme condamne la richesse et les riches ? C’est une erreur.

Le Seigneur ne réprouve pas, en eux-mêmes, les biens acquis justement, pourvu que ceux qui les possèdent cherchent quelle est sa volonté à leur égard. 11 ne suffit point de ressembler à un mendiant pour être un saint, il faut posséder l’esprit de pauvreté et ne pas mettre son cœur dans les possessions terrestres, car l’avarice est une idolâtrie, « avaritiam, quæ est simulacrorum servitus »

Quels sont les riches auxquels saint Jacques adresse ces terribles paroles : pleurez, poussez des hurlements à la vue des malheurs qui doivent fondre sur vous Il s’agit de ces puissants de la terre, de ces favoris de la fortune, insensibles aux besoins des pauvres, retenant le salaire de l’ouvrier, meurtriers du juste; la pourriture consomme leurs trésors inutiles, les vers rongent les vêtements qu’ils ne distribuent pas à ceux qui en manquent.

Cette condamnation sévère provient du mépris de la loi royale de la charité sans laquelle le martyre lui-même devient inutile

Les richesses, dit Clément d’Alexandrie, doivent servir leurs possesseurs, non les commander et les dominer L’homme,

43. Voir, pour les détails, Dœllinger, Le christianisme et l'Église, liv. III, chap. 3, p. 528 et suiv.

44. Aux premiers siècles de l’Église, il n’est pas rare de voir des pauvres interprétant mal les doctrines évangéliques se gonfler de vanité et mépriser les riches. Saint Ignace d’Antioche réprime ces arrogants : Ne méprisez pas, dit-il, le serviteur et la servante, mais qu’eux-mêmes ne s’énorgueillissent point, « àXXà ijltjBs auTOL çpuatouaôtoaav » {Épître citée, § 4 ; Migne V, p. 721-724).

45. Epist. B. Pauli ad Coloss., III, 5 ; Clément d’Alexandrie, Quel riche peut être sauvé ?, XVIII et XXVI (Migne, IX, p. 621-622, 631-632). — Hermas. Comparaison des pierres équarries devant entrer dans la construction de la tour et qui représentent les âmes détachées des richesses [Pasteur, liv. U", vision III, chap. II, VII ; Migne, II, p. 899 et suivantes).

46. Epist. catholica, V, 1-8. A rapprocher saint Math., vi, 24 ; xiii, 22 ; xix, 22-24. — Saint Luc, vi, 24 ; xvi, 13.

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