Const. apost., V, iii ; VIII, xlv
l’ère des persécutions
Tarrivée des étrangers, afin qu’il puisse en prendre soin et ne pas les laisser isolés au milieu de foules idolâtres, souvent hostiles, ou du moins ne partageant pas leurs croyances.
Ces devoirs imposés à tous paraissent à Tertullien constituer un des obstacles au mariage entre une chrétienne et un infidèle
Le sentiment de fraternité apparaît aussi dans les agapes^ repas communs dont le nom tiré du grec signifie amour^ « id vocatur, quod dilectio penes Græcos est » Inaugurées à Jérusalem, les agapes se perpétuent à travers les siècles et réunissent à une même table, malgré les haines héréditaires et les préjugés universels : le Grec, le Juif, le Romain ; l’esclave et l’homme libre ; le plébéien et le patricien; le pauvre et le riche.
Ces repas ont lieu dans des maisons particulières ou près de la tombe d’un martyr; les chrétiens ne se croyant point souillés soit par l’attouchement, soit par le voisinage d’un corps privé de vie
Les fidèles doués des dons de la fortune font habituellement les frais des agapes. Là, s’écrie Tertullien [Apolog., XXXIX), nous soulageons les malheureux, non à la manière dont vous traitez vos parasites qui viennent s’engraisser au prix de mille avanies, mais les accueillant comme des hommes sur lesquels Dieu abaisse son regard avec plus de complaisance. Tout ce qui s’y passe répond à ce motif. Le repas finit et commence par la prière.
L’évêque, les prêtres, les diacres ont leur place marquée autour de ces tables frugales^^*, dont les passions humaines viennent déjà troubler la touchante harmonie avant de les faire disparaître
En dehors de la pratique de V hospitalité et des agapes^ les