Epist., LX (Migne, IV, p
102. Saint Polycarpe aux Philippiens (Migne, V, p. 1009-1010).
103. « Quis enim sinat conjugem suam visitandorum fratrum gratia vicatim aliéna et quidem pauperiora quæque tuguria circuire? » Tertul., Ad uxorem, II, IV (Migne, I,p. 1294).
l’êre des persécutions
diacres les connaissent individuellement ; c’est ainsi que l’archidiacre Laurent peut les réunir et les présenter au juge qui recherche les trésors des chrétiens :
Taies plateis omnibus Exquirit, assuetos ali Ecclesiæ matris penu,
Quos ipse promus noverat.
Recense! exin singulos,
Scribens viritim nomina,
Longo et locatos ordine Astare pro templo jubet
En 251, les veuves, les indigents assistés à Rome sont au nombre de plus de 1.500 1^6 Dans une lettre adressée à saint Cjprien [Epist . , II), le clergé romain expose que, malgré la persécution de Dèce et la vacance du siège épiscopal, on continue à secourir les veuves, les infirmes, les prisonniers, les exilés, ainsi que les catéchumènes malades.
Les secours consistent en vêtements, chaussures, aliments, boissons, sommes d’argent; les fidèles riches donnent des repas aux pauvres désignés par les diacres. L’abbé Tollemer [op. cit., 2® partie, chap. XIII, § 2, p. 510) pense que les Constitutions apostoliques font allusion à cet usage lorsqu’elles obligent les veuves à prendre l’avis des diacres avant d’aller chez quelque particulier pour boire, manger ou recevoir une aumôme.
Telles sont les œuvres multiples auxquelles s’appliquent les chrétiens des premiers siècles, malgré les persécutions, les édits impériaux, les violences de la foule. 11 y a bien des défaillances partielles; des compétitions, des querelles, filles de l’hérésie. Certains convertis, surtout aux époques de calme, cherchent à unir leurs sentiments nouveaux avec les habitudes invétérées du paganisme. Saint Cyprien, Origène, flétrissent ces évêques, ces
104. A l’exemple de l’Église de Jérusalem, l’Église de Rome compte longtemps sept diacres entre lesquels étaient réparties les quatorze régions de la ville {Liber pontificalis. — Texte, iniroduct. et comment., par l’abbé L. Duchesne, 2 vol. in-4, 1886-1892, t. p. 126, note 4).
105. Prudent., Peristephanon, hymn. II, vers., 157-164 (Migne, LX, p. 306-307).
106. u;i£p Ta; TCsvTaxoaîa;, — Eusèbe, Hist. ecclésiast., VI, xliii (Migne,
XX, p. 621-622).
prêtres vivant dans le faste, insoucieux des pauvres; ils stigmatisent les diacres infidèles à leur mission.
Ce sont là des défectuosités de détail, qui n’enlèvent rien à la beauté, à rharmonie de l’édifice. En présence de ce dévouement désintéressé, spectacle inconnu pour eux, on voit les idolâtres, parlant des disciples du Christ, ne savoir que s’écrier en leur admiration : a Voyez donc comme ils s’aiment. »