Cod. Just., XI, VII
29. Cod. Theod., IX, xl, de pœnis, 3, 5, 6, 7, 9; XIV, iii, de pistoribus, 20 (ann* 398).
30. Cod. Theod., VI, xx, de comitibus ordinis primi artium diversarum. Les chefs {principales) des collecteurs de porcs destinés à l’alimentation du peuple de Rome sont susceptibles de se voir élevés à cette dignité (Cod. Theod., XIV, iv, desuariis, pecuariis... cœteris que corporatis, 10 (ann. 419),
LA situation des PEüDLES
situation précaire des classes ouvrières, notamment de celles nécessaires à l’Etat et aux Cités (transports, approvisionnements, manufactures d’armes, etc.).
Habitants des forteresses disséminées le long des frontières, membres des collèges, de la curie, tous seriient
Cette situation pénible, due à des principes économiques mauvais, à une administration oppressive, vénale, va encore s’aggraver avec les invasions.
Nous n’avons pas le dessein de retracer ici l’histoire de ces calamités, il suffît d’établir sommairement les faits. A la suite des discordes, des guerres intestines qui désolent la Germanie, des bandes armées plus ou ou moins nombreuses viennent tour à tour envahir les terres de l’Empire ; les barbares sont enhardis parles rivalités continuelles des empereurs, et la résistance est d’autant plus faible que le peuple des provinces romaines perdant le goût des armes cède la place aux mercenaires recrutés à l’étranger.
En dehors même des bandes de ravageurs d’origine germanique des peuples nouveaux accourent des steppes de l’Asie centrale: les Huns, guerriers dont les traits donnent la mort race effroyable, la plus farouche de toutes, enfantée, au dire de Jornandès, par les sorcières et les esprits immondes, « genus hoc ferocissimum edidere^^. »
Ces envahisseurs farouches s’assimilent ou détruisent les peuplades qu’ils rencontrent sur leur route et poussent les Goths, afPolés, à demander un asile au souverain qui règne à Constantinople ; on les autorise à passer le Danube, mais alors leurs nombreuses phalanges, pressurées, affamées, en butte aux
31. Cod. Theod., XII, xix, de his qui condit.^ 2 (ann. 400). Il en est de même des fils des officiers militaires: « Filios primipilariorum paternam sequi conditionem oportet » (lmp. Arcad. et Hon., Cod. /usL, XII, xlviii, de filiis officlalium militarium).
32. G. Sollii. Apoll. Sidonii, Carmina^ I., Faneg. quem Romæ Sidonius dixii Anthemio Augusto :
Terribiles certæ que manus, jaculisque ferendæ Mortis fixa fides, et non peccante sub ictu Edoctus peccare furor...
{OEuv., trad. en franç. avec le texte en regard, 3 vol. in-8, 1836, t. 3, p. 30).