‹ Histoire de la charité (volume 2)Chapitre 32 sur 89 · De Getarum rebus gestis, cap. XXIV · texte numérisé non relu

De Getarum rebus gestis, cap. XXIV

vexations de fonctionnaires avides, reprennent les armes ; Valens, périt près d’Andrinople

Ces troupes indisciplinées, irritées, dévastent ensuite la Thrace, le nord de l’Italie. Les Goths ne sont pas seuls à exercer ces ravages ; Rome, la maîtresse du monde, à l’éternité de laquelle tous croient : païens et chrétiens est assiégée, prise, reprise, pillée 3^.

Saint Paulin voit une première fois se réfugier dans sa ville de Nôle, des clarissimes, des consulaires’^ Radagaise approche ! Quelques années après, le danger devenant plus pressant, on passe en Sicile, en Egypte, jusqu’à Jérusalem. Saint Jérôme accueille à Bethléem des frères venus de tous les points de l’horizon.

Conduits par des chefs aventureux, Suèves, Alains, Wisigoths vont en Espagne. Les Vandales refoulés et appelés, du reste, par le comte Boniface^^, s’emparent de l’Afrique du Nord; ariens, fanatiques, ils exercent, sous Hunéric, une violente persécution contre les fidèles

Plus tard, une coalition groupant: Romains, W^isigoths, Francs, Burgondes, repousse Attila qui commande à toutes les tribus Huniques et le force à abandonner la Gaule ; il tourne ses armes contre l’Italie, et nombre de villes subissent le sort d’Aquilée : « Nec mora invadunt civitatem spoliant, dividunt, vastant que crudeliter, itaut vix ejus vestigia ut appareant relinquerunt »

Sans prendre à la lettre, et surtout sans généraliser outre mesure, les peintures si sombres tracées par des contemporains il faut avouer que l’étendue des désastres est immense.

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