‹ Histoire de la charité (volume 2)Chapitre 41 sur 89 · Cod. Just., IX, XIV ; de emend. servorum · texte numérisé non relu

Cod. Just., IX, XIV ; de emend. servorum

58. J. Naudet, Des changements opérés dans toutes les parties de l’Empire romain.. .,2 vol. in-8 (1817), t, II, 3^ partie, p. 113.

avec un bâton ou une pierre, « si voluntate eum ictu fustis, aut lapidis occiderit » ; le blesse mortellement à coup de flèches; le fait pendre, ou précipiter violemment d’une hauteur, « aut suspendi laquæo præceperit vel jussione trætra præcipitandum esse mandaverit » ; l’empoisonne ; déchire son corps au moyen de griffes de fer; lui brûle les membres ; lui ôte la vie en le laissant, couvert de plaies sanguinolentes, se consumer de putréfaction, « aut tabescentes artus atro sanguine permixta sanie defluentes... »

Tels sont les bourreaux domestiques chez lesquels le christianisme doit réveiller les sentiments de fraternité et arriver à leur reprocher, par la voix de saint Jean Chrjsostome, une correction un peu vive dont la trace paraît encore le lendemain. Quel chemin parcouru en moins d’un siècle!

Constantin abolit ensuite le supplice de la croix par respect pour la grande Victime du peuple déicide; l'an 315, il décide que les condamnés aux travaux forcés (in metallum) ne seront plus marqués au front. La figure humaine formée à l’image de Dieu ne devant point être souillée, « quo faciès, quæ ad simili tudinem pulchritudinis cœlestis est fîgurata, minime maculetur^^ »

Quant aux combats de gladiateurs ils sont interdits (ann. 328) ; cette mesure excellente n’est malheureusement point appliquée et il faut arriver à Honorius pour voir la fin de ces odieuses hécatombes

Il n’y a pas que ces jeux sanglants où la morale est outragée; les acteurs figurants dans les spectacles les plus immondes ; les mimes dont les gestes ont pour but de surexciter les passions ; tous enchaînés à leur métier ne peuvent échapper à l'infamie.

Le sentiment de la pudeur doit être banni à tout jamais du cœur de la femme qui par sa naissance, ou les hasards de la vente, est contrainte à jouer un aussi triste rôle.

Les Empereurs craignent en général de toucher aux plaisirs grossiers de la plèbe ; il faut un certain courage à Valentinien pour décider (371) que les scœnici et les scœnicæ qui, au moment

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