‹ Histoire de la charité (volume 2)Chapitre 64 sur 89 · Schlumberger, Sigillog., op. cit., p · texte numérisé non relu

Schlumberger, Sigillog., op. cit., p

32. Paul Allard, Julien V Apostat^ op. cit., t. liv. Il, § iii, p. 143 : « Ces turbulents serviteurs n’étaient pas des clercs, bien que nourris et entretenus par l’Église. »

33. Cod. Theod, XVI, ii, 42-43 ; Cod. Just., I, in, de Episcop., 17 (ann. 416j ; 18 (ann. 418), Parabolani ou Paraholanin.

LES ÉTABLISSEMENTS HOSPITALIERS

juges ; « Nisi forte singuli ab causas proprias et nécessitâtes judicem adierint. »

En dehors de ces servants des pauvres, laïques ou religieux, nombre de femmes de la plus haute naissance aiment à assister elles-mêmes les malades, les infirmes. Fabiola charge sur ses épaules des pauvres atteints d’affections horribles, elle lave, de ses mains, des plaies purulentes dont tout le monde peut à peine supporter l’aspect ; elle donne avec mille précautions des aliments et des breuvages à ces cadavres vivants : « Præbebat cibos propria manu et spirans cadaver sorbitiunculis irrigabat »

Sainte Monique, devenue veuve, panse les infirmes et reste de longues heures au chevet de ceux qui souffrent ; elle ensevelit les morts

L’impératrice Placille, femme de Théodose ; sainte Pulchérie, cette fleur si pure épanouie sur le trône d’Orient, agissent de même

(( N’est-ce pas, écrit Villemain, un admirable spectacle que les héritières des noms les plus glorieux de Rome idolâtre, les filles des Scipion^ des Marcellus, des Camille se consacrant aux œuvres de charité et sacrifiant leurs trésors, leur beauté, leur jeunesse pour secourir des malades et des pauvres, comme si, par une digne expiation, la Providence ait voulu faire sortir les plus humbles consolatrices de l’humanité du milieu de ces familles dont la gloire avait opprimé le monde 37. »

§ 2. — U administration des établissements hospitaliers .

Au point de vue des privilèges, les établissements hospitaliers, quelle que soit leur origine, sont considérés, d’une manière géné-

34. « Je sais, ajoute saint Jérôme [loco citato), des personnes riches et chrétiennes à qui leur délicatesse ne permet pas d’exercer par elles-mêmes ce pieux ministère ; elles sont charitables de leur argent, non de leurs mains. Je ne les condamne pas et n’entends point traiter d’infidélité cette manière de faire ; mais si je pardonne cette faiblesse, je comble de louanges la généreuse et parfaite charité. Un grand amour surmonte tous les dégoûts, « Magna fîdes ista contemnit. »

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