LA FAMILLE
La femme germaine, on le sait, est entourée d’un certain respect. Salvien loue en plusieurs endroits la pureté comparative des mœurs des envahisseurs de l’Empire ^9- gt nous voyons la loi salique, même dans ses premières rédactions, condamner toute atteinte à la pudeur féminine (chap. XX-XXV).
Chez les Francs, comme chez les nations du Nord, la femme reste d’ailleurs toujours en tutelle, les anciennes formules en font foi; cette tutelle, loin d’être la négation de ses droits, les consacre en les protégeant Charlemagne y ajoute l’intervention du pouvoir royal en faveur de la femme privée de défense, sans
38. Conférer G. Kurth, Les orig. de la civil., op. cit., t. II, chap. XIII, et notamment les pages 244 à 248.