‹ Histoire de la charité (volume 2)Chapitre 76 sur 89 · Mansi, XIV, p. 313 et seqq · texte numérisé non relu

Mansi, XIV, p. 313 et seqq

deux, le matin, dans l’église pour y être instruits. Un primicerius détermine les rations de pain, de vin et d’autres aliments qu’ils doivent recevoir à des époques fixées

Cette institution est étendue aux paroisses rurales. L’administration des corporations de pauvres immatriculés appartient alors au curé, sous le haut patronage de l’archidiacre et de l’évêque. Il ne peut admettre que des habitants de la paroisse, sans pain, débiles, ou trop âgés pour travailler. Interdiction aux prêtres de mettre leurs parents sur cette liste, sauf le cas d’une misère notoire

En dehors des sommes tirées de la caisse de l’Eglise et affectées aux déshérités de ce monde de saints personnages : papes, rois, évêques, laïc^ues, soit de leur vivant, soit par des dispositions testamentaires, rivalisent de zèle en leur faveur.

Saint Remi n’oublie pas, en rédigeant ses dernières volontés, les quarante veuves assistées par l’église de Reims

La charité de sainte Radegonde prend après son mariage avec Clotaire une extension nouvelle ; elle entretient de ses deniers de nombreux pauvres auxquels elle fournit vivres et vêtements^-.

Contran, roi de Bourgogne, fait fleurir la paix, bannit les exactions ; ses aumônes sont immenses et continuelles : « Thesauros dat pauperibus et ecclesis^^. »

Le pape saint Grégoire le Grand, si prompt à réprimer toute

38. Ces matricularii se trouvent divisés en trois classes ; a) ceux: qui in domo sunt, c’est-à-dire dans la maison épiscopale; b) ceux: qui per cæteras ecclesias infra civitatem mairiculas hahent ; c) ceux qui sont dans les villæ. Ils doivent venir tous les quinze jours à la cathédrale, « ecclesia in domo » ; elle est située près de cet ensemble de bâtiments qui, sans compter la maison de l’évêque, contient aussi le canonicat et le claustrum (Héfélé, Hist. des conciles, t. V, p. 212- 217).

39. Imbart de la Tour, Les paroisses rurales, du /V® au XL siècle, in-8, 1900, 2® partie, chap. Il, § 3, p. 161-162.

40. Concil. Turonense lll{ann. 813), can. XI (Mansi, XIV, p. 85). Des pénitences imposées comportent parfois l’obligation de nourrir des pauvres ; trois par exemple pendant un an {Concil. Triburiense (ann. 895), can. LVI, Mansi, XVIII, p. 157).

41. « Viduis XL in porticu ecclesiæ alimoniam prestolantibus. » {Passiones, vase que sanct. ævi, Merov., edid. Krusch., Hannoveræ, 1896. Vita Reinigi, t. III, p. 343).

Page 1