‹ Histoire de la charité (volume 3)Chapitre 100 sur 149 · DEUXIÈME SECTION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME SECTION

LES SAGES-FEMMES

§ Ier. — Généralités.

Durant la période du Moyen Age et une grande partie des temps modernes, les femmes en couches sont trop souvent livrées à des matrones sans aucune éducation professionnelle et qui, toutes les fois qu elles se trouvent en présence d’un cas difficile, demeurent incapables de sauver la vie de l’enfant et de la mère 1 .

Les Conciles prescrivent que ces matrones doivent être de bonne vie, honnêtes, pouvant administrer le baptême 2, mais ils ne peuvent remédier au manque de connaissances médicales à une époque où l’on est loin d’appliquer les méthodes antiseptiques en usage de nos jours. Il faut même arriver à Ambroise Paré pour constater une amélioration véritable dans l’art des accouchements 3.

1. Bernard Prost, Notes et documents pour servir à l'histoire de la médecine en Franche-Comté , xii-xvme siècle. In-8, 1884, p. 140-141. Dr de Ribier, Les sagesfemmes en France , ce qu'elles ont été , ce qu elles sont , ce qu’elles pourraient être.. Essai historique et critique. In-8, 48 p. Paris, Delmar, J 897.

2. « Dès son entrée dans la cure de Saint-Sulpice, l’Abbé Olier s’occupe aussi des sages-femmes pour s’assurer si elles connaissent les rites et la forme du baptême.. Entre autres instructions qu’il leur donne sur la manière de se conduire envers les personnes auprès desquelles elles sont appelées, il leur recommande de les exciter à invoquer le secours de Dieu, pour supporter leur mal avec patience... » (Faillon, Vie de M. Olier, op, cit ., 1873, tome II, 2e partie, livre II, p. 55).

3. « Ambroise Paré a eu sur l’obstétrique une influence rénovatrice, 1551. » Dr Audureau, Étude sur l’obstétrique en Occident. In-8, Dijon, 1892, chap. ix., p. 155. Conférer au sujet de recommandations, faites aux médecins et aux sages-femmes, même ouvrage, p. 117 et suivantes.

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