‹ Histoire de la charité (volume 3)Chapitre 99 sur 149 · Faidherbe, Les médecins des pauvres , op. cit ., p · texte numérisé non relu

Faidherbe, Les médecins des pauvres , op. cit ., p

38. En 1749, procès intenté par les Apoticaires d’Orléans à un sieur le Blanc, chirurgien coupable de diverses contraventions ! « L’enquête a été faite, les Apoticaires ont fait entendre dix témoins qui ne prouvent point que le sieur le Blanc, chirurgien, ait entrepris sur la Pharmacie ; tout ce qui résulte des Dépositions c'est qu’il a donné à la Dame Lorphelin quelques prises de Quinquina, qu'il avait acheté chez le sieur Renou, apoticaire de la ville d'Orléans , et qu’il a été présent à la préparation d’un Remède, autrement dit Lavement , que la domestique du sieur Abbé Mauduison, âgée de plus de 70 ans , a fait et donné à son Maître, après avoir acheté les Drogues chez les Apoticaires ou Droguistes. »

Les Chirurgiens prennent fait et cause pour leur collègue et soutiennent qu’ils ont le droit « de composer des Remèdes pour leurs malades ordinaires en achetant les Drogues et Préparations chez les Apoticaires. » Ils ajoutent : « Le droit que les chirurgiens réclament est fondé sur l’utilité publique, qui veut que les Particuliers soient libres de donner leur confiance à celuy qui leur plaît le mieux du médecin, du chirurgien ou de l’Apoticaire, sans être obligez d’appeler à grands frais, pour la moindre maladie, la médecine, la chirurgie, et la pharmacie. » (Mémoire, in-8, 9 p. Orléans, 1749.)

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les guérir. Ma grand’mère désigne la place où est le remède, un des gentilshommes de sa suite va le chercher » (Talleyrand, Mémoires , édit. Calmann-Levy, p. 10-12).

En 1762, la princesse de Ghalais salue les pauvres qui viennent solliciter sa charité ; en l’an de grâce 1912 le commis d’un bureau de bienfaisance laïcisé reçoit trop souvent du haut de sa grandeur les indigents recourant à l’assistance officielle.

A Londres les dispensaires sont en pleine activité à la fin du xvme siècle ; dus à l’initiative privée, ils exigent habituellement une lettre de recommandation d’un des souscripteurs. « Every patient, without limitation ofabode, who carries aletter of recommendation from a subscriber to the dispensary, receives advice and medicines39. »

A citer le Westminster general Dispensary créé, en 1774, sous le haut patronage du prince de Galles pour le soulagement des malades, des infirmes, des femmes en couches résidant dans la circonscription de l’établissement.

Les nécessiteux peuvent, selon les cas, être visités à domicile ou recevoir avis et remèdes. Des médecins, sages-femmes, chirurgiens viennent au dispensaire à certaines heures du jour, le dimanche excepté. Un pharmacien, un directeur, des serviteurs résident dans cette maison qui, comme toutes les autres, repose uniquement sur la générosité des souscripteurs 40.

39. Higmore, op. cit ., p, 344. Il existe aussi à Londres des maisons où l’on traite les administrés par l’électricité, The London electrical dispensary « was first established in the year 1793, and the particular object of it is to administer electricity in ail complaints in which its application may be useful. . . From the great number of persons that hâve been relieved and cured of the most painful and distressing maladies since the establishment of this London Electrical Dispensary, it is thought that it would be no easy task were the benefits of electricity more generally extended (Higmore, op. cit ., p. 348).

40. « A proper number of experienced midwives, résident in different parts of the town, are employed to attend poor women in their several districts ; and in ail cases of difficulty they are assisted by the physician-man-midwife {Vacconcheur). A physician, physician-man-midwife, and surgeon, attend at the dispensary an hour every day in the forenoon (Sundays excepted) ; ... » (Higmore, op. cit., p. 439). Le London Dispensary. This dispensary was instituted and opened on the 16th of June, in the year 1777, for administering advice and medicines to the poor, at the dispensary, or their own habitations, as their cases may require (Higmore, p. 377). The Public dispensary, 1783 (Higmore, p. 394).

Il existe également des Institutions pour le développement of the Vaccine- Pock (1796-1799) (Higmore, p. 414).

Le 16 brumaire an 9, à Paris, la Société Philanthropique établit six dispensaires41.

§5. — Les médicaments distribués en France dans les provinces.

Le 17 novembre 1670, l’assemblée générale du clergé de France reçoit une communication de Monseigneur de Meaux. Ce prélat 42 dit « qu’une compagnie pleine de charité de Paris publie un petit livre intitulé V arbitre charitable , enseignant les moyens de terminer les Procez par arbitrage ; que ce livre produit de très bons effets. » Il ajoute: la même Compagnie distribue des remèdes pour les pauvres ; « remèdes éprouvez en divers lieux avec succez. » L’assemblée loue le zèle et la charité de la dite compagnie ; l’exhorte à envoyer dans les provinces livrets et médicaments « et invite les membres de l’assemblée à en introduire dans leurs diocèses 43. »

L’évêque d’Amiens porte ces faits à la connaissance de son clergé (1672) et envoie le livre des drogues qui « indique plusieurs formules guérissant d’ordinaire toutes sortes de maladies, en un jour ou deux, quand on y vient dans la naissance du mal ; la cure est longue quand on y vient tard. Le Païsant, continue la circulaire, est paresseux quand il est éloigné, c’est pourquoi il est bon d’avoir de ces remèdes dans toutes les paroisses ; il n’en faut que pour 3 à 4 écus par an 44... »

41. Règlement concernant les dispensaires établis à Paris par la Société Philanthropique. In-8, Paris, 1820.

42. Conférer: « Lettre circulaire aux curez du diocèse d'Amiens, pour établir dans leur paroisse l’accord des procez et des querelles et la distribution des remèdes pour les pauvres gens de la campagne... » In-4, 4 p. 1672. — Œuvres de Turgot (édition Daire). 2 vol. in-8, t. II, p. 471-472. — A. Babeau, Le village. In-8, 1878, p. 293-295.

43. Rapprocher les circulaires de l' Assemblée charitable de Paris , dont le secrétaire Calloet Querbrat multiplie les appels au Clergé en faveur des hôpitaux généraux. Il s’agit de l’œuvre dont parle l’évêque d’Amiens ( Histoire de la Charité, t. IV, lro partie, livre II, chap. x, p. 265-266).

44. Le recueil Calloet Querbrat publie' p. 55 le document suivant : « Évêché de Tréguyer... nous ordonnons à nos curés d’en faire distribuer dans toutes leurs paroisses, on aura un pacquet de ces remèdes, avec le livre qui en enseigne l’usage, où il y aura trois à quatre cens médecines, pour neuf livres, dix sols, et un pacquet qui suffira par an pour la plus grande Paroisse... Et où les dites Fabriques ne le pourront faire, nous ordonnons aux curés de faire une quête parmy le Peuple, après avoir remontré en particulier, et aux Prônes, qu’un chacun donnant deux liards, ou un soù, il sera asseuré de trouver des remèdes cxcellens, qui le guériront promptement de toutes maladies curables, qui empeschent plusieurs de travailler et gagner leur vie. >»

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Au début du siècle suivant, c’est le Gouvernement qui prend l’initiative d’expédier les médicaments dans les provinces. « Lors de la première institution de cette œuvre de bienfaisance du Roi, dit Lassone 45, Adrien Helvétius, célèbre praticien de Paris, le père d’Helvétius, mort premier chirurgien de la Reine, est seul chargé du choix et de la composition des remèdes. Après Adrien nous trouvons son fils associé plus tard à son cousin Diest. Du vivant même de ce dernier, et de son consentement, le sieur Lassone, alors premier chirurgien de la feue reine, se voit déléguer par le Roi Louis XV pour succéder seul immédiatement au sieur Diest. »

A l’origine on expédie douze petites boîtes par Intendance, « plus une plus grande boîte contenant les mêmes remèdes et quelques autres médicaments d’un usage moins familier, pour y avoir recours en certains cas. »

Durant la seconde moitié du siècle le chiffre des boîtes est notablement augmenté46. Elles continuent à renfermer des purgatifs, vomitifs, pâtes sudorifiques, appropriées aux principales maladies des cultivateurs ; fièvres, dysenteries, refroidissements47. « Ces prises doivent, selon les vues du gouvernement, être administrées dans les campagnes isolées, dénuées de médecins et de chirurgiens, par des personnes charitables, zélées, intelligentes, tels que des curés, des dames de paroisses, des sœurs grises » (Lassone, op. cit).

Le clergé et la royauté espèrent combattre ainsi la vogue des charlatans et des empiriques, en fournissant à bon marché et même gratuitement des remèdes composés par des hommes compétents.

45. Précis historique par Lassone, in-4, 18 pages (sans date 1790?) (Arch. nat., F15, 243). Ce précis est suivi d'extraits de lettres des Intendants se louant beaucoup de guérisons obtenues dans les campagnes au moyen de ces remèdes.

46. Arrêt du Conseil, 9 février 1776; Isambert, xxiii, p. 348. Au lieu de 742 petites boîtes et 32 grandes, contenant 932.000 prises , on en expédie, à dater de 17 76, 2.226 petites et 32 grandes, soit 2.258. En 1722, on distribuait seulement 100.000 prises coûtant 30.000 livres {Arch. de la Marne , série C, n° 360).

47. <« Désignation des remèdes envoyés, en 1770, dans l’IIérault ; Tarte émétique ; Kermès minéral, poudre purgative universelle, poudre fébrifuge purgative, poudre hydragogue purgative, poudre pour la dyssenterie, poudre incisive fondante, poudre anodine, quinquina en poudre, thériaque, emplâtres de Nuremberg, quintessence d’absinthe, pierre bleue, boules médicamenteuses. » (A. Babeau, Le village , liv. V, chap. ii, p. 294, en note.)

§ 6. — Sœurs chargées à la fois de la tenue des petites écoles et de V assistance à domicile.

Beaucoup de bureaux de charité sont aidés dans leur mission par des Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul, ou d’autres Congrégations. Souvent même c’est à la sollicitation de ces servantesdes pauvres que des bureaux se trouvent régulièrement constitués pour le plus grand bien des indigents (Seine-et-Marne, Inv ., t. II, série H, n° 797, commune de Pontcarré).

D’autres fois les Sœurs desservant l’hôpital d’une ville visitent également les malades à domicile. C’est ce qui se passe à Libourne où les religieuses sont appelées en 1725, à l’instigation de l’abbé Charles de Secondât de Montesquieu, oncle de l’auteur de V Esprit des lois (Burgade, op. cit ., p. 107 48).

Tous ces faits sont connus et ce n’est pas sur ce point particulier que nous avons l’intention de nous arrêter. Il faut signaler le dévouement des religieuses enseignantes.

Lors de la discussion au Sénat Français sur l’enseignement primaire (8 février 1886), le sénateur Bardoux dit : « Les 16,000 écoles de filles qui restent à laïciser sont, pour la plupart, situées dans des communes rurales au milieu de populations attachées aux institutions appartenant aux congrégations religieuses de femmes, congrégations recrutées parmi la petite bourgeoisie. Ces congréganistes, en effet, ne sont pas seulement enseignantes , elles sont hospitalières , elles ne donnent pas seulement les premières notions de l’enseignement primaire aux petites filles du village, elles vont voir les parents, sont en rapport constant avec eux, les consolent quand ils souffrent, et les visitent quand ils sont malades. Elles sont considérées presque comme des membres de la famille. »

Le 18 mars suivant, Jules Simon s’écrie : « Les Sœurs de charité qui donnent les leçons aux enfants, quand elles ont fait ce dur

48. « Autorisons l’établissement dans notre ville de Douay, de cinq sœurs de la Charité, lesquelles seront tenues d’employer leurs soins avec zèle au soulagement des Pauvres de la dite Ville, qui se trouveront malades ou infirmes, et dans le cas d’avoir besoin d’être pansés ou médicamentés ; nous réservant d’augmenter le nombre desdites sœurs, lorsque les circonstances nous paraîtront l’exiger. » Lettres Patentes , mars 1779, in-8, 8 pages).

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métier de maîtresses d’école pendant cinq heures, quelle est la •suite de leur journée ? Elles partent de l’école en même temps que les enfants indigents et vont porter du pain au père et à la mère, après avoir donné leurs soins aux enfants... les religieuses

VONT PARTOUT AVEC LEUR CORNETTE, CE PORTE-RESPECT EN MÊME TEMPS QUE CE PORTE-COURAGE 49. »

Mais est-ce que cette constatation faite par ces deux honorables sénateurs ne s’applique qu’au xixe siècle ? Nullement. Dès que les congrégations commencent à desservir les écoles publiques, •elles considèrent comme un devoir sacré de remplir cette double mission 50.

Quelques exemples peuvent suffire 51 . Le diocèse d’Angers possède, avant 1789, quatre communautés importantes : les tilles de

49. Conférer : un article du Journal des débats , 22 octobre 1886. Léon Lallemand, De l'assistance des classes rurales au XIXe siècle. In-8, 162 p. Paris, 1889, p. 122-123.

Autorisation que donne Madame Adélaïde de France, tante du Roi, duchesse cle Louvois, au bas d’une requête présentée à cette Princesse, par les sœurs de •charité de Louvois. Il s’agit d’augmenter la fondation datant de 1689. Il est rappelé dans cette requête que les Sœurs s’engagent « à faire subsister deux filles de leur ditte communauté (moyennant 300 1.) pour servir et assister les pauvres malades et les pauvres honteux et faire les petites écoles, aux pauvres petites filles, sans rétribution » ( Arch . de la Marne , série E. Liasse 581, 24 octobre 1778).

50. Ceci s’applique aussi à la Savoie. « Règle pour les sœurs de charité de Contamine-sur-Arve, 1685. Les employs des Filles associées consistent principalement dans les exercices de la charité dont le premier est de visiter et secourir les malades , le second d’instruire les jeunes filles dans les mystères de la foy, exercices de piété, lire, escrire et autres ouvrages selon leurs capacités (Père F. Bouchage, Rédemptoriste, Les sœurs de charité de Contamine-sur-Arve , 1683- 1853, in-12, 32 p. Chambéry, 1889, p. 13).

51. Léon Maitre, Assist. dans la Loire-Inf., p. 581. — Lettres patentes de mars 1781 autorisant l’abbé d’Espagnac à établir une maison de charité au village de Coulombs. Deux sœurs chargés : 1° d’apprendre gratuitement à lire, écrire et travailler aux petites filles ; 2° de soigner les pauvres malades et de leur fournir les potions et remèdes nécessaires. A Thugny (Jadart, Charité dans le Rethelois, p. 18), fondation par le seigneur, d’une maison desservie par trois sœurs « pour l’instruction gratuite de la jeunesse et le soin des malades. » Voir dans le même sens : Babeau, L' instruction primaire dans les campagnes avant 1789. ln-8, 86 pages, Troyes, 1875. — Darsy, Les écoles et les collèges du diocèse d'Amiens. ln-8, 204 pages, Amiens, 1881. — Léon Maitre, L'inst. prim. dans les villes et campagnes du Comté Nantais avant 1788 . In-8, 302 pages, Nantes, 1882. — Th. L’huillier, Rech. hist. sur l’enseignement primaire dans la Brie. In-8, 130 pages, Meaux, 1884. — Abbé Démangé, Les écoles d'un village toulois. In-12, 311 pages, Nancy, 1892. — Abbé Laveille, L'inst . primaire dans l'ancien diocèse d'Avranches , in-8, 68 pages, Évreux, 1891. — Cauvin, Not. hist. sur les établissements de charité et de bienfaisance du Mans , Annuaire de la Sarthe pour 1826.

la Providence ; les filles delà Croix ; les sœurs de Saint-Charles d’Angers ; les sœurs de Sainte-Anne de Semur, se partagent, à la ville et à la campagne, « l’éducation des enfants, et le soulagement des pauvres 52. »

« Les dames régentes fondées par Mgr Vialard, Evêque de Châlons, écrit l’abbé Puiseux, à côté du but principal de leur institut, former des maîtresses et des écoles à la campagne, en ont encore un autre, la visite des malades. Quand la sœur a fait les six heures de classe prescrites par le règlement, elle n’est point libre pour cela ; la visite des pauvres succède à l’instruction des pauvres, et les fondateurs d’écoles, évêques et seigneurs ou bourgeois, n’ont garde d’omettre parmi les charges de la maîtresse, celle cf employer le reste de son temps à donner aux pauvres malades tous les secours quelle peut leur donner 53. »

Paroisse de Placé (Maine). Testament de Ambroise Dodart, curé, 1717. « Item lègue encore. . .aux sœurs d’école de laparoisse... à la charge par elles d’assister les pauvres malades et orphelins, leur faire des visites, leur donner des vivres et remèdes nécessaires dans leurs maladies les vêtir de toille et les gouverner à leur possible 54 . »

« René Audebert prêtre vicaire de Souday (Vendôinois) par acte du 29 juin 1723, donne sa métairie du Pavillon pouvant valoir, charges déduites, environ 100 livres de rente, à condition que deux sœurs de charité de Montoire viennent s’établir à Souday, sous l’invocation de sainte Anne, pour apprendre à toutes les filles des paroisses de Souday et Glatigny à lire, écrire, calculer et les principes de la religion catholique... et encore pour visiter , panser et traiter les pauvres malades des dittes paroissesy et leur donner dans leurs maladies tous secours et consolations spirituelles et corporelles 55... »

En Normandie à mesure qu’on avance dans la xvme siècle, le

52. Abbé Ch. Urseau, L'Inst . prim. avant 17 89, dans les paroisses du diocèse actuel d'Angers. In-18, Angers, 1890, p. 193.

53. Uinst. prim. dans le diocèse ancien de Châlons-sur-Marne , avant 1789 , In-8, 78 pages, Châlons, 1881, p. 59-60.

54. Abbé Angot, L'Instruction populaire dans le dèp. de la Mayenne avant 1790. In-8, 1890, p. 210.

55. Abbé Ch. Métais, Les petites écoles à Vendôme et dans le Vendômois. In-8 104 p. Orléans, Vendôme, 1886, p. 57.

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nombre des écoles de campagne fondées par des sœurs d’Ernemont ne fait que s’accroître. Le coût de ces fondations est des plus modiques : 250 livres, au maximum, pour l’entretien d’une « religieuse dévouée qui non seulement apprend à lire, à écrire, à compter aux petites filles et suppléer le curé ou le vicaire pour l’enseignement du catéchisme, mais encore est la garde-malade de tous les pauvres de la paroisse , chargée naturellement par l’Etat de la distribution des remèdes du Roi lors des terribles épidémies qui affligent les campagnes56. »

Tous ces dévouements méconnus une première fois lors de la Révolution le sont de nouveau, à l’heure actuelle, sous l’impulsion de nosjacobins modernes, au grand dommage des indigents, en raison aussi, il faut le dire, de la faiblesse des catholiques.

56. De Robillard de Beaurepaire, Rech. sur l'instruction publique dans le diocèse de Rouen avant 1789, 3 vol. in-8, 1872, t. II, chap. ni, p. 260-261. Excellent ouvrage devenu rare.

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