‹ Histoire de la charité (volume 3)Chapitre 16 sur 149 · Op. cit., t. I, part. I, cap. iv, art. I, § 37, p · texte numérisé non relu

Op. cit., t. I, part. I, cap. iv, art. I, § 37, p

6. Institution des sourds et muets, par la voie des signes méthodiques. Ouvrage qui contient le projet d’une languë universelle, par l’entremise des signes naturels assujettis à une méthode. (Deux parties, in-12, 228-132 p. Paris, Nyon, 1776, 2e partie, p. 15).

7. Kilian. Hist. de l'enseignement des sourds-muets en Allemagne . Conférences,

LES SOURDS-MUETS

Bonet conseille de commencer l’instruction des enfants atteints de surdité dès l’âge de 6 à 8 ans 8.

Il n’y a point lieu de s’étonner des tâtonnements et de la variété des moyens employés pour atteindre un résultat sérieux. Diverses méthodes sont mises en usage.

En premier lieu apparaît le langage des signes ; rapide, facile, mais « ayant le grave inconvénient de trop matérialiser tout ce que l’enfant peut concevoir 9 ». « C’est, écrit Gérando, un simple jeu employé par nos écoliers pour s’entretenir en silence et à distance. » « On donne, continue ce savant auteur (t. I, chap. xii, p. 259), le nom de Dactylologie à l’alphabet manuel, qui a pour objet d’imiter plus ou moins fidèlement, par diverses positions de la main et des doigts, les différens caractères de l’écriture 10. »

L’abbé de l’Epée utilise les signes mimiques , perfectionnés ensuite par l’abbé Sicard. « Il semble au premier de ces éducateurs qu’une méthode de signes combinés doit être la voie la plus commode et la plus sûre, parce qu’elle peut également s’appliquer aux choses absentes ou présentes, dépendantes ou indépendantes des sens ( op . cit ., 1776, lre partie, p. 10) ü.

in-8, 28 p. Paris, 1885, p. 6. Ajoutons qu’en réalité l’éducation des sourds-muets est aussi une œuvre de science et d’expérience. Sans les connaissances nécessaires le dévouement demeure impuissant.

8. Traduction citée , p. 59. « N’oublions pas, écrit A. Franck, le rôle que joue dans l’instruction de la jeunesse et particulièrement dans celle des sourd-muets, l’influence personnelle des maîtres. Nous savons que le meilleur système peut rester stérile entre des mains inhabiles ou nonchalantes, et qu’au contraire, il n’y en a pas de si vicieux qu’à force de zèle et de patience ou ne parvienne à corriger dans la pratique. » Cité par Martin Etcheverry, Les sourds-muets en France et en Allemagne, in-8, 118 p. Paris, 1876, p. 108.

9. Hamon du Fougeray et Couëtoux, Manuel pratique , op- cit., p. 19.

10. Il y a l alphabet des signes faits par les deux mains et l’alphabet d’une seule main. « On peut détinir la dactylologie de Péreyre une écriture volante faite en l’air avec les doigts et destinée à remplacer la parole. » (Abbé Gaussens, Étude sur les principaux instituteurs des sourds-muets et leurs méthodes , in-8, 111 p. Bordeaux, 1877, p. 79).

Saboureux de Fontenai, élève de Pereire, « déclare la dactylologie aussi commode, aussi prompte, aussi rapide que la prononciation même, et aussi expressive que l’écriture bien faite. Elle contient les signes des chiffres, des unités, des dizaines et des centaines. . . » (Ernest La Rochelle, Jacob Rodrigues Pereire , in-8, 576 p. Paris, 1882, chap. v, p. 98.

11. « Quand le travail de développement des gestes naturels du sourd-muet sortit des conceptions de l’abbé de l’Épée, plusieurs des signes furent reconnus défectueux : les uns n’étaient pas suffisamment déterminés, les autres étaient arbitraires. Ils furent modifiés, et bientôt on fut en possession d’un langage élégant,

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