‹ Histoire de la charité (volume 3)Chapitre 25 sur 149 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

1° Les indemnités accordées suivant la distance aux femmes qui viennent chercher les pupilles à l’hospice.

2° L’organisation des moyens de transport, laissant si fort à désirer, surtout avant l’arrêt du Conseil de 1779 ~2. A Rouen les Administrateurs pensent que les enfants mis dans des paniers placés sur le dos d’un cheval doivent moins souffrir qu’exposés aux cahots d’une méchante carriole (Rouen, 1789, Arch. Nat., Fis, 232).

On accorde souvent des gratifications pour encourager les nourrices ; à Grenoble :

Trois livres en prenant Tentant ;

Trois livres à 12 mois ;

Trois livres à 18 mois révolus.

u Sous condition expresse que l’enfant est toujours allaité et tenu convenablement » (Prudhomme, Inv. Arch. Hop. de Grenoble, in-4, E. 23, 1774, p. 101-102).

« A Rennes les nourrices doivent remettre à l’Econome, tous les trois mois, un certificat de M. leur Recteur ou Curé, et si le certificat est avantageux, elles reçoivent une gratification de 30 sols en sus des quatre livres par mois pour la première année. Deux livres aussi par quartiers de la seconde année, et trois livres pour chaque quartier des troisième et quatrième années (: Règlement , in-12, 11 p., 1781, p. 3).

L’hôpital de Rouen augmente ses gratifications et récompenses; en 1789 elles peuvent atteindre 48 livres de la naissance à deux ans (Arch. Nat., F15, 232).

Il se présente assez fréquemment des personnes charitables demandant à prendre des enfants à leur charge, gratis , pour Tamour de Dieu. On leur fait prêter serment « de les bien

22. « Ces barbares conducteurs font un amas d’enfans exposés, les quêtent sur les différens liefs, s’en rendent adjudicataires au rabais ; le départ des premiers qu’ils trouvent est différé jusqu’à ce que le nombre soit complet pour former les charges, alors ils les voiturent entassés les uns sur les autres de notre ville d’Angers dans celle de Paris ; Eh ! quel est leur principal salaire ? La mort trop certaine de ces enfans qui peuvent à peine commencer de vivre ; plus il en meurt plus ils profitent... » ( Ordonnance provisoire et par forme de police rendue en la sénéchaussée d'Angers sur le réquisitoire du Procureur du Roi , le janvier ■ 1765 , pour la conservation des Enfans-trouvés, in-4, 10 p., p. 2).

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