‹ Histoire de la charité (volume 3)Chapitre 39 sur 149 · Necker, Compte rendu au Boi, œuvres. In-4, 1785, p · texte numérisé non relu

Necker, Compte rendu au Boi, œuvres. In-4, 1785, p

57. Mercier ( Tableau de Paris , t. V, chap. xm, p. 35), écrit à propos de la démolition du Petit Châtelet : « vieil édifice qui avoit quelque chose de hideux,, construction monstrueuse, gothique et lourde... ».

58. Doublet, Conclusions d'un rapport sur l'état actuel des Prisons de Parisy 30 août 1791, p. 4. Le même auteur écrit, p. 16 : « Les vœux que la société de médecine fait aujourd’hui, elle les a depuis longtemps manifestés de la manière la moins équivoque. C’est sur un rapport de cette compagnie que le gouvernement ordonna,.

PRISONS ET PRISONNIERS

La situation, sous ce rapport, est également déplorable. Les lits sont généralement inconnus à moins qu’il ne s’agisse de chambres payantes 59 ; les Seigneurs, les Communautés, le domaine du Roi ne doivent fournir aux détenus que de la paille.

A Hagueneau, « le geôlier a pour gages un écu par semaine. On lui donne de plus un sol pour la paille de chaque prisonnier 60 . »

A Bicêtre dans les salles communes les renfermés couchent sur la paille, sans draps, avec de vieilles couvertures provenant des dortoirs des pauvres, lorsqu'elles paraissent ne pouvoir plus être utilisées pour ceux-ci (Bru, op. cit.).

En Bretagne, les prisons royales sont habituellement délabrées, malpropres. A Quimper il règne tant d’humidité dans la maison affectée aux prisonniers « que la paille qu’on leur donne pourrit en très peu de temps ; de sorte qu’ils sont presque toujours couchés sur le fumier 01 . »

Avec la paille, du pain et de l’eau ; le pain du Roi f)2. Rien au delà ; le reste est subordonné au bon vouloir des âmes généreuses. Les créanciers payent naturellement le pain alloué à ceux qu’ils font enfermer 63 .

il y a dix ans, la destruction des affreuses prisons du Fort-l'Evêque et du petit Châtelet. »

Pour ce qui regarde la construction de la Maison de Force, consulter Tuetey, Rép. gén., des sources manuscrites de l'histoire de Paris pendant la Révolution , t. VI, Paris, 1902. Introduction, p. lxxiii.

59. « En général il n’y a point de lit dans les prisons ; de la paille étendue sur la terre, et quelle paille ! » (Darcy, Prisonsen Picardie, Mèm. société des antiquaires de Picardie, 3e série, t. VI, 1880, p. 366). « On fournit aux prisonniers accusez de crimes, du pain, de l’eau et de la paille, aux dépens du Domaine du Roi, ou des Seigneurs Haut-Justiciers. » (Domat, Les Lois civiles, 1745, t. II, p. 242).

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