‹ Histoire de la charité (volume 3)Chapitre 40 sur 149 · Doublet, Rapp. d'inspection, 1889. Arch. Nat., F · texte numérisé non relu

Doublet, Rapp. d'inspection, 1889. Arch. Nat., F

61. Jean Lorédan, La grande misère et les voleurs au XVIIIe siècle. Marion du Faouët et ses associés, 1740-1770, in-8, Paris, 1910, chap. xvii, p. 215 et passim.

En Lorraine cette paille est changée tous les quinze jours (1699). Munier Jolaim, L'ancien l'égime dans une bourgeoisie Lorraine. In-8, xxiv, 416 p. Paris, 1885. chap. xiv, p. 261.

62. Denisart, op. cit., t. III, p. 7. Lacaze, op. cit., 1909, p. 13. Ch. de Beaure-

aire, Prisons de Rouen, op. cit. A Quimper la fourniture du pain est remplacée

par 3 sols par jour ; l’eau reste fournie à peu près à discrétion (Jean Lorédan, op . cit., chap. xvii, p. 217).

63. Si l’avance n’est pas faite on met l’individu en liberté. Voir aussi, art. 26 du titre XIII de l’ordonnance de 1670. Denisart, op. cit., III, p. 187.

138 HISTOIRE DE LA CHARITÉ. — LIVRE II. CHAPITRE Ier

Le geôlier d'Hagueneau reçoit cinq sols par individu, pour leur fournir une livre et demie de pain g; ; c’est la ration usitée presque partout.

En Lorraine le concierge est tenu de fournir « de l’eau de fontoine, en suffisance, claire et fraîche, en telle quantité que les prisonniers n’en manquent jamais (1702) » (Munier-Jolain, op. cit ., p. 253).

Ce pain s’adjuge souvent au rabais à des boulangers, aussi estil de mauvaise qualité G5. Il n’est pas rare de voir les guichetiers spéculer sur cette maigre pitance GG ou répartir à leur fantaisie le pain du Roi et même le pain de la Charité®7.

Le règlement du 1er septembre 1717 cherche a réagir contre ces abus, il enjoint (Art. XXVIII) aux Substituts du Procureur général et aux Procureurs des Seigneurs Hauts-Justiciers : d’avoir attention à ce que le pain soit fourni de bonne qualité et du poids d’une livre et demie au moins par jour; de visiter les prisons, au minimum une fois par semaine et d’interroger les prisonniers, sans que les greffiers, geôliers etguichetiers, soient présents, afin de savoir si les arrêts de la Cour sont exécutés68.

Parfois c’est l’Administration elle -même qui spécule sur la faim des détenus G9.

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