CHAPITRE II
§ 1er. — Les Galères.
Prisonniers employés à des travaux publics dans les villes.
En Suisse, en Allemagne, en nombre d’autres pays on emploie les mendiants renfermés, au nettoiement des rues, à divers travaux de force. Il est question de cette organisation au Livre III de la première partie du tome IV de cette histoire, nous n’avons pas à y revenir. Howard entre d’ailleurs dans les détails les plus circonstanciés à ce sujet.
Les mendiants et les pauvres ne sont point seuls à être utilisés de cette manière, on occupe aussi parfois des condamnés, à des ouvrages de terrassement, de fortifications. Ce sont des sortes de bagnes terrestres l. Ces détenus appelés improprement esclaves de galère , « se trouvent occupés à faire les grands chemins, à travailler aux carrières et à d’autres travaux publics pour un nombre d’années, plus ou moins considérable, selon la gravité de leurs crimes. Ils sont alors habillés et nourris aux frais des gouvernements 2. »
Ces malheureux conservent à Brunswick leurs fers pesants, fixés autour du corps et des épaules, ce qui ne les empêche
1. Nous ne parlons pas ici des maisons pénitentiaires où le travail est organisé à l’intérieur. Ce travail laisse en général à désirer et dans beaucoup de prisons règne une oisiveté qui achève de démoraliser ceux qui y sont renfermés.