‹ Histoire de la charité (volume 3)Chapitre 45 sur 149 · Howard, Les Prisons, op. cit., t. I, section VI, p · texte numérisé non relu

Howard, Les Prisons, op. cit., t. I, section VI, p

nullement de traîner ou de pousser la brouette à bras (Howard, I, p. 151) 3. La durée du labeur au dehors est fixée à huit heures parles règlements de Breslau (1, p. 164).

Les détenus de Trieste, travaillent sur les routes. Quelquesuns nettojent le port au moyen d’une barque nommée gabarre. Un repos leur est accordé au milieu du jour et, constate Howard, « cette occupation modérée entretient la force et la santé. Ces individus portent une chaîne légère et sont nourris convenablement4. »

La ville d’Hanau (Principauté du même nom) renferme aussi des galères de cette espèce. Ces individus coupables de crimes capitaux « portent une souguenille blanche avec des manches noires ; leur chaîne va de la ceinture aux deux jambes ; on leur réserve les labeurs les plus pénibles » (Howard, I, p. 195-196).

Travaux publics également à Milan, Berne, Fribourg, etc. (Howard, I, 2'>7-308 et 309).

Les nations maritimes utilisent de bonne heure les prisonniers de guerre faits sur les Turcs, et les condamnés de droit communs, pour la manœuvre de bâtiments plats à voiles et à rames, dénommés communément galères.

Les Galères et les Galériens en Italie et en Espagne. Les pontons anglais.

Ces bâtiments légers jouent un rôle important dans les luttes sur mer. A Lépante on les voit contribuer à la victoire. Il faut

3. Harbourg. « Il y avait, en 1781, treize esclaves qui travailloient aux fortifications de cette ville. Ils avoient les fers à une jambe, et la chaîne étoit supportée par une ceinture. Ils recevoient en argent leur portion de pain, et trois sous encore par jour. Des soldats veillent sur eux, et sont autorisés à faire feu sur ceux qui tenteroient de s’échapper... » (Howard, op. cit ., I, p. 153).

4. « Pour leur nourriture, ils reçoivent chacun deux livres et demie de pain, et environ trois sous, dont ils achètent ce qui leur plaît davantage. Leur pain est mollet et bon ; ils sont traités avec humanité, quoique soumis à un ordre sévère ; ils sont bien habillés, ont deux chemises, deux paires de bas chacun, et le reste à proportion. Ils ont de bons lits, de bonnes couvertures, habitent de grandes chambres où l’air se renouvelle par des fenêtres opposées » (Howard, I, section VII, p. 182-184).

des rameurs nombreux Faisant voler ces navires sur les eaux ; on groupe également dans les arsenaux divers ouvrages pénibles auxquels sont astreint les infortunés galériens.

Les esclaves vénitiens se trouvent chargés d’une chaîne pesant vingt-sept livres. Leur situation est si affreuse que le désespoir les pousse parfois à chercher la mort dans les flots (Howard, op. cit . , I, p. 263).

A Livourne on ne place sur ces embarcations que les condamnés à la suite de crimes atroces. D’autres prisonniers restent à terre, ils portent un anneau autour d’une jambe ; lorsqu’ils sortent et se rendent aux chantiers on met une chaîne à cet anneau, ce qui permet de les réunir deux à deux en vue d’éviter les évasions. Cet état peut êlre imposé pendant dix ans, vingt ans et même plus, selon l’importance de la faute commise (Howard, op. cit., I, p. 269-271).

Les galères napolitaines, lors de la visite d’Howard, sont au nombre de quatre, et renferment onze cent trente esclaves, qui paraissent robustes et vivent, dit notre auteur, enchaînés deux à deux (1, p. 289). Leur pain est grossier « mais mollet ». Une petite allocation en argent peut leur être faite. Tout évadé voit doubler la durée de sa peine.

Chaque galère a son chapelain ; on y célèbre le service divin tous les dimanches et jours de fête.

A Gênes, les galériens vieux ou infirmes sont occupés dans le port ; la ration des condamnés consiste en trois livres et demie de pain pour trois jours ; durant les expéditions sur mer on distribue aux rameurs du vin, de la viande, du riz, etc. (Howard, 1, p. 293-293)5.

Civita-Vecchia est le lieu d’attache des galères pontificales ; les galériens durant le temps où ils séjournent à terre s’emploient à divers métiers : tricotage de bas et de bonnets de laine ou de soie, on y rencontre des tailleurs, des cordonniers, etc. « Le gouvernement ecclésiastiques qui, dit le Père Labat5 6, est plus doux

5. « Les esclaves turcs ont dé petites boutiques sur le port, pour vendre du café, des parfums et autres objets, comme aussi pour raser » ( Même ouvrage , I, p. 294).

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