‹ Histoire de la charité (volume 3)Chapitre 56 sur 149 · Archives de la Marne, série G, n · texte numérisé non relu

Archives de la Marne, série G, n

LE RACHAT DES CAPTIFS

des quatre plus grosses cloches lorsqu’elle approcheroit du cloître ; que l’orgue commenceroit à jouer au moment que la procession entreroit dans l’église, qu’elle s’avanceroit jusque dans le chœur où Messieurs seroient chacun dans leur stalle, que les esclaves rachetés resteroient rangés à droite et à gauche au dessous des stalles basses, que Messieurs les Religieux Trinitaires conduisant la procession prendroient place dans les stalles basses aux quatre extrémités du chœur et y resteroient tandis que la musique chanteroit en partie quelques versets des psaumes « super flumina Babylonis », et en plein chant l’antienne de saint Étienne 36, après laquelle l’oraison qui luy est propre seroit ditte par le Religieux officiant. Que l’oraison finie l’orgue commenceroit à jouer jusqu’à ce que la procession fut entièrement sortie du chœur et qu’alors on diroit none et vespres comme à l’ordinaire ; et Messieurs ont ordonné qu’il seroit donné trente-six livres d’aumosne ausdits captifs, qui seront pris sur la recette de l’aumône et alloués à M. Blondeau receveur... »

Les captifs rachetés sont parfois présentés aux Souverains et parcourent souvent plusieurs Provinces au milieu du concours des populations 37 .

Au xvme siècle, comme les ressources diminuent, les deux Ordres font des rédemptions de concert (Voir notamment les Rédemptions de 1754, 1758, 1765, 1785).

Durant ces processions on fait des quêtes 38 ; il y a de nom-

Page 1