‹ Histoire de la charité (volume 3)Chapitre 6 sur 149 · Léon Lallemand, La charité à Rome , op. cil., p · texte numérisé non relu

Léon Lallemand, La charité à Rome , op. cil., p

28. Dr Billod. Les aliénés en Italie. Manicomio de Fregionaia (Lucques), p. 269. « Il y a à Gand, dit Howard ( Prisons , op. cit., tome Ier, p. 332), un hospice charitable de religieuses qui n’est pas uniquement habité par elles , il l’est encore, ou peut l’être, par douze hommes qui ont perdu le sens, et par des femmes âgées et malades. Les insensés y reçoivent, lorsqu’il est nécessaire, l’assistance de leur propre sexe; et l’humanité attentive que ces pieuses religieuses ont pour eux, comme pour les femmes âgées, attendrit, édifie, tous ceux qui en sont les témoins. »

En Ecosse, un des premiers médecins qui s’occupent d’améliorer le sort des Lunaiics est Ducan, d’Edimbourg (1792) 29 .

Les fondateurs de la Maison de Manchester se flattent de parvenir à soulager, sinon à guérir entièrement, ces infortunés, en leur procurant tout ce qui est nécessaire, sous la direction d’habiles praticiens 30.

A Saint-Luc (Londres) il n’existe pas d’infirmeries, les déments, atteints de maladies accidentelles, sont soignés dans leurs loges ou transférés ailleurs31.

Les règlements généraux de l’hôpital de Bethlem, prescrivent de prendre un soin particulier des fous tombés malades ; ils doivent être portés à l’infirmerie de la maison et confiés aux officiers de santé ( Etah . d'hum ., n° 14 (xiv), op. cit ., p. 78).

L’abbé Robin, dans son opuscule de 1787, écrit p. 10, que « deux sur trois des internés se voient rétablis en leur bon sens » ; cette proportion paraît énorme, invraisemblable 32.

Les locos et locas reçoivent à Saragosse tous les soins désirables et les remèdes que prescrivent les hommes de l’art, en tenant compte de la nature de leur affection 33.

A Aix (Provence) on renvoie les insensés « lorsque l’on juge qu’ils sont revenus de leurs infirmitez, ou qu’ils ont des intervales considérables (de lucidité) ; le tout pourtant avec prudence, précaution, et après une preuve exacte » ( Règlement de 1695 , art. XIX). Les secours de la médecine sont employés pour ame-

29. Dr A. Marin, L' Assistance des aliénés en Écosse , in-8, 163 p. Paris, 1892, chap. IV, p. 51 .

30. Hôpital nouvellement fondé, dit J. Aikin, Réflexions sur les hôpitaux. Étab. d’humanité, n° 12 (XIV), p. 69. Il existe une autre traduction de cet ouvrage par Verlac, in-12, 135 p. Londres et Paris, 1788. La partie concernant les aliénés y occupe les pages 84 h 92.

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